23.11.2009

Corruption, écologie, droits de l'homme : Total sur la sellette

La relaxe générale des prévenus dans le procès de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, jeudi 19 novembre, ne va pas améliorer l'image de Total dans l'opinion. En 2009, le groupe pétrolier restait bon dernier dans le classement des 30 grandes entreprises françaises réalisé chaque année par Ipsos (baromètre Ipsos- Posternak-Margerit). Il a toujours contesté sa responsabilité dans les différentes affaires où il est impliqué : marée noire de l'Erika, catastrophe d'AZF, accusations de soutien indirect à la junte birmane, soupçons de corruption dans la passation de marchés au Moyen-Orient...

Dans l'affaire de l'Erika, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, n'a jamais reconnu la responsabilité de son groupe établie en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Paris. Il a fait appel et ses avocats estiment que la justice doit revenir sur le "nouveau droit maritime", établi par le jugement en première instance, qui inclut l'affréteur du navire dans la liste des responsables en cas de pollution. En privé, les dirigeants de Total ont toujours affirmé ne pas s'expliquer l'explosion de l'usine AZF.

BUSINESS ET GÉOPOLITIQUE

Un autre type d'affaires colle à la quatrième "major" pétrolière mondiale : la corruption. M. de Margerie a été mis en examen, fin 2006, pour le versement présumé de commissions occultes qui auraient permis de contourner l'embargo sur les exportations d'or noir irakien et le programme des Nations unies "Pétrole contre nourriture" à la fin des années 1990. "Un dossier sans fondement", avait répliqué son avocat.

En mars 2007, le patron de Total était de nouveau mis en examen, cette fois pour ses activités en Iran dans les années 1990. Ancien patron de la zone Moyen-Orient, M. de Margerie aurait accepté de verser des pots-de-vin - notamment à la famille du président Hachemi Rafsandjani - pour pouvoir conclure des contrats gaziers avec la compagnie nationale des hydrocarbures (NIOC). Il s'en est défendu en expliquant que les sommes étaient en fait destinées à des actions de lobbying licites en direction d'intermédiaires, non à la corruption de décideurs. En succédant à Thierry Desmarest en février 2008, M.de Margerie avait aussi hérité des suites d'une enquête préliminaire, ouverte sur des faits de "corruption d'agents publics étrangers" au Cameroun.

Première entreprise française par la capitalisation (99 milliards d'euros), le chiffre d'affaires (180 milliards) et les profits (13,9 milliards en 2008), elle est plus que d'autres exposée aux critiques de l'opinion. En opérant dans 130 pays et dans un secteur exploration-production où "business" et géopolitique sont souvent intriqués (Iran, Irak, Russie, Venezuela, Bolivie, Nigeria...), elle essuie également le feu nourri des associations de défenses de l'environnement - voire des droits de l'homme, comme en Birmanie.

"J'en ai assez de voir Total diabolisé", s'emporte régulièrement M. de Margerie, estimant que sa multinationale est un atout pour la France. Attaqué par la gauche et des organisations non gouvernementales, il a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et du premier ministre, François Fillon. Total s'est doté d'une direction spécialisée dans la veille économique, géopolitique et juridique. Ses correspondants à l'étranger sont chargés d'évaluer les risques et d'alerter les dirigeants

(Source : Le Monde.fr - par Jean-Michel Bezat)

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28.10.2009

Un mois d’actions contre Total et les sables bitumineux

Depuis un mois, Greenpeace dénonce le pétrole le plus sale au monde : celui issu des sables bitumineux. En quelques semaines, nous avons multiplié les actions en France et au Canada pour mobiliser contre ce crime environnemental. Total est au premier rang des coupables. A moins de deux mois du sommet international sur le climat à Copenhague, nous ne pouvons pas laisser cette catastrophe écologique se perpétuer.

(Source : Greenpeace.fr


Sables bitumineux : Total invente la destruction durable
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11:25 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : total, environnement, pétrole, écologie | |

19.10.2009

TOTAL investit dans la destruction durable

(Source : Greenpeace.fr
«Une opération coup de poing contre un criminel climatique et environnemental » annonçait Greenpeace vendredi à la presse dans un communiqué. L'ONG n'a divulgué que samedi matin le lieu de la manifestation : une station service du nord de la ville à l'enseigne de Total. Car ce « criminel climatique », selon Greenpeace, c'est le groupe français Total qui investit « massivement dans de nouvelles ressources pétrolières au Canada et ailleurs : les sables bitumineux ».

Hier matin, les « manifestants » (une dizaine vêtus de combinaisons orange) avaient déployé devant les postes à essence une grande banderole portant l'inscription « Total invente la destruction totale ».

« Total produit du pétrole à partir de bitume très visqueux aggloméré à du schiste et du sable. Les plus vastes réserves se trouvent au Canada, au Venezuela et à Madagascar. Le mode de production de ce pétrole émet cinq fois plus de gaz à effet de serre que le procédé traditionnel. Pour l'extraire, il faut de grosses machines, beaucoup de carburant, de l'eau chaude. Cette exploitation impose aussi que l'on rase des forêts. », explique Marina Maruejouls, porte-parole du groupe.

(Source : La Dépêche.fr)

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