30.06.2010
Inquiétante augmentation des agressions sauvages à domicile
Depuis trois semaines, les agressions à domicile se multiplient en Midi-Pyrénées. Leurs auteurs font souvent preuve d'une grande sauvagerie pour faire main basse sur de l'argent, des bijoux ou des œuvres d'art.
Dans la nuit du 26 au 27 mai, trois hommes encagoulés et lourdement armés s'introduisent en pleine nuit dans une luxueuse maison de Saint-Jean en Haute-Garonne. Seul chez lui en l'absence de ses parents et de ses frères, un adolescent de 17 ans est aussitôt tiré de son sommeil par le gang. Il est sorti sans ménagement de son lit et traîné de pièce en pièce. Les malfaiteurs, visiblement bien renseignés, lui demandent la clé du coffre-fort. Effrayé, le jeune homme s'exécute et les intrus font alors main basse sur une importante somme d'argent, la recette des deux restaurants de la famille. Avant de prendre la fuite, ils ligotent leur victime. Très choqué, l'ado réussi à se libérer et à donner l'alerte. Ces voyous courent toujours.
Le 15 juin au matin, Monique Gonzalez et Maexende, sa fille de 12 ans, sont agressées par deux hommes qui font subitement irruption dans leur maison de Fronton. L'un d'eux est armé d'un fusil à canon court qu'il n'hésite pas à braquer sur elles. Ils exigent de l'argent. Comme Monique dit ne pas en avoir, ils la menacent de lui « casser la mâchoire s'ils en trouvent ». Maexende apeurée, les supplie de ne pas leur faire du mal. Ils la somment de se taire si elle ne veut pas avoir les doigts coupés. Elles sont contraintes de s'allonger sous la table de la salle à manger, puis de se cacher sous une couette pour ne pas voir les visages. Leur calvaire a duré près d'une heure. Les agresseurs sont finalement repartis avec de la hi-fi, la Carte bleue de Monique et sa voiture. Le 16 juin, un retraité toulousain collectionneur d'œuvres d'art est agressé à son domicile par deux individus. Savaient-ils qu'il possédait des toiles de maîtres et des bijoux de valeur ? Toujours est-il qu'ils repartent avec ces trésors non sans l'avoir tout d'abord violemment frappé et solidement attaché. Mercredi dernier, dans la Ville rose encore, un homme de 88 ans, a été attaqué chez lui en pleine nuit. Maintenu dans son lit et finalement ligoté, il a indiqué où se trouvait son argent… quelques centaines d'euros avec lesquels les malfaiteurs sont repartis. Eux aussi courent toujours comme ces quatre voyous qui, dans la nuit de samedi à dimanche, se sont invités dans la maison d'une dame de 94 ans domiciliée à L'Union. Réveillée par le bruit, la vieille dame s'est retrouvée nez à nez avec eux. Pensant la villa vide, les monte-en-l'air ont été surpris et ont aussitôt pris la fuite non sans avoir mis la main sur deux bagues et un collier de valeur.
(Source : La Dépêche.fr)
05:41 Publié dans Thème : SECURITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, vol, sécurité, agression |
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29.06.2010
Le Parlement adopte définitivement le texte contre les violences conjugales
Le Parlement a définitivement adopté, mardi, après un ultime vote, unanime, de l'Assemblée nationale, une proposition de loi PS-UMP destinée à renforcer la lutte contre les violences conjugales.
Parmi les mesures les plus innovantes du texte, figurent une "ordonnance de protection" pour les victimes, la création d'un délit de "violence psychologique" et l'expérimentation pour trois ans du bracelet électronique destiné à maintenir à distance le conjoint violent.
Les députés n'ont pas apporté, mardi, en deuxième lecture, de modification au texte voté la semaine dernière par le Sénat afin de ne pas retarder l'adoption définitive du texte. Les femmes étaient, fait rare, majoritaires dans l'hémicycle alors que l'Assemblée ne compte que 18% de députées.
"La litanie morbide des femmes tuées sous les coups de leur compagnon est insupportable et nous ne pouvons supporter de voir le texte retardé", a lancé Danielle Bousquet (PS), co-auteure du texte. Elle a cependant regretté des dispositions "restrictives" apportées par les sénateurs.
Les sénateurs, pour tenir compte des violences conjugales exercées aussi parfois à l'encontre des hommes, ont changé l'intitulé du texte: "proposition de loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants".
Mme Bousquet a critiqué ce changement en soulignant qu'"ainsi, on ne respecte pas notre volonté de vouloir pénaliser une violence de genre". "Dans les couples, a-t-elle dit, ce sont 9 fois sur 10 les femmes qui sont victimes".
"Ce n'est qu'un début, continuons le combat", a pour sa part lancé l'autre auteur du texte, l'UMP Guy Geoffroy, en souriant à l'adresse de ses collègues de gauche.
(Source : La Dépêche.fr)
19:38 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, violence |
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03.06.2010
Finis les tabous sur les violences faites aux femmes en milieu rural
Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles tient des permanences à Tournay et Lannemezan pour accueillir les femmes victimes de violence.
Parce que les violences faites aux femmes ne se vivent pas seulement dans les villes mais aussi en zone rurale, le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles a travaillé, en 2009, en partenariat avec la Délégation départementale aux droits des femmes et à l'égalité de la préfecture, à la mise en place d'un référent social violence en zone rurale. « Ce projet est opérationnel depuis 2010. Il se traduit par des permanences assurées par l'accompagnatrice en charge des hébergements, le mardi matin, de 9 heures à 12 heures, à la mairie de Tournay, et de 14 heures à 16 h 30, à la mairie de Lannemezan. L'objectif est d'accompagner ces femmes victimes de violences conjugales en milieu rural », explique Marie-Josée Assié, directrice du CIDFF.
La question des violences faites aux femmes est malheureusement toujours d'actualité. Ainsi, pour l'année 2009, le CIDFF a enregistré plus de 2.800 contacts. « Nous avons une spécificité : des hébergements temporaires. Sur l'année, 30 femmes ont été accueillies et hébergées. Et nous avons eu autant de femmes au niveau du service juridique », poursuit-t-elle.
Le CIDFF organise des actions de sensibilisation et d'information sur la prévention des violences, auprès des jeunes, dans des collèges du département, avec l'Abavem et une assistance sociale intervient dans des sessions de formation à destination des professionnels sur cette problématique. « La violence faite aux femmes ayant été placée grande cause nationale en 2010, le CIDFF fait partie d'un réseau qui lutte contre ce fléau », dit-elle.
Le CIDFF, c'est aussi un service juridique d'accès aux droits d'information. « Ce service reçoit tous les publics. En 2009, 1.570 personnes l'ont sollicité », souligne-t-elle. Un secteur professionnel accueille les femmes en recherche d'emploi, avec accompagnement individuel. Le service santé, vie relationnelle, met en place des groupes de discussions et d'échange sur les thèmes de la conjugalité et de la sexualité. « Ouverts aux femmes, 20 groupes ont été organisés qui ont rassemblé 144 personnes en tout, sauf le groupe stress et harcèlement au travail qui accueille aussi des hommes », précise Marie-Josée Assié. Enfin, le CIDFF développe un service de médiation familiale et judiciaire en partenariat avec le tribunal de Tarbes.
Quant à la fréquentation du centre, elle est constante d'année en année. « En 2009, nous avons reçu 2.295 personnes réparties suivant les différents secteurs », conclut la directrice.
Un site internet
Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles des Hautes-Pyrénées fait partie des CIDFF de la région Midi-Pyrénées. À ce titre, il est recensé sur un site internet que vient de créer l'Union régionale des CIDFF, au même titre que tous ceux des départements de la région Midi-Pyrénées.
Ce site permet au public de découvrir ou mieux connaître ce réseau, de trouver toutes les informations sur les actions, missions et services proposés, sur les actualités ; d'accéder à l'information sur les droits et dispositifs existants : vie familiale, emploi, formation, violences, discriminations, logement, parentalité. Il comporte également la liste des points d'accueil dans chaque département, et les coordonnées.
Site internet de l'UR-CIDFF : http://www.infofemmes-mp.org
Le chiffre : 6
6 personnes>C'est le nombre de salariées qui travaillent dans le cadre du CIDFF des Hautes-Pyrénées. Renseignements au 05.62.93.27.70.
« Les violences conjugales sont toujours là avec les mêmes difficultés : peur de partir et manque d'autonomie financière qui rend les choses compliquées » Marie-Josée Assié.
(Source : La Dépêche.fr)
13:09 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits des femmes, victime, violence, famille, femme, égalité |
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27.11.2009
VIOLENCE - « Quinze ans qu'il me violente, et ça continue »
Femmes battues - Témoignage d'une victime qui, 8 ans après son divorce, reste « la cible » de son ex.
À 42 ans, cette enseignante gersoise qualifie de « monstrueux » son ancien mari. À l'occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, elle a accepté de témoigner.
« Il a commencé à me battre quand j'ai été enceinte. J'étais alors plus fragile, plus vulnérable, sa vraie nature s'est révélée. » Des coups avec deux séjours à l'hôpital, des brimades, des insultes, elle a tout enduré pendant sept ans, période durant laquelle est même né un deuxième enfant : « Oui, je sais, ça étonne. Moi, j'explique cela par le fait que j'étais littéralement prisonnière de la peur que m'inspirait mon bourreau. » Dont elle a divorcé il y a huit ans. « Je me suis décidée à fuir cet enfer quand ma situation professionnelle, qui allait en s'améliorant, m'a permis de m'assumer ainsi que mes enfants. » Le divorce lui apporterait-il la paix à laquelle elle aspirait ? Il lui a fallu déchanter. Huit ans qu'elle « déchante » parce qu'aux violences physiques a succédé « toute une panoplie » de violences psychologiques.
« il a la volonté de me faire craquer »
Insultes, harcèlement, pension alimentaire irrégulière, droit de garde des enfants « qu'il » organise comme bon lui semble : « Il a la volonté de me faire craquer. Il me le dit, me le répète... Les merdes comme toi, je les écrase ! ». De son « enfer » d'épouse, elle se souvient, entre autres, de l'épisode suivant : « Après un séjour à l'hôpital suite à des coups, toute tremblante, en sa présence, j'ai été changer ma déposition. Pour dire que je m'étais trompée, qu'il ne m'avait pas battue. Le même service a ainsi reçu mon accusation puis ma rétractation sans que ça étonne quiconque. » Prisonnière de la peur qui l'habitait alors et l'habite toujours, cette victime de violences faites aux femmes dit « ne nous jugez pas » à celles et ceux qui prônent « la rupture » dès la première violence subie. « Si c'était si facile... » notre interlocutrice aurait rompu d'emblée. Si c'était facile, huit ans après son divorce, elle ne resterait pas « la cible » de celui qui encore lui pourrit la vie. « Je tiens pour les enfants et par des médicaments. »
Son souhait aujourd'hui ? « Je suis sortie de la violence physique mais il faudrait qu'un tiers, une autorité, agisse auprès de mon persécuteur pour que cessent les violences psychologiques contre lesquelles, faute de preuves, de traces, je ne peux pas porter plainte. »
À 42 ans, cette enseignante gersoise qualifie de « monstrueux » son ancien mari. À l'occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, elle a accepté de témoigner.
« Il a commencé à me battre quand j'ai été enceinte. J'étais alors plus fragile, plus vulnérable, sa vraie nature s'est révélée. » Des coups avec deux séjours à l'hôpital, des brimades, des insultes, elle a tout enduré pendant sept ans, période durant laquelle est même né un deuxième enfant : « Oui, je sais, ça étonne. Moi, j'explique cela par le fait que j'étais littéralement prisonnière de la peur que m'inspirait mon bourreau. » Dont elle a divorcé il y a huit ans. « Je me suis décidée à fuir cet enfer quand ma situation professionnelle, qui allait en s'améliorant, m'a permis de m'assumer ainsi que mes enfants. » Le divorce lui apporterait-il la paix à laquelle elle aspirait ? Il lui a fallu déchanter. Huit ans qu'elle « déchante » parce qu'aux violences physiques a succédé « toute une panoplie » de violences psychologiques.
« il a la volonté de me faire craquer »
Insultes, harcèlement, pension alimentaire irrégulière, droit de garde des enfants « qu'il » organise comme bon lui semble : « Il a la volonté de me faire craquer. Il me le dit, me le répète... Les merdes comme toi, je les écrase ! ». De son « enfer » d'épouse, elle se souvient, entre autres, de l'épisode suivant : « Après un séjour à l'hôpital suite à des coups, toute tremblante, en sa présence, j'ai été changer ma déposition. Pour dire que je m'étais trompée, qu'il ne m'avait pas battue. Le même service a ainsi reçu mon accusation puis ma rétractation sans que ça étonne quiconque. » Prisonnière de la peur qui l'habitait alors et l'habite toujours, cette victime de violences faites aux femmes dit « ne nous jugez pas » à celles et ceux qui prônent « la rupture » dès la première violence subie. « Si c'était si facile... » notre interlocutrice aurait rompu d'emblée. Si c'était facile, huit ans après son divorce, elle ne resterait pas « la cible » de celui qui encore lui pourrit la vie. « Je tiens pour les enfants et par des médicaments. »
Son souhait aujourd'hui ? « Je suis sortie de la violence physique mais il faudrait qu'un tiers, une autorité, agisse auprès de mon persécuteur pour que cessent les violences psychologiques contre lesquelles, faute de preuves, de traces, je ne peux pas porter plainte. »
(Source : La Dépêche.fr)
15:49 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, violence |
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