04.01.2012

Agriculture - 35 % des fermes ont disparu

Dernièrement, les jeunes agriculteurs du Nord Toulousain se sont rassemblés pour leurs assemblées générales respectives à Paulhac, accueillis par Jean-Michel Bersia, président sortant du canton de Montastruc. Les jeunes agriculteurs de Fronton, Villemur et Montastruc ont choisi pour thème cette année la relation entre agriculteurs et néo-ruraux non agriculteurs.

Philippe Lomi, conseiller agricole a effectué un point sur les premiers résultats provisoires du recensement agricole de 2010 sur lesquels les réactions ont été nombreuses. Le nombre d'exploitations a diminué de 35% par rapport au dernier recensement agricole (2000) et le nombre d'exploitants de moins de 40 ans a diminué de 40%. Seuls 5 % des chefs d'exploitations ont moins de 30 ans alors que 40% des exploitants n'ont pas de succession.

Jean-Michel Bersia a fait le lien entre cette diminution du nombre d'agriculteurs en milieu rural avec l'arrivée de nouvelles populations, pas forcément d'origine agricole.

Cohabitation des différentes populations

A ce propos, un jeune agriculteur du Tarn a présenté une initiative de son département : «la charte de bon voisinage». Destinée à favoriser le dialogue entre agriculteurs et néo-ruraux, cette charte est co-élaborée par les Jeunes Agriculteurs et les collectivités locales. Les partenaires s'engagent à l'animer pour qu'elle prenne tout son sens. Les maires la présentent aux nouveaux arrivants, les agriculteurs la présentent aux conseils municipaux et ouvrent les portes de leurs fermes aux nouveaux arrivants désireux d'entrer en contact.

Les élus (trop peu nombreux) qui avaient répondu présent à cette assemblée ont fortement apprécié l'initiative et affirmé qu'ils participeraient volontiers à une telle charte si elle voyait le jour en Haute-Garonne. En effet, les maires sont de plus en plus souvent confrontés à des querelles de voisinage.

Les Jeunes Agriculteurs n'ont pas manqué de montrer leur inquiétude face à un trop grand accueil de population sur les cantons dans les prochaines années. Le SCOT du Nord Toulousain est justement en cours d'enquête publique.

(Source : La Dépêche.fr)

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10.11.2011

Les vins bio de Boujac distingués et médaillés

Depuis trois générations la famille Selle cultive le vignoble de Boujac à Campsas. Aujourd'hui Philippe et Michelle veillent sur 31 hectares de vignes conduits en agriculture raisonnée depuis 15 ans. En conversion agriculture bio en 2008 le millésime 2011 sera le premier en bio. Parmi les différentes cuvées on notera la «Kélina» 100 % négrette vendangée à la main et vinifiée en barriques. La cuvée tradition a obtenu une nomination au guide hachette 2012. La cuvée Eole incontournable et Alexanne a été aussi médaille d'argent au concours de Macon. Des produits issus de l'agriculture bio mais surtout des vins de terroirs, des vins de caractère respectueux de l'environnement et des consommateurs. Deux phrases clefs sont les devises de Michelle et Philippe Selle: « La terre promet de belles choses à ceux qui savent l'écouter»

«Regarder le ciel, écouter la terre, vivre au rythme de la vigne afin d'en récolter le meilleur ».

Deux phrases qui résument notre envie, notre passion, notre quotidien: « Aujourd'hui, nous sommes conscients de l'héritage que nous avons reçu. En dignes héritiers de l'âme du domaine, notre vœu le plus cher est de pouvoir perpétuer son histoire… ».

(Source : La Dépêche.fr)

Retrouvez les cuvées du Château BOUJAC sur AOC-VIN-FRONTON.COM

17.10.2011

Midi-Pyrénées joue la carte du bio

Midi-Pyrénées est la première région agricole de France en termes de nombre d'exploitations. Des petites unités qui jouent de plus en plus la carte du bio et des circuits courts. Ce sont les premiers résultats du recensement agricole 2010…

Le recensement agricole ? C'est une très jolie photographie ! Un instantané qui nous montre la région dans sa richesse et dans sa diversité, avec ses moutons des Causses, ses vaches des estives, ses plaines gorgées de maïs, ses défilés d'oies grasses, ses vallons de vignes ou des fruits abondants.

Les premiers résultats du recensement 2010 viennent de tomber et montrent que les structures de l'agriculture dans la région ont peu évolué. Si nous restons la première région de France du point de vue du nombre des exploitations, celles-ci sont de taille modeste, une moyenne de 48 hectares contre 55 au plan national, avec une kyrielle de toutes petites exploitations.

Avec de grandes portions de territoires de montagne, la région présente des handicaps, et pourtant, elle ne s'en sort pas si mal. Pourquoi ? Sans doute grâce à la qualité.

« Il y a 130 signes de qualité dans la région, souligne Michel Sallenave, le directeur régional de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt de Midi-Pyrénées. Et c'est une carte à jouer pour l'avenir. »

De fait, une exploitation sur quatre est sous signe officiel de qualité : Label rouge, AOC (appellation d'origine contrôlée), AOP (Appellation d'origine protégée) IGP (Indication géographique protégée).

« Et, poursuit Michel Sallenave, nous avons assisté à un véritable boom des productions biologiques. En 2001, elles représentaient un peu plus de 1 %, aujourd'hui, on est à 8,5 ! » ce qui place Midi-Pyrénées en en deuxième position sur le nombre d'exploitations engagées dans le bio après Rhône-Alpes, et en quatrième position pour ce qui concerne les surfaces cultivées, derrière Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Autre phénomène remarquable qui est en train d'émerger : c'est la mise en place d'un certain nombre de circuits courts. Là aussi, en dix ans, une exploitation sur cinq s'y est mise. En 2010. Curieusement, cette proportion est plus élevée avec les moyennes ou grandes exploitations. Selon l'enquête, ce système a aussi l'avantage de créer des emplois. Il concerne surtout les secteurs de la viticulture, de l'horticulture, et du maraîchage.

En somme, la région agricole s'adapte et il faudra qu'elle s'adapte encore avec la disparition progressive de la Politique agricole commune (Pac). Et finalement, ce recensement qui dépeint une agriculture de qualité à taille humaine et qui tient le coup, cela a de quoi nous rassurer.

(Source : La Dépêche.fr)

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14.10.2011

À V'innopôle, on travaille sur une vigne sans herbicide

Demain s'ouvrent au conseil régional de Midi-Pyrénées les Assises du développement durable(www.andd.fr). C'est l'occasion, à travers une série de cinq exemples, de publier divers éclairages sur cet enjeu majeur pour l'avenir.

Nom de code du projet : « 0 herbi viti ». Objectif : éliminer les herbicides du monde de la vigne, en supprimant le désherbage aux pieds des ceps.

« Dans le Sud-Ouest, 80 % des vignes sont enherbées. C'est un plus indéniable, pour éviter l'érosion des sols et réduire l'utilisation excessive des herbicides qui polluent l'eau des nappes phréatiques. Avec ce projet, nous voulons aller encore plus loin. » Éric Cerrano directeur de V'innopôle se veut confiant, même si le chemin est long. « L'objectif est de proposer de ne plus désherber sous les vignes. Nous avons créé des sites pilotes (Gers, Lot et Tarn), des exploitations vitrines, pour que les viticulteurs puissent voir l'intérêt du projet. »

Dans un monde voué à réduire ses nuisances chimiques sur l'environnement, où les consommateurs sont sensibles à des produits sains, l'idée a tout pour plaire.

« Les viticulteurs ont déjà fait d'énormes efforts ces dernières années. Le vin est bien meilleur et bien plus sain qu'il y a trente ans » rajoute le directeur de V'innopôle.

Alors, au centre régional du vin et de la vigne, les ingénieurs essaient, testent, analysent.

« Aujourd'hui, nous travaillons sur des semences qui ne consomment que très peu d'eau. Reste à régler le problème de l'azote, indispensable au bon développement de la vigne » reconnaît Éric Cerrano. Il ajoute : « Les premiers résultats démontrent une légère baisse de la production pour la première vendange. Une baisse vite résorbée l'année suivante. »

Autre entrave au développement du « 0 herbi viti ». Le prix des tondeuses spécifiques pour couper l'herbe sans abîmer les ceps. De 6000 à 8 000 euros. La somme peut rebuter. « C'est un marché porteur. On peut dire sans trop se tromper que les prix vont baisser et les machines s'améliorer » renchérit L'ingénieur Christophe Caviglio. Ce projet, soutenu par l'Agence de l'eau, dont le coût est estimé à 269 000 euros sur trois ans, devrait vite porter ses fruits écologiques.

Le directeur de V'innopôle respire l'optimiste : « Nos expériences sont là pour profiter à tous. Du vignoble haut de gamme au producteur de vin de pays. C'est tout l'intérêt du « 0 herbi viti » qui travaille dans le sens de l'histoire. Car, on peut aisément imaginer que dans les années futures, les herbicides seront totalement interdits. »

 

Le chiffre : 80 % des vignobles du Sud-Ouest.

Ce chiffre correspond à la surface qui est recouverte par l'herbe et qui n'est pas traitée par des herbicides. Le Sud-Ouest est le meilleur élève de l'Hexagone.

(Source : La Dépêche.fr)

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12.10.2011

FRONTON - 2011 sera un bon millésime

Le mois de septembre aura été parfait pour cette vendange 2011. Le soleil a brillé quasiment tous les jours permettant de rentrer les raisins au bon moment et régulièrement.

Les négrettes sont dans les cuves

Les négrettes sont enfin dans les cuves en pleine macération… les vignerons sont soulagés. Il ne manque plus que quelques syrahs et les cabernets sauvignons. Ces deux cépages sont beaucoup moins fragiles que la négrette, les surfaces sont moindres. Les vendanges devraient donc bien se terminer.

Que dit-on de ce millésime 2011? Au domaine le Roc, Frédéric Ribes nous informe: « 2011 sera un millésime avec plus de fruit que 2009, mais avec une matière équivalente. La nature a été plus généreuse que les deux années précédentes, les volumes seront donc cohérents avec une récolte moyenne.» Des volumes raisonnables et une belle qualité.

Pour Pascal Nacinta, œnologue de la cave coopérative, «les objectifs ambitieux de production sur les rosés devraient être atteints. Les négrettes ont été rentrées rapidement. Ce millésime nous réserve de bonnes surprises ! »

Les œnologues prennent la main

Alain Escarguel, œnologue du conseil général de la Haute-Garonne, nous informe que « le régime hydrique du mois de juillet a permis une bonne expression aromatique de la négrette plutôt sur le fruité. Les vins seront plutôt souples et appréciables dans leur jeunesse. De belles cuvées plus ambitieuses seront également au rendez-vous».

Durant quelques mois, les raisins sont en cuve, et les œnologues prennent le pouvoir sur la destinée du vin à venir.

(Source : La dépêche.fr)

Retrouvez les cuvées des viticulteurs et viticultrices du Frontonnais sur le site : AOC-VIN-FRONTON

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25.09.2011

FRONTON - Le défi de Bellevue La Forêt

«Cette belle endormie est en train de se réveiller avec de beaux projets ». C'est sans détour que le nouveau directeur du château Bellevue La Forêt, Xavier Frachon, donne le ton du futur chapitre que s'apprête à écrire cet emblématique nom du Frontonnais. Né en 1974, à l'aube de l'Appellation d'Origine Contrôlée qui remplacera les célèbres côtes du Frontonnais, Bellevue La Forêt est alors propriété de la famille Germain. C'est elle qui donnera au château ses lettres de noblesse ouvrant en même temps l'appellation sur l'extérieur. L'aventure durera jusqu'en 2008, année où Patrick Germain se sépare de ses 112 hectares de terres qu'il vend à Philip Grant.

Nouvelle aventure

Passionné de vins et de rugby, le financier irlandais se lance alors un défi: faire grandir plus encore la renommée de ses vins et développer des marchés. Le défi est de taille mais l'homme a les moyens de ses ambition, affichant une rigueur et un professionnalisme sous un flegme apparent. Et les changements au château, du coup, se font rapidement sentir. Avec le départ récent de Diane Germain, et l'arrivée de Xavier Frachon, une page du château se tourne pour une nouvelle aventure, différente, moins familiale, plus accès sur les profits et les stratégies incisives. Ce que Xavier Frachon résume sans détour comme le «come back» de Bellevue La Forêt.

De gros moyens sont investis. Le chai où plus d'une centaine de fûts sont mis en lumière par des spots doux, peut recevoir les visiteurs pour des dégustations dans une délicieuse ambiance. Le hall d'accueil du public, également salle de dégustation, s'est modernisé. Côté technique, un coup de balai a été donné. De nouvelles cuves thermorégulées assurent désormais la vinification des quelque 26000 hectolitres de rosés. «Et nous prévoyons également, d'ici trois ans, pour le rouge, une grande cuve enterrée qui permettra, par exemple, de réduire le pompage. Tout cela est fait dans le but d'accroître la qualité des nos vins déjà bien cotés. On a des rouges qui supportent la rive gauche de Bordeaux!», assure le directeur général qui évoque en même temps «une nouvelle stratégie à l'export en cours d'élaboration, avec de nouveau pays à conquérir tels que la Malaisie ou Taïwan». Ces pays s'ajouteront à une dizaine d'autres répartis aux quatre coins du globe. «Nous devons globalement repenser le travail de terrain sans oublier de retrouver notre place dans le cœur des Toulousains!» annonce Xavier Frachon. La vendange d'étoiles et de coups de cœurs décernés par le «Guide Hachette des vins 2012» tout juste sorti des presse aidera la nouvelle équipe à relever tous ces défis.

(Source : La Dépêche.fr)

Site internet du Château Bellevue La Forêt

Retrouvez les cuvées du Château Bellevue La Forêt sur AOC-VIN-FRONTON

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23.09.2011

Les apiculteurs ont le bourdon

La fédération française des apiculteurs professionnels manifestait le 14 septembre contre l'autorisation de mise sur le marché du cruiser OSR sur le colza. Un produit qu'ils considèrent comme dévastateur pour les abeilles et qui s'ajoute aux autres pesticides déjà présents dans les campagnes. Tant et si bien qu'ils demandent un « asile écologique » pour leurs abeilles.

Le 14 septembre, une drôle de péniche débarquait quai Saint Bernard à Paris. A son bord, des centaines de ruches -venues essentiellement d’Anjou- et des apiculteurs en colère qui brandissaient des banderoles où l’on pouvait lire : « à bas le Cruiser », « abeilles sacrifiées = hommes en danger », « abeilles mortes au combat de la pollinisation »… Cette transhumance un peu particulière était surtout symbolique pour la Fédération française des apiculteurs professionnels : « à la campagne, nos abeilles sont agressées par les pesticides, nous migrons donc vers la ville pour demander l’asile écologique à nos abeilles, moins sensibles à la pollution urbaine qu’au Gaucho et Cruiser », clamait dans un humour amer le coprésident de la fédération Alain David. A terre, il était acclamé par des dizaines d’apiculteurs de la FFAP qui, enfumoirs à la main, manifestaient aussi contre la récente autorisation de mise sur le marché d'un nouveau pesticide: le Cruiser "OSR" de Syngenta, utilisé pour le traitement des semences de colza.

Une autorisation délivrée en mai dernier par la direction générale de l’alimentation et qui fait suite à la mise sur le marché du Cruiser OSR pour le maïs, toutes deux basées sur un avis de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010 (voir document lié). Le problème vient du fait que ce produit contient du thiaméthoxam, un insecticide systémique extrêmement puissant « aux effets toxiques avérés pour l’abeille », selon l’Union nationale des apiculteurs français (UNAF). Utilisé sur le colza, celui-ci aura un effet « désastreux » car cette plante, qui restait jusque là l’une des rares cultures non traitées, est « une ressource majeure » pour l’abeille très attirée par son pollen, estime Marie-France Roux, une apicultrice membre de la FFAP. Des affirmations que rejette en bloc Syngenta, qui rappelle que le produit « est homologué et utilisé depuis de nombreuses années en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne (près de 2,8 millions d’hectares, ndlr) sans qu’aucun incident n’ait été signalé ». Un argument de poids selon le ministre de l’Agriculture qui, dans une réponse adressée à la députée EELV Anny Poursinoff, précisait : « nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas d’inégalité de traitement entre les paysans français et les paysans allemands en matière de règles environnementales. Sinon, nous tirons une balle dans le pied des paysans français ». Et le ministre assure que dans tous les cas, « si les réseaux de surveillance devraient montrer que l’utilisation du "Cruiser OSR" ou que les effets cocktails pouvaient avoir la moindre incidence sur la reproduction et la population des abeilles, je retirerais immédiatement l’autorisation du Cruiser OSR. »

Quoi qu’il en soit, pour Marie-France Roux qui officie depuis 30 ans dans l’Isère, « la coupe est pleine : nos ruches sont déjà remplies de pesticides. Nos abeilles sont tellement affaiblies que l’on doit avoir de plus en plus de ruches pour compenser celles qui sont improductives et maintenir une colonie correcte ». Depuis 1994, les apiculteurs constatent en effet une baisse de leur production de 50% et d’un accroissement de la surmortalité allant jusqu’à 30% de leur cheptel en hiver. Une surmortalité dont les causes sont certes multifactorielles mais qui serait aggravée par les pesticides, selon plusieurs études, dont l’une publiée cet été par des chercheurs du CNRS, de l’INRA et de l’Université Blaise Pascal*. Ainsi, selon ces scientifiques, l’infection par le parasite Nosema ceranae, responsable de l’une des maladies -la nosémose- qui décime chaque année des milliers de colonies, entraîne une plus forte mortalité lorsque les abeilles sont confrontées à des insecticides type fipronil ou thiaclopride, même à faible dose.

Or, si les doses de pesticides ont bien baissé depuis 15 ans et devraient encore se réduire dans les années à venir, notamment sous la pression du plan Ecophyto qui doit réduire de 50% les pesticides utilisés en France d’ici 2018, l’Hexagone reste le premier consommateur européen de pesticides avec 65 000 tonnes par an. Et leur toxicité est de plus en plus importante, dénoncent les apiculteurs. « Aucun problème n’a été notifié lorsque les agriculteurs ont épandu les produits dans les conditions préconisées par Syngenta », rétorque de son côté l’entreprise de phytosanitaires qui assure former distributeurs et agriculteurs auxdites techniques. Des arguments qui sont loin de convaincre les apiculteurs et écologistes, qui ont saisi le tribunal administratif pour demander l’annulation de la mise sur le marché du Cruiser OSR (voir encadré).

* étude publiée en juillet 2011 dans la revue PLoS ONE, par les chercheurs du laboratoire microorganismes : génome et environnement (LMGE, CNRS/université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2) et du Laboratoire de toxicologie environnementale (LTE, INRA Avignon)

(Source : Novethic.fr – Béatrice Héraud)

05.09.2011

Les agriculteurs bio face aux défis techniques

Alors que de plus en plus d'exploitations agricoles se convertissent à la bio, les agriculteurs du secteur font encore face à de nombreuses difficultés techniques. Exemple dans la Drôme, où doit se dérouler les 6 et 7 septembre le salon Tech&Bio créé justement pour les aider à surmonter ces défis.

 

Se convertir à la bio ? C’est le choix fait par de plus en plus d’agriculteurs français. Ces dernières années, le nombre d’exploitations bio a en effet crû de 55%. Cependant, si très peu d’entre eux regrettent d’avoir franchi le pas, les plus aguerris avouent toujours rencontrer des difficultés techniques liées aux contraintes de la bio.

Maladies et mauvaises herbes, les angoisses des agriculteurs bio

A la ferme de Bantoux, dans la Drôme, Hervé Boutarin élève au sein de son GAEC* près de 200 chèvres, ainsi que quelques porcs et brebis. Tous sont alimentés par l’orge et les fourrages produits biologiquement sur l’exploitation. « Nous avons demandé la certification en 1998, non sans une certaine appréhension car même si nous nous rapprochions déjà des critères, j’avais peur que certaines techniques ne soient pas suffisantes. Par exemple, en cas de grosse attaque de phytonome (un coléoptère dont les larves broutent le haut de la végétation, ndlr) sur la luzerne, l’insecticide que nous pouvons utiliser en bio n’est pas très fort, il faut donc beaucoup anticiper et travailler sur la prévention. Ce genre de problème reste toujours une angoisse », explique l’agriculteur. Même chose pour les chèvres : pour soigner l’une des principales maladies, la mammite (inflammation des mamelles), pas question d’utiliser les remèdes conventionnels lorsque l’on est certifié bio… « Bien sûr, dans le cas où l’une de mes chèvres risque sa vie, je recours aux antibiotiques mais avant d’en arriver là, j’utilise l’aromathérapie, avec des huiles essentielles de lavande ou de clous de girofle. C’est forcément beaucoup plus long qu’un traitement classique : il faut 16 voire 32 applications manuelles sur les mamelles pendant 8 jours quand il suffit de 4 injections en 2 jours en conventionnel ! » Et que dire des champs d’orge envahis par les mauvaises herbes…

Le désherbage. De l’aveu des agriculteurs, le principal problème quotidien du paysan bio. Sans pesticide, la traque des mauvaises herbes occupe l’esprit des exploitants, qui n’hésitent pas à discuter entre eux des différentes techniques utilisées. Entre rotation des cultures, sélection des semences, mélange des espèces et les divers appareils –bineuse, broyeuse ou herse étrille- pas toujours facile de trouver tout de suite la meilleure solution… « Il faut quand même reconnaître que nous commençons à avoir du très bon matériel », se réjouit Fabien Clave, le directeur de l’exploitation du lycée agricole du Valentin (Drôme) où l’ensemble des 65 hectares est consacré à la vigne, l’élevage, l’arboriculture et le maraîchage bio. Pour preuve, « le matériel bio de désherbage séduit de plus en plus les agriculteurs conventionnels », assure Jacques Pior, responsable agriculture biologique au sein du service qualité de l’Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA). Au salon Tech & Bio qui présente tous les 2 ans depuis 2007 les meilleures techniques de l’agriculture bio de France et d’Europe, on compte par exemple 50% d’agriculteurs conventionnels…

Des efforts à faire sur la recherche et la valorisation des produits

Pourtant, les efforts doivent encore être intensifiés. « Sur la question de la sélection variétale par exemple, nous manquons de recherches, déplore Claude Monnier, agriculteur bio depuis 20 ans et président de la chambre d’agriculture du territoire de Belfort. Il n’existe pas de variétés spécifiques à la bio. Or, alors que les recherches conventionnelles portent essentiellement sur des gains de productivité, nous nous souhaiterions axer les efforts sur la résistance aux maladies, à la sécheresse… » Ainsi, dans la Drôme – le premier département bio de France - des espèces de fruits ne peuvent toujours pas être produits de façon biologique : « un champignon qui s’attaque aux pêches nous interdit d’en produire car nous n’avons pas de solutions de traitement ou de prévention bio efficaces. Même chose pour la mouche de la cerise qui s’attaque à une espèce que l’on ne peut pas produire ici », regrette Fabien Clave.

Des défis d’autant plus difficiles à surmonter pour les agriculteurs que nombre d’entre eux qui produisent en biologique ne peuvent valoriser toute leur production sous ce label. Par exemple, « il n’existe pas de débouché sur les veaux laitiers », explique Vincent Houben, chef du pôle bio de la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire. Et il reste des problèmes de logistique pure qui handicapent certaines régions. Ainsi Claude Monnier ne peut vendre son lait sous l’appellation bio faute de collecteur certifié dans sa région. Quant à Hervé Boutarin, il ne peut valoriser ses chevreaux bio faute de demande, ni le lait qu’il ne transforme pas lui-même en « Picodon » bio faute de collecteur économiquement fiable… Des difficultés qui seront peut-être résorbées par l’augmentation croissante de la demande en produits bio (+32% entre 2008 et 2010 selon l’agence bio) et qui ne gâchent pas le « plaisir de travailler sur un système pérenne qui est bon pour la santé et nos enfants », se réjouit Hervé Boutarin.

*GAEC: groupement agricole d'exploitation en commun

(Source : Novethic.fr - par Béatrice Héraud)

11.05.2011

Bouloc - Le vignoble toulousain ouvre ses portes

Dans le cadre du Printemps Bienvenue à la ferme organisé par la Chambre d'agriculture, 22 fermes accueillent le public, les 14 et 15 mai prochains. Au programme des festivités : visites de fermes, traite des animaux, pique-nique, produits fermiers, promenades… Un week-end pour randonner de ferme en ferme à la rencontre des agriculteurs.

Une rencontre avec les producteurs locaux

Un véritable circuit vert, gourmand et culturel, au cours duquel Robert Beringuier vous invite à faire une halte au domaine de Faouquet. Au cœur du Vignoble Toulousain, le domaine de Faouquet resplendit sur 10 hectares, pour produire une gamme de vins rouge, rosé, et blanc, ainsi que des purs jus de raisin chasselas et muscat, que les amateurs pourront déguster et choisir. Néofites et passionnés pourront aussi aller à la rencontre du vigneron, Robert Beringuier, et découvrir ce noble métier.

La connaissance de la nature, le rythme des saisons, le contact avec les animaux feront partie intégrante de cette découverte. Les enfants auront la possibilité de faire des balades à dos-d'âne, offertes par le vigneron, et découvrir les animaux de la basse-cour, poules, lapins, canards…

Pour rendre plus proche et plus conviviale la journée du dimanche, Robert invite à apporter son propre pique-nique et offrira le vin pour le repas, afin de partager ensemble ce moment privilégié.

Pour vous rendre sur la ferme : 42 chemin des Brugues, après le Complexe Sportif en direction de Villaudric. L'accueil et les animations seront proposés à partir de 14heures le samedi 14 et tout au long de la journée le dimanche 15. Le goûter, avec du jus de raisin, sera offert aux enfants. Renseignements : 06 14 85 51 76.

(Source : La Dépêche.fr)

10.05.2011

Fronton - Baptême au château Joliet

Le château Joliet et ses nouveaux propriétaires, Marie-Ange et Jérôme Soriano accueillaient samedi dernier une cinquantaine de convives pour célébrer le baptême de leur chai et des nouveaux vins du château.

En tant que parrain et marraine, Marie-Pierre et Jean-Jacques Cripia du « Duo des Non », se sont fait une joie de relever le défi et de porter haut les couleurs du château ainsi que de la négrette.

Marcel Québire, maire de Bourcagneux a entamé les hostilités avec un beau discours d'introduction au repas et, c'est ainsi que grillades et haricots blancs ont pu honorer la célébration du rosé L'Aventure, du muscat Dolce Vita, du blanc moelleux Folie douce, du blanc sec L'Éclipse et du tout nouveau-né Clin d'Œil 100 % négrette.

Les marraine et parrain se verront remettre en cadeau de la part du château Joliet, une peinture réalisée avec le vin 100 % négrette représentant leurs portraits, œuvre réalisée par l'artiste local, Marc Mouisset. Un baptême réussit où la bonne humeur et la convivialité ont rythmé le repas jusqu'à la fin de la soirée.

(Source : La Dépêche.fr)

Retrouvez les cuvées du Château JOLIET sur www.aoc-vin-fronton.com

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez consommer avec modération.

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