02.08.2010

L'Union - Un repas bio par mois

Le conseil municipal a voté à l'unanimité, lors de sa séance de la semaine dernière, les nouveaux tarifs de la cantine municipale pour l'année scolaire à venir. Le prix de base a dû être augmenté de 17 centimes par repas, pour, d'une part, tenir compte de l'inflation (5 centimes) et d'autre part, pour la réintroduction d'un repas bio tous les mois (12 centimes). La filière bio présentant désormais des prix plus attractifs, ce retour dans les assiettes des scolaires correspond à une volonté de la municipalité soutenue par les parents d'élèves. La nouveauté concerne l'instauration de tarifs dégressifs. Ceux-ci seront désormais modulés selon les revenus des familles. Pour en bénéficier les parents devront produire, en justificatif, l'attestation de quotient familial fourni par la Caisse d'allocations familiales. Le prix du repas va désormais varier de 1,21 € à 3,25 € pour un enfant de la maternelle et de 1,25 € à 3,35 € pour un enfant du primaire. Ces nouvelles dispositions seront communiquées aux parents d'élèves dès la rentrée scolaire.

(Source : La Dépêche.fr)

22.07.2010

« Le Jardin de Fanou » Producteur bio de Fronton à la cantine de Bouloc

Notre fournisseur en Paniers Fruits&Légumes Bio local, "Le Jardin de Fanou", fournit la cantine de Bouloc en produits bio. Une excellente démarche de la municipalité de Bouloc qui agit d'ores et déjà en prévision des 20% d'aliments bio obligatoires à partir de 2012 dans la restauration collective.

De plus, cette démarche vient prouver vis à vis des élus, dont les priorités sont plus axées sur la comptabilité plutôt que sur une démarche citoyenne de qualité,  que la production locale est non seulement excellente mais aussi à coût égal ..., de quoi rompre avec des contre-vérités !

Il s'agit bien d'une démarche volontaire pour la promotion des producteurs locaux et du commerce local.

Félicitations à l'association locale boulocaine CDCV qui a toujours fait la promotion du Bio dans les cantines et de la production locale jusqu'à sortir la calculatrice pour les plus sceptiques concernant d'éventuels surcoûts !

A suivre sur Fronton ... et les communes du Frontonnais.

Franck Laborderie-Cavada

Association IACA

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Bouloc - Le bio à la cantine

Depuis le mois de mai, les menus du restaurant scolaire, ainsi que ceux servis au centre de loisirs, à la crèche et aux personnes âgées, proposent quelques produits bio, frais et de saison, et cela sans le moindre surcoût.

Soucieuse de fournir une qualité alimentaire, la mairie s'approvisionnait déjà pour le pain et la viande auprès des bouchers et des boulangers du village.

Pour prolonger cette démarche, visant au respect de l'environnement, le conseil municipal avait inscrit dans son programme, l'introduction à la cantine de produits bio.

Une 1re étude révélait un surcoût de ces produits de 25 % en moyenne ainsi que des provenances parfois très éloignées dégageant un très mauvais bilan carbone.

Il est donc apparu assez vite que la meilleure solution relevée d'un approvisionnement local.

C'est un agriculteur bio local, M. Guérin du Jardin de Fanou, qui fournit donc désormais des fruits et légumes bio à la cantine.

Les plus jeunes enfants de la crèche pourront ainsi bénéficier de « purées bio ».

C'est une 1re étape engagée par la commune, mais s'inscrivant dans une démarche de développement durable cohérente. C'est aussi une opportunité pour les producteurs locaux de répondre à une demande locale croissante.

(Source : La Dépêche.fr)

06.07.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les villes moyennes : le surcoût a bon dos

Juin/juillet 2009 : La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d’hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l’enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

(Source : notre-planete.info)

30.06.2010

Comment alimenter une cantine scolaire en produits bio ?

Alors que le Grenelle de l'environnement prévoit 20% de produits bio dans la restauration collective en 2012, Sodexo atteint déjà ce quota pour les cantines scolaires de la ville de Brest. Mais s'approvisionner localement en bio, n'a pas forcément été tout de suite évident…Retour d'expérience.

Les 5 500 petits Brestois de l’école publique qui mangent à la cantine sont chanceux : leur repas intègre un peu plus de 20% de produits bio. C’est beaucoup plus que la plupart des scolaires français, si l’on se réfère à une étude de la fédération des maires des villes moyennes qui estime que, si près de 80% de ces collectivités utilisent aujourd’hui des produits bio dans les menus des cantines scolaires, seuls 8% en intègre plus de 20%…Autant dire que lorsque Sodexo a remporté le contrat de la Ville de Brest, le pari n’était pas gagné d’avance.

Car lorsqu’en 2007, le contrat de l’entreprise de restauration collective se termine, le bio n’a pas encore fait son entrée dans les quelque 900 000 repas annuels servis par la cuisine centrale de Brest. Mais les élus, inquiets de la qualité de l’eau et des résidus phytosanitaires présents dans les fruits et légumes, décident alors d’amorcer le virage du bio et intègrent cette donnée dans le nouveau cahier des charges de l’appel d’offre. Sodexo remporte le contrat et quelques produits bio sont alors choisis pour faire leur entrée dans les menus : salade, pomme de terre, carottes, banane, pomme et agrumes ainsi que du pain et des produits laitiers (yaourt et fromage blanc natures).

La nécessité de structurer une filière

Cependant, au bout d’un an, le groupe de suivi note que l’approvisionnement des produits laisse à désirer ; le pain et les laitages sont bien fabriqués dans le département mais 95 % des 12,5 tonnes de carottes sont exportées d’Italie. Un bilan peu satisfaisant tant au niveau des émissions carbone que de la contribution à la structuration d’une filière bio locale… « Il faut savoir que cela ne pouvait pas être une contrainte du cahier des charges car cela peut s’apparenter à la distorsion de concurrence, note Thierry Velly, responsable du périscolaire de la ville de Brest. Et puis, il était difficile à la fois pour les producteurs et Sodexo d’anticiper. Il y a aussi eu les mauvaises conditions météorologiques qui ont affecté la production locale de pommes de terre… » Et, à l’époque, les producteurs locaux n’ont pas l’habitude de travailler pour la restauration collective qui exige des contraintes spécifiques (calibrage, conditionnement, etc).

Mais grâce à de nombreux échanges entre les partenaires, dès 2008, les circuits se raccourcissent : 100 % des pommes de terre et salades bio sont achetées en Bretagne et notamment dans le Finistère, et 75 % des carottes sont arrachées dans le département. « L'avantage ne réside pas seulement dans les volumes - il faut compter 1 hectare pour produire le volume de carottes dont nous avons besoin ou 5 vaches pour les yaourts - mais dans la visibilité et la sécurité qui peuvent structurer une filière », explique Nicolas Bailleux, directeur qualité et développement durable de Sodexo. Pour aider les producteurs à passer le cap difficile des 2 ans de conversion nécessaires à l’obtention de la certification, l’entreprise leur achète aussi leur production au prix du bio. Et, symboliquement, le cercle des produits bio intégré dans les cantines s’enrichit : cette année, avec le céleri rave. « Nous avons encore une marge de progression sur les légumes et les laitages », estime Florence Busson, chargée des projets de restauration collective à la Maison de la bio 29 (qui rassemble les producteurs). Reste à résoudre certains problèmes, ou de saisonnalité comme pour la tomate, ou de transformation et de conditionnement - avec le surcoût que cela engendre- dans le cas de la betterave ou du chou-fleur. Sans parler de la viande. Car c’est en effet la ville qui supporte l’augmentation de 11 à 12% du prix des menus…

« Le projet de la ville de Brest a servi de locomotive », souligne Florence Busson. Car la filière agricole bio du Finistère, plutôt dynamique, avec ses 299 exploitations certifiées bio (+13,7% entre 2008 et 2007) répartie sur 8 810 hectares (dont 1000 en conversion), est désormais adapté à ce nouveau marché qui devrait être dopé par le Grenelle.

(Source : Novethic.fr)

25.05.2010

La bio ne connaît pas la crise

Les indicateurs de l'agriculture biologiques sont au vert. En 2009, le nombre d'exploitations bio a fait un bond de 24% par rapport à 2008 tandis que la consommation de produits bio a, elle, quasiment doublé en quatre ans pour atteindre 3 milliards d'euros.

A la présentation des chiffres de la filière bio pour 2009, la directrice de l'agence bio, Elisabeth Mercier, est enthousiaste : « cette année a marqué une amplification de la dynamique du développement de la bio ». Tant et si bien que pour le président de l'agence, Pascal Gury, qui est aussi agriculteur, « l'objectif de 6% de la SAU en bio, qui est un palier incontournable pour atteindre une véritable structuration de la filière, est à notre portée ». Certes, mais en donnant un grand coup d'accélérateur tout de même : en 2009, nous en sommes encore à 2,46%, ce qui représente seulement 3,14 % des exploitations françaises... Pourtant, « ce n'est pas de l'optimisme, c'est réalisable », insiste Pascal Gury. Un avis qui n'est pas partagé par la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs bio)...

Des terres de culture bio en expansion

Mais l'agence en veut pour preuve la volée de chiffres en tous genres dévoilée par l'agence. Ceux de la production d'abord. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la croissance des surfaces en conversion qui ont fait un bond de 86 % en 2009 tandis que les surfaces certifiées bio ont seulement augmenté de 5%. Au total, en incluant les surfaces en conversion, la France compte 677 513 hectares de terres bio, réparties sur 16 446 exploitations. Si l'an dernier, 621 agriculteurs ont décidé de stopper leur production bio, « chaque mois, ce sont en moyenne 300 exploitants qui s'engagent dans la bio. Nous n'avions jamais connu une telle progression et, au vu des premiers mois 2010, celle-ci est amenée à s'envoler », fait remarquer Elisabeth Mercier.

Les produits bio semblent mieux se porter au Sud, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou le Languedoc-Roussillon, qui a connu la plus forte augmentation nationale de sa surface agricole utile bio (+ 27,5%). Globalement, il faut tout de même remarquer que les 22 régions ont des croissances à deux chiffres (de 11 à 36%) concernant le nombre d'exploitations bio. Ainsi, 14 départements ont aujourd'hui une surface agricole utile bio supérieure à 6%, ce qui rapproche -lentement si ce n'est sûrement- la France de son objectif national de 6% en 2012.

Mais plus largement, c'est toute la filière bio qui est en train de se structurer. On compte aujourd'hui plus de 25 200 opérateurs en bio, soit 21% de plus qu'en 2008 : 16 446 producteurs, 6352 préparateurs (+13%), 2 233 distributeurs et 172 importateurs. Toutefois, si pour certains produits (volailles, œufs et vin), la production française est suffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs, encore 38% des produits bio viennent encore de l'étranger, souvent des pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne). De son côté, la France exporte également des fruits, légumes et vins pour 190 millions d'euros.

Une consommation toujours en forme

Avec 3 milliards d'euros en 2009, les ventes de produits bio se sont plus que bien comportées en 2009. Si elles ne comptent que pour un peu moins de 2% du marché alimentaire français total, le marché a quasiment doublé par rapport à 2005. Quelques produits phares, comme le lait et les œufs par exemple, ont même des parts de marché, respectivement de 13 et de 8%... Et entre 2008 et 2009, le chiffre d'affaires des produits bio a progressé de 19%, une hausse confirmée par les premiers résultats de 2010, précise l'agence. Et cela, sans que les prix aient, en moyenne du moins, augmenté, souligne Elisabeth Mercier.

Un maintien sans doute rendu possible grâce à la multiplication des réseaux de distribution. Et notamment par la place croissante prise par la distribution qui a vu son chiffre d'affaires croître de 27% en 2009...Aujourd'hui en effet, 45 % des produits bio sont vendus en grandes surfaces, 38% dans les magasins spécialisés, 12% en vente directe et 5% par les artisans-commerçants classiques (boulangers, cavistes, bouchers, etc.).

La restauration collective se met au bio

Autre nouveauté 2009 : la conversion de la restauration collective au bio. Sans doute l'objectif des 20% de produits bio en 2012 n'y est-il pas étranger mais le dynamisme des gérants est à souligner : leurs achats bio ont plus que doublé en un an pour atteindre 92 millions d'euros (hors pain) contre 44 millions en 2008. Désormais, 40 % des restaurants collectifs, particulièrement dans les cantines scolaires, proposent de la bio (surtout des produits frais) au moins de temps en temps. « Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire régulièrement. 13 % introduisent au moins 1 produit tous les jours », tient à souligner Elisabeth Mercier. En 2012, près de 8 restaurants collectifs sur 10 pourraient donc proposer des produits bio à leurs convives, projette l'agence.

(Source : Novethic.fr)

12.05.2010

Les rendez-vous de l'association Un Plus Bio : Formations, rencontres, ateliers.

07 au 13/06/2010 - Gard : semaine "manger Bio - Gard durable" en restauration collective

Le Conseil général du Gard, Un plus bio et le CIVAM Bio du Gard réunissent leurs efforts pour promouvoir l'utilisation de produits bio de saison...

15/06/2010 - Nîmes (30) : rencontre "Produits bio, commerce équitable et respect des paysans", avec Edouard Chaulet, maire de Barjac, autour du film "Nos enfants nous accuseront"

Artisans du monde et le CIVAM du Gard (membre d'Un plus bio) ont convié Edouard Chaulet, maire de Barjac (30)...

15 & 16/06/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs de terrain encuisine (initiation), Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

22 & 23/06/2010 - Aquitaine : atelier lycées pilotes bio

Un plus bio, en partenariat avec l'association ARBio Aquitaine, animera une atelier "Alimentation bio et nutrition"...

14 & 15/09/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs de terrain encuisine (approfondissement), Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

05 & 06/10/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs du champ éducatif, Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

20.04.2010

Tarbes - « Le bio, c'est pas plus cher »

20 % de produits bio dans les cantines d'ici 2012, voilà l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a dit « chiche ». Actuellement, il y a seulement 0,7 % de produits bio en restauration collective. Bref, il y a du travail pour atteindre l'objectif. « On a commencé par former des chargés de projets, des diététiciens et maintenant des cuisiniers », indique Pascal Lachaud. L'animateur du Groupement de l'agriculture biologique des Hautes-Pyrénées (GAB 65) vient d'encadrer un stage - avec Thierry Marion de la FNAB - de correspondant culinaire bio, dans les locaux du centre de vacances EDF de Nestier. La formation a réuni huit cuisiniers de collectivités de la zone sud.

Il s'agit de créer un réseau de cuisiniers bio et une association nationale de cuisine alternative. Basé sur des règles de base : la proximité, la relocalisation de la production, la cuisine de produits bio locaux.

« Le cuisinier de collectivités est celui qui nourrit le plus grand nombre. On n'est pas sur de l'élitisme. Il convient de nourrir en cohérence, en proposant une cuisine durable », indique Pascal Daumas, cuisinier à Briançon. « Il y a une grande variété de produits bio dans chacune de nos régions. On n'est pas obligé d'aller les chercher en Chine », explique Jean-Marc, de Dordogne. « Le cuisinier ne fait qu'apporter de la valeur ajoutée au produit de l'agriculteur. Il continue l'histoire », précise Gervais Beaulande, de La Ferme du Leconet. Favoriser les circuits courts, tirer la production de produits bio, travailler des produits frais, tout cela est bel et bon, mais quid du prix des repas ?

« Le bio, c'est pas plus cher »

« Je cuisine du bio à 90 %. Je passe dans mon budget. Le prix du repas est de 2,35 € par élève. Avec ce que j'ai appris, je vais économiser encore », confie Jean-Marc. Tout en donnant du plaisir. Il n'y a pas de tristesse dans l'assiette.

« Le prix moyen d'un repas scolaire est de 1,75 € et le repas bio de 1,82 €», explique Gaby, de Labastide-de-Sérou.

« C'est un faux réflexe de dire, le bio c'est trop cher », estime Gervais Beaulande. Dans sa démonstration, il évoque le gaspillage de l'agriculture conventionnelle, le problème de stockage, la courte durée de vie des produits conventionnels. Il aborde aussi la question de la pollution des sols, du coût de la santé, la manière de cuisiner. « Une bonne cuisson permet l'économie de 10 à 15 %. Sur 15 tonnes de viandes, on fait 150 kg d'économie ». Pour Pascal Daumas, si l'on s'inscrit dans une « cohérence locale, le bio sera même moins cher ».

La Fédération nationale de l'agriculture biologique vient d'organiser une formation de correspondant culinaire bio à destination de cuisiniers de restauration collective.

« La formation classique de cuisinier n'apprend pas à faire à manger pour 500 personnes. »

(Source : La Dépêche.fr)

15.04.2010

Les producteurs bio lancent un nouveau label privé

LabelBioCoherence.jpgUn nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.

L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.

Mais une large majorité  des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique - même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.

Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées

Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.

Répondre à l'offensive de la grande distribution

Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.

Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »

(Source : Novethic.fr)

17.03.2010

Des industriels encouragent une production laitière durable

Les produits laitiers « bio » et « responsables » séduisent de plus en plus de consommateurs. Mais face à cette demande croissante, l'offre ne parvient pas à s'adapter. Certains industriels mettent donc en place des politiques de conversion à l'agriculture biologique ou durable avec les producteurs. Exemples avec Les 2 Vaches et Ben & Jerry's.

Les producteurs de lait ont symboliquement enterré leur profession. Dès le premier jour du Salon de l'Agriculture, lundi 8 mars dernier, ils étaient plus d'un millier à dénoncer la dérégulation du marché européen qui a conduit à la chute des prix. D'après Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants, « aujourd'hui, 98% des producteurs perdent de l'argent. »

Mais en marge de cette crise, un segment de marché se développe considérablement ces dernières années : la transformation de produits laitiers issus de l'agriculture biologique. D'après l'Agence Bio, leurs ventes en grandes surfaces ont triplé en 10 ans et leur fabrication a augmenté de plus de 70% depuis 2007. Or, le fossé entre cette demande grandissante et l'offre en produits laitiers bio ne cesse de se creuser. Pour pallier cette lacune en évitant un recours massif aux importations, certains industriels du secteur mettent donc en place des partenariats avec les agriculteurs locaux pour soutenir leur conversion à l'agriculture biologique.

Conversion

Car si l'ambition du Grenelle est bien d'accélérer cette conversion, la coordination entre les différents acteurs de la filière peine à se développer. Bilan : les industriels prennent les devants. C'est le cas de l'enseigne Les 2 Vaches, du groupe Danone. Son idée: mener une vaste opération de soutien auprès des fermiers conventionnels présents dans la zone de collecte, autour de l'usine de fabrication du Molay en Normandie, en s'engageant à vendre leur production aux autres marques du groupe Danone pendant les deux années nécessaires à la reconversion. Depuis la création de ce programme il y a un an et demi, une quinzaine de producteurs y ont adhéré.

Concrètement, les fermiers sont d'abord conviés à visiter des exploitations biologiques, avant de se voir proposer un diagnostic, établi par les membres des groupements d'agriculteurs bio régionaux, qui évalue leur capacité à se convertir. Si l'agriculteur souhaite s'investir dans la démarche, il est ensuite encouragé à se former aux pratiques spécifiques de l'agriculture bio. Enfin, la marque s'engage par contrat sur une durée de 7 ans à acheter la production à un prix supérieur à celui du marché  conventionnel. Comme l'explique Daniel Tirat, directeur général des "2 Vaches", « il faut d'abord convaincre les fermiers dont les terres sont propices à la reconversion, car on leur demande tout de même de changer de métier ! Passer du conventionnel au bio suppose de revoir complètement leurs méthodes de travail. C'est un engagement qui bouleverse leur quotidien. » L'entreprise bretonne de transformation laitière basée Triballat Noyal, qui détient les marques Vrai et Sojasun, propose également un dispositif similaire.

Sensibiliser les producteurs aux pratiques responsables

Mais la conversion à l'agriculture biologique suppose des efforts parfois insoutenables économiquement. D'autres enseignes ont donc préféré promouvoir une production laitière raisonnée, qui respecte également des pratiques sociales responsables. Ben & Jerry's collabore par exemple avec les fermiers hollandais voisins de son usine de fabrication, les chercheurs de l'université de Wageninger et les organisations de protection de la nature WWF et SNM au sein du programme "Caring Dairy", lancé en 2003.

Accompagnés par les chercheurs de l'Université, les fermiers déterminent leur « niveau de développement durable » suivant onze indicateurs*. Ils élaborent ensuite un plan d'action à mener. Ben & Jerry's offre alors une prime de 0,5 €/100L aux fermiers qui s'engagent dans ce dispositif, puis 0,5 €/100L  supplémentaires à ceux qui pratiquent le pâturage. Expérimenté par onze producteurs entre 2003 et 2007, le programme "Caring Dairy" accueille désormais plus de 500 exploitants. « Aujourd'hui, 95% de nos approvisionnements en lait et crème sont issus d'exploitations adhérentes au programme », indique Julia Perroux, responsable de Ben and Jerry France. Si la marque ne s'est pas orientée vers un dispositif de soutien à la reconversion en agriculture biologique, c'est selon elle « parce qu'il s'agit surtout de trouver un équilibre économique entre la qualité des produits, la préservation de l'environnement, les pratiques sociales et le bien-être animal. » Un avis qui rejoint celui de Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique : « la démarche de la marque "Les 2 Vaches" est intéressante, mais nous attendons de voir si elle est créatrice de nouveaux rapports sociaux dans les relations commerciales entre producteurs et industriels. »

*Fertilisation et protection des sols, érosion, nutriments, pesticides, biodiversité, viabilité économique, dépendance énergétique, gestion de la ressource en eau, développement humain, impact sur l'économie locale et bien-être animal

(Source : Novethic.fr)

23.02.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos

La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

Auteur : Ma Cantine Bio

(Source : notre-planete.info)

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