06.01.2012
Pesticides dans les aliments : analyses comparées d’aliments conventionnels et bios.
Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales de ses 'menus toxiques' [décembre 2010 (1) ] avec les mêmes aliments issus de l’agriculture biologique analysés cette année. Notre association rend public aujourd’hui les résultats de cette étude.
Rappel des faits. Entre juillet et septembre 2010, notre association avait acheté dans divers supermarchés des aliments non bios composant les repas types d’une journée d’un enfant d’une dizaine d’années. Nous avions alors composé 4 repas et un encas. Nous avions fait rechercher diverses substances chimiques. Les résultats de cette 1ère enquête, publiée en décembre 2010, montraient qu’en 24h, un enfant était susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, pas moins de 128 résidus chimiques, la palme ayant été attribuée aux pesticides avec 36 molécules différentes ingérées en une seule journée dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens !
Les suites : Acte 2.
Suite à la parution de cette enquête et aux résultats obtenus, de nombreuses personnes ont souhaité savoir si il y avait une réelle différence entre les menus non bio étudiés et des repas composés avec les mêmes aliments issus de l’agriculture biologique. Nous sommes donc partis en quête de la réponse entre septembre et décembre 2011, en nous concentrant sur les résidus de pesticides.
Pourquoi uniquement les pesticides ? La grande différence entre les pratiques culturales et de stockage des aliments bio et non bio réside dans l’usage, ou non, de pesticides de synthèse. En outre, certains sceptiques disent parfois que les cultures ne se font pas sous cloche et que donc les champs bios pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels. Nous avons donc souhaité vérifier, par cette enquête, si la différence entre les produits bios et non bios était bien réelle.
Des résultats sans appel, en faveur du bio (2) !
Les analyses de résidus de pesticides de ces fruits, légumes et céréales des repas bio ou non bio d'une seule journée montrent :
• 0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios analysés contre 37 dans les conventionnels (ce qui représente 27 molécules différentes)
• 1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.
• Il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels
• 17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio analysés contre 1 seul détecté en bio.
«Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bios garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien.». Déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
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1. http://www.menustoxiques.fr |
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10.11.2011
Les vins bio de Boujac distingués et médaillés
Depuis trois générations la famille Selle cultive le vignoble de Boujac à Campsas. Aujourd'hui Philippe et Michelle veillent sur 31 hectares de vignes conduits en agriculture raisonnée depuis 15 ans. En conversion agriculture bio en 2008 le millésime 2011 sera le premier en bio. Parmi les différentes cuvées on notera la «Kélina» 100 % négrette vendangée à la main et vinifiée en barriques. La cuvée tradition a obtenu une nomination au guide hachette 2012. La cuvée Eole incontournable et Alexanne a été aussi médaille d'argent au concours de Macon. Des produits issus de l'agriculture bio mais surtout des vins de terroirs, des vins de caractère respectueux de l'environnement et des consommateurs. Deux phrases clefs sont les devises de Michelle et Philippe Selle: « La terre promet de belles choses à ceux qui savent l'écouter»
«Regarder le ciel, écouter la terre, vivre au rythme de la vigne afin d'en récolter le meilleur ».
Deux phrases qui résument notre envie, notre passion, notre quotidien: « Aujourd'hui, nous sommes conscients de l'héritage que nous avons reçu. En dignes héritiers de l'âme du domaine, notre vœu le plus cher est de pouvoir perpétuer son histoire… ».
(Source : La Dépêche.fr)
Retrouvez les cuvées du Château BOUJAC sur AOC-VIN-FRONTON.COM
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17.10.2011
Midi-Pyrénées joue la carte du bio
Midi-Pyrénées est la première région agricole de France en termes de nombre d'exploitations. Des petites unités qui jouent de plus en plus la carte du bio et des circuits courts. Ce sont les premiers résultats du recensement agricole 2010…
Le recensement agricole ? C'est une très jolie photographie ! Un instantané qui nous montre la région dans sa richesse et dans sa diversité, avec ses moutons des Causses, ses vaches des estives, ses plaines gorgées de maïs, ses défilés d'oies grasses, ses vallons de vignes ou des fruits abondants.
Les premiers résultats du recensement 2010 viennent de tomber et montrent que les structures de l'agriculture dans la région ont peu évolué. Si nous restons la première région de France du point de vue du nombre des exploitations, celles-ci sont de taille modeste, une moyenne de 48 hectares contre 55 au plan national, avec une kyrielle de toutes petites exploitations.
Avec de grandes portions de territoires de montagne, la région présente des handicaps, et pourtant, elle ne s'en sort pas si mal. Pourquoi ? Sans doute grâce à la qualité.
« Il y a 130 signes de qualité dans la région, souligne Michel Sallenave, le directeur régional de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt de Midi-Pyrénées. Et c'est une carte à jouer pour l'avenir. »
De fait, une exploitation sur quatre est sous signe officiel de qualité : Label rouge, AOC (appellation d'origine contrôlée), AOP (Appellation d'origine protégée) IGP (Indication géographique protégée).
« Et, poursuit Michel Sallenave, nous avons assisté à un véritable boom des productions biologiques. En 2001, elles représentaient un peu plus de 1 %, aujourd'hui, on est à 8,5 ! » ce qui place Midi-Pyrénées en en deuxième position sur le nombre d'exploitations engagées dans le bio après Rhône-Alpes, et en quatrième position pour ce qui concerne les surfaces cultivées, derrière Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Autre phénomène remarquable qui est en train d'émerger : c'est la mise en place d'un certain nombre de circuits courts. Là aussi, en dix ans, une exploitation sur cinq s'y est mise. En 2010. Curieusement, cette proportion est plus élevée avec les moyennes ou grandes exploitations. Selon l'enquête, ce système a aussi l'avantage de créer des emplois. Il concerne surtout les secteurs de la viticulture, de l'horticulture, et du maraîchage.
En somme, la région agricole s'adapte et il faudra qu'elle s'adapte encore avec la disparition progressive de la Politique agricole commune (Pac). Et finalement, ce recensement qui dépeint une agriculture de qualité à taille humaine et qui tient le coup, cela a de quoi nous rassurer.
(Source : La Dépêche.fr)
16:10 Publié dans Actualités, Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE, Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.09.2011
Les agriculteurs bio face aux défis techniques
Alors que de plus en plus d'exploitations agricoles se convertissent à la bio, les agriculteurs du secteur font encore face à de nombreuses difficultés techniques. Exemple dans la Drôme, où doit se dérouler les 6 et 7 septembre le salon Tech&Bio créé justement pour les aider à surmonter ces défis.
Se convertir à la bio ? C’est le choix fait par de plus en plus d’agriculteurs français. Ces dernières années, le nombre d’exploitations bio a en effet crû de 55%. Cependant, si très peu d’entre eux regrettent d’avoir franchi le pas, les plus aguerris avouent toujours rencontrer des difficultés techniques liées aux contraintes de la bio.
Maladies et mauvaises herbes, les angoisses des agriculteurs bio
A la ferme de Bantoux, dans la Drôme, Hervé Boutarin élève au sein de son GAEC* près de 200 chèvres, ainsi que quelques porcs et brebis. Tous sont alimentés par l’orge et les fourrages produits biologiquement sur l’exploitation. « Nous avons demandé la certification en 1998, non sans une certaine appréhension car même si nous nous rapprochions déjà des critères, j’avais peur que certaines techniques ne soient pas suffisantes. Par exemple, en cas de grosse attaque de phytonome (un coléoptère dont les larves broutent le haut de la végétation, ndlr) sur la luzerne, l’insecticide que nous pouvons utiliser en bio n’est pas très fort, il faut donc beaucoup anticiper et travailler sur la prévention. Ce genre de problème reste toujours une angoisse », explique l’agriculteur. Même chose pour les chèvres : pour soigner l’une des principales maladies, la mammite (inflammation des mamelles), pas question d’utiliser les remèdes conventionnels lorsque l’on est certifié bio… « Bien sûr, dans le cas où l’une de mes chèvres risque sa vie, je recours aux antibiotiques mais avant d’en arriver là, j’utilise l’aromathérapie, avec des huiles essentielles de lavande ou de clous de girofle. C’est forcément beaucoup plus long qu’un traitement classique : il faut 16 voire 32 applications manuelles sur les mamelles pendant 8 jours quand il suffit de 4 injections en 2 jours en conventionnel ! » Et que dire des champs d’orge envahis par les mauvaises herbes…
Le désherbage. De l’aveu des agriculteurs, le principal problème quotidien du paysan bio. Sans pesticide, la traque des mauvaises herbes occupe l’esprit des exploitants, qui n’hésitent pas à discuter entre eux des différentes techniques utilisées. Entre rotation des cultures, sélection des semences, mélange des espèces et les divers appareils –bineuse, broyeuse ou herse étrille- pas toujours facile de trouver tout de suite la meilleure solution… « Il faut quand même reconnaître que nous commençons à avoir du très bon matériel », se réjouit Fabien Clave, le directeur de l’exploitation du lycée agricole du Valentin (Drôme) où l’ensemble des 65 hectares est consacré à la vigne, l’élevage, l’arboriculture et le maraîchage bio. Pour preuve, « le matériel bio de désherbage séduit de plus en plus les agriculteurs conventionnels », assure Jacques Pior, responsable agriculture biologique au sein du service qualité de l’Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA). Au salon Tech & Bio qui présente tous les 2 ans depuis 2007 les meilleures techniques de l’agriculture bio de France et d’Europe, on compte par exemple 50% d’agriculteurs conventionnels…
Des efforts à faire sur la recherche et la valorisation des produits
Pourtant, les efforts doivent encore être intensifiés. « Sur la question de la sélection variétale par exemple, nous manquons de recherches, déplore Claude Monnier, agriculteur bio depuis 20 ans et président de la chambre d’agriculture du territoire de Belfort. Il n’existe pas de variétés spécifiques à la bio. Or, alors que les recherches conventionnelles portent essentiellement sur des gains de productivité, nous nous souhaiterions axer les efforts sur la résistance aux maladies, à la sécheresse… » Ainsi, dans la Drôme – le premier département bio de France - des espèces de fruits ne peuvent toujours pas être produits de façon biologique : « un champignon qui s’attaque aux pêches nous interdit d’en produire car nous n’avons pas de solutions de traitement ou de prévention bio efficaces. Même chose pour la mouche de la cerise qui s’attaque à une espèce que l’on ne peut pas produire ici », regrette Fabien Clave.
Des défis d’autant plus difficiles à surmonter pour les agriculteurs que nombre d’entre eux qui produisent en biologique ne peuvent valoriser toute leur production sous ce label. Par exemple, « il n’existe pas de débouché sur les veaux laitiers », explique Vincent Houben, chef du pôle bio de la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire. Et il reste des problèmes de logistique pure qui handicapent certaines régions. Ainsi Claude Monnier ne peut vendre son lait sous l’appellation bio faute de collecteur certifié dans sa région. Quant à Hervé Boutarin, il ne peut valoriser ses chevreaux bio faute de demande, ni le lait qu’il ne transforme pas lui-même en « Picodon » bio faute de collecteur économiquement fiable… Des difficultés qui seront peut-être résorbées par l’augmentation croissante de la demande en produits bio (+32% entre 2008 et 2010 selon l’agence bio) et qui ne gâchent pas le « plaisir de travailler sur un système pérenne qui est bon pour la santé et nos enfants », se réjouit Hervé Boutarin.
*GAEC: groupement agricole d'exploitation en commun
(Source : Novethic.fr - par Béatrice Héraud)
06:22 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE, Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28.03.2011
TOULOUSE - Les anti-OGM manifestent à l'hypermarché
Saviez-vous qu'une viande nourrie aux OGM n'est pas obligatoirement étiquetée en tant que telle ? Pour le faire savoir, une cinquantaine de militants s'est retrouvée hier, zone commerciale de Balma-Gramont, à l'appel du collectif anti-OGM 31.
La méthode ? Ludique et non-violente. En plus de tracts, les militants ont investi les rayons boucherie de l'hypermarché et ont réétiqueté à leur goût certains produits. « Danger nourri aux OGM ? », pouvait-on lire sur deux tiers des emballages. Pendant une demi-heure, banderoles, tracts et autocollants ont circulé dans le magasin, sans que la direction n'intervienne.
Les clients s'interrogent. « On se pose beaucoup de questions », déclare Suzie. On entend certains enfants : « Maman, ça veut dire quoi OGM ? ». « Organisme génétiquement modifié, c'est peut-être dangereux pour la santé », lui répond sa mère, Caroline. « Le problème, c'est que ce n'est pas toujours possible d'acheter du bio ou du label rouge. C'est trop cher ». La préoccupation financière est un souci récurrent… Pour Arthur, qui participe à l'action, la structure de l'alimentation est à revoir : « Manger moins de viande, mais toujours de la qualité ». À la sortie, des militants déguisés en clown médecins mettent en scène une série de tests. Allongé dans un caddie brancard, leur cobaye doit ingurgiter toutes sortes de produits chimiques. Après une heure d'action, les militants sont partis sans débordement.
(Source : La Dépêche.fr)
11:11 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE, Thème : BIO, Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.03.2011
Les surcoûts de production sous-évalués par l'UE (rapport ONG)
Un rapport publié lundi par l'organisation écologiste européenne les Amis de la Terre indique faire la lumière sur « les coûts réels de la production de cultures génétiquement modifiées ». L'ONG demande à ce que les surcoûts générés par la séparation des chaînes de production OGM et non OGM (conventionnelles ou bio) soient supportés par les metteurs sur le marché et les utilisateurs.
« L'expérience montre que les cultures génétiquement modifiées ont des impacts socio-économiques substantiels », indique le rapport de l'ONG, datant de décembre 2010 et intitulé « Les effets socio-économiques des OGM : des coûts cachés pour la chaine alimentaire ».
Les données présentées indiquent que les bénéfices économiques attendus de la culture des OGM quels qu'ils soient sont « de loin » dépassés par les coûts économiques engendrés par la séparation des variétés non OGM de celles génétiquement modifiées. Et cela se confirme que ce soit dans les lots de semences, au champ, au niveau du matériel (les moissonneuses), dans les meuneries (usines de transformation) et jusqu'au bout de la chaîne de production alimentaire, selon les Amis de la Terre.
L'UE dont le programme de recherche Co-Extra, sur la coexistence et la traçabilité des OGM, estime que le surcoût lié à la séparation des semences et des produits OGM des autres, non OGM tout au long de la chaîne de production est de 13 %. Largement sous-estimés, tempêtent les Amis de la Terre. Selon eux par exemple, les « coûts additionnels durant la moisson de maïs pourraient être quarante fois plus élevés » que ces chiffres fournis par l'UE.
L'organisation écologiste nous dit que le surcoût lié à la culture des OGM est « dû à des augmentations importantes de l'utilisation d'herbicide, à la traçabilité des contaminations éventuelles et à des coûts en hausse partout dans la chaîne alimentaire ».
« Il est important que ces questions soient prises en considération avant d'autoriser n'importe quelle culture ou l'importation d'OGM en Europe », martèle l'ONG.
Par ailleurs, estime le rapport, « les coûts liés à la séparation (des lots de semences et des cultures), aux systèmes de traçabilité et de contrôle, retombent en général sur les agriculteurs, qu'ils soient en conventionnel (non OGM, NDLR) ou en bio ».
« C'est injuste, et cela crée des distorsions sur le marché », s'indignent les Amis de la Terre. Pour eux, « les sociétés de biotechnologie, les marchands et les autres utilisateurs d'OGM doivent prendre leurs responsabilités pour empêcher les contaminations », et permettre ainsi aux productions conventionnelles et biologiques de se développer « sans barrière financière injuste dans l'UE ».
Les Amis de la Terre Europe appellent à la mise en place de mesures strictes et obligatoires pour empêcher les contaminations tout au long de la chaîne de production, dans tous les pays européens. Ils insistent pour que tous les coûts engendrés par ces mesures soient « couverts par les pollueurs ».
L'organisation écologiste milite pour que l'évaluation de l'impact socio-économique des OGM soit intégrée dans le système d'approbation de l'Union européenne. Elle s'appuie sur l'approche norvégienne selon laquelle les sociétés qui déposent des dossiers de demande d'homologation doivent présenter des plans d'urgence capables de contrôler une diffusion involontaire d'OGM.
Cette démarche d'évaluation des mesures de contrôle des plantes OGM, quelles qu'elles soient, et des surcoûts qui découlent de leur culture, doit être réalisée avant toute autorisation d'introduction dans le marché européen, soulignent les Amis de la Terre.
L'ONG demande également l'application du principe du pollueur-payeur aux metteurs sur le marché de variétés de semences OGM, et appelle à la « responsabilité garantie des agriculteurs pollueurs ». Cela afin de « rendre responsables de leurs actions ceux qui contaminent » nos aliments avec des OGM.
(Source : lafranceagricole.fr)
00:20 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE, Thème : BIO, Thème : ENVIRONNEMENT, Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.10.2010
La croissance de la bio ne se dément pas
Après une belle progression en 2009, l'agriculture biologique continue sur sa lancée en 2010. L'analyse des 7 premiers mois montre une augmentation de 30% du nombre des exploitations. Une croissance si rapide qu'elle a demandé certains ajustements concernant les aides à la conversion.
Après une progression de 24 % du nombre d’exploitations agricoles bio en 2009 (voir article lié), le rythme s’accélère encore en 2010. C’est en tous cas ce qui se dégage des premiers chiffres publiés cette semaine par l’Agence Bio. Sur les 7 premiers mois de cette année, on compte en effet 3345 exploitations nouvellement engagées dans la bio, auxquelles il faut soustraire 397 cessations d’activités, soit au total 2948 exploitations bio supplémentaires. C’est 30 % de plus qu’il y a un an à la même période. Au 1er juillet, la France compte donc 19594 exploitations bio et « la barre des 20 000 est automatiquement passée en septembre », se réjouit la directrice générale de l’Agence Bio, Elisabeth Mercier. Une progression qui s’est répercutée dans tous les départements mais c’est dans le sud que l’on note le plus grand dynamisme, la Dordogne en tête, suivie du Gers, du Vaucluse et de la Drôme. « C’est une excellente nouvelle. Avec l’engagement du Grenelle de tripler les surfaces en bio d’ici 2012 et l’accroissement de la demande des consommateurs, la France est enfin en train de rattraper son retard par rapport aux autres pays européens », estime ainsi Marie-Catherine Schulz, chargée de mission agriculture à FNE. En 2009 en effet, le pays se classait encore en cinquième position en termes de production, loin derrière l’Espagne (1,3 million d’hectares soit le double de la surface française).
Du côté des ventes, la croissance est également au rendez vous. Les premiers chiffres 2010 portant sur la grande distribution hors hard discount) où se réalise 83% des ventes, montrent que les boissons, et particulièrement les jus de fruits, ont font un bond de 31% quand les produits frais ont grimpé de 18%, l’épicerie de 16% ou le lait de 4,4 %. On note aussi le décollage des gammes surgelé et traiteur, précise l’agence Bio. Rappelons tout de même que le bio a rapporté 3 milliards d'euros de chiffre d’affaires en 2009 (contre 1,6 en 2005), ce qui représente seulement 1,9% du marché alimentaire total (contre 1,1% en 2005). Pour doper la consommation, le ministère de l’alimentation élabore donc un cahier des charges sur la restauration à caractère commercial et prévoit de modifier le code des marchés publics d’ici la fin de l’année pour permettre aux cantines publiques d’accorder une préférence aux productions issues de circuits courts, et donc de produits bio.
Des conversions qui doivent encore être accompagnées
Une telle montée en charge, si elle est souhaitable, n’est pas sans poser quelques problèmes, particulièrement d’ordre financier. Cet été, les agriculteurs et les associations avaient tiré la sonnette d’alarme : selon les correspondants en région de FNE, 15 à 25 % des demandes de conversion à l’agriculture biologique risquaient de ne pas être honorées faute de budget disponible…Un signal finalement entendu par le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture qui, le 28 septembre, a annoncé avoir dégagé 6 millions d’euros supplémentaires pour les aides à la conversion 2010. « Au total, en 2010, plus de 100 millions d’euros seront dédiés à la production biologique, dont 10 millions du ministère pour les conversions engagées cette année », précise ainsi le ministère.
Par ailleurs, plusieurs dispositifs permettent de structurer la filière, encore faiblement organisée en France. Le ministère affirme y avoir consacré près de 10 millions d’euros depuis 2008 en priorisant l’accès au Fonds d’intervention stratégique des industries agroalimentaires (FISIAA), renforçant ainsi l’action de l’Agence Bio dans ce domaine. L’agence gère en effet le fonds « Avenir Bio » doté de 3 millions d’euros par an et qui permet de soutenir les projets professionnels (collecte, transformation, commercialisation) -de dimension nationale ou supra régionale-, pour accroître de l’offre de produits « bio » en France. Cinq appels à projets ont été lancés en 2008, 2009 et 2010, tandis que 76 porteurs de projets ont bénéficié d’aides directes du fonds, principalement dans le Grand ouest et le Sud. Les agriculteurs peuvent également bénéficier d’autres dispositifs d’aide comme des crédits de la part des collectivités territoriales, des directions régionales en charge de l’agriculture, de France Agri Mer ou de l’agence de l’eau. L’Aquitaine a ainsi été la première région de France à avoir mis en place un fonds de structuration amont/aval des filières biologiques dès 2007, pour un montant de 400 000 euros en 2009/2010. Enfin, le crédit d’impôt (déplafonné) applicable aux exploitations biologiques, a également été reconduit pour deux ans.
Cela ne sera pas de trop si l’on en croit les projections de croissance auxquelles s’est livrée pour la première fois l’agence Bio. En se basant sur les chiffres 2009 (+ 24% de croissance du nombre d’exploitation) et une surface moyenne de 45 hectares, elle table sur 33 000 exploitations pour 1,4 million d’hectares en 2012, soit 4,8 % de la surface agricole utile française. C’est bien, mais cela ne sera encore pas suffisant pour atteindre l’objectif de 6% de la SAU prévu par le Grenelle à cette même date.
(Source : Novethic.fr)
05:40 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.09.2010
Fronton: le bio prend racine
De Castelnau d'Estrétefonds à Fronton, de Vacquiers à Campsas, de Villaudric à Labastide-Saint-Pierre… partout dans le vignoble, ils gardent les yeux rivés sur la météo… Les vignerons savent qu'un petit rien peut tout changer. Septembre est pour eux le mois de la vigilance, celui que l'on attend aussi avec impatience, le mois des vendanges. Dans le Frontonnais, elles démarrent tout doucement, de manières éparses. Comme chaque année, le « gamay » i ouvre le ban. Puis l'on passera aux autres cépages, cabernet, syrah, malbec et négrette qui constituent le gros de la récolte sur ce territoire de plus de 2400 hectares. Petites ou grandes propriétés profitent donc pour certaines d'un dernier week-end un peu tranquille avant le grand rush qui commencera dans quelques jours. C'est le cas au château Laurou, l'un des cinquante chais particuliers, où l'on lancera l'offensive en début de semaine. Un château où l'on est rôdé à l'exercice, l'un de ceux aussi que l'on pourrait qualifier de nouvelle génération ou l'on opère depuis peu une conversion bio.
Qualité et pureté
C'est un peu la nouveauté de cette année dans le vignoble que cette émergence de ce type d'agriculture. Pour Guy Salmona, propriétaire de Laurou, « Il s'agit là d'un simple choix personnel qui ne doit en rien dénigrer les méthodes plus traditionnelles tout aussi efficaces. Pour ma part, j'ai eu envie de faire rimer qualité avec pureté. C'est tout. La pharmacopée traditionnelle et peu satisfaisante à mes yeux. Nous avons donc commencé abandonner progressivement les produits systémiques voilà quelques années. Aujourd'hui, on traite plus sur la base d 'observation. Et c'est évident qu'il y a une demande en la matière ce qui ne peut que fonctionner ». Chez Laurrou, les premières récoltes dites bio se feront en 2012. A ce jour, une seule exploitation est labélisée, celle d'Ali Mahmmoudi, au Château Saint-Louis mais l'on compte une dizaine de chais en pleine reconversion. « Il y a une volonté de cultiver ainsi tout en conservant à l'esprit que beaucoup de bons vins sont issus de cultures traditionnelles ; c'est une question de choix… », confirme Nicolas Garcia, directeur du syndicat des vignerons.
Cultiver sa vigne en bio a cependant quelques contraintes. Plus de main-d'œuvre. Plus de passages en tracteurs et également une surveillance de tous les instants. Un vrai défi dans ce vignoble en pleine mutation où le bio fait son entrée avec la ferme intention d'y prendre racine.
Le chiffre : 75 ooo
Hectolitres sont produits chaque année dans le Frontonnais.
30% en rosés, le reste en rouges.
50% sont vendus en grande distribution, 14% à la propriété, 16% en restaurant, hôtels, 20% à l'export (Canada, Belgique, USA, Chine etc.)
La phrase
« L'agriculture biologique est un choix personnel. Elle doit se faire aux côtés de l'agriculture traditionnelle et non contre elle». Guy Salmona, Château Laurrou
(Source : La Dépêche.fr)
05:53 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02.08.2010
L'Union - Un repas bio par mois
Le conseil municipal a voté à l'unanimité, lors de sa séance de la semaine dernière, les nouveaux tarifs de la cantine municipale pour l'année scolaire à venir. Le prix de base a dû être augmenté de 17 centimes par repas, pour, d'une part, tenir compte de l'inflation (5 centimes) et d'autre part, pour la réintroduction d'un repas bio tous les mois (12 centimes). La filière bio présentant désormais des prix plus attractifs, ce retour dans les assiettes des scolaires correspond à une volonté de la municipalité soutenue par les parents d'élèves. La nouveauté concerne l'instauration de tarifs dégressifs. Ceux-ci seront désormais modulés selon les revenus des familles. Pour en bénéficier les parents devront produire, en justificatif, l'attestation de quotient familial fourni par la Caisse d'allocations familiales. Le prix du repas va désormais varier de 1,21 € à 3,25 € pour un enfant de la maternelle et de 1,25 € à 3,35 € pour un enfant du primaire. Ces nouvelles dispositions seront communiquées aux parents d'élèves dès la rentrée scolaire.
(Source : La Dépêche.fr)
10:06 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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22.07.2010
« Le Jardin de Fanou » Producteur bio de Fronton à la cantine de Bouloc
Notre fournisseur en Paniers Fruits&Légumes Bio local, "Le Jardin de Fanou", fournit la cantine de Bouloc en produits bio. Une excellente démarche de la municipalité de Bouloc qui agit d'ores et déjà en prévision des 20% d'aliments bio obligatoires à partir de 2012 dans la restauration collective.
De plus, cette démarche vient prouver vis à vis des élus, dont les priorités sont plus axées sur la comptabilité plutôt que sur une démarche citoyenne de qualité, que la production locale est non seulement excellente mais aussi à coût égal ..., de quoi rompre avec des contre-vérités !
Il s'agit bien d'une démarche volontaire pour la promotion des producteurs locaux et du commerce local.
Félicitations à l'association locale boulocaine CDCV qui a toujours fait la promotion du Bio dans les cantines et de la production locale jusqu'à sortir la calculatrice pour les plus sceptiques concernant d'éventuels surcoûts !
A suivre sur Fronton ... et les communes du Frontonnais.
Franck Laborderie-Cavada
Association IACA
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Bouloc - Le bio à la cantine
Depuis le mois de mai, les menus du restaurant scolaire, ainsi que ceux servis au centre de loisirs, à la crèche et aux personnes âgées, proposent quelques produits bio, frais et de saison, et cela sans le moindre surcoût.
Soucieuse de fournir une qualité alimentaire, la mairie s'approvisionnait déjà pour le pain et la viande auprès des bouchers et des boulangers du village.
Pour prolonger cette démarche, visant au respect de l'environnement, le conseil municipal avait inscrit dans son programme, l'introduction à la cantine de produits bio.
Une 1re étude révélait un surcoût de ces produits de 25 % en moyenne ainsi que des provenances parfois très éloignées dégageant un très mauvais bilan carbone.
Il est donc apparu assez vite que la meilleure solution relevée d'un approvisionnement local.
C'est un agriculteur bio local, M. Guérin du Jardin de Fanou, qui fournit donc désormais des fruits et légumes bio à la cantine.
Les plus jeunes enfants de la crèche pourront ainsi bénéficier de « purées bio ».
C'est une 1re étape engagée par la commune, mais s'inscrivant dans une démarche de développement durable cohérente. C'est aussi une opportunité pour les producteurs locaux de répondre à une demande locale croissante.
(Source : La Dépêche.fr)
05:38 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE, Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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