13.10.2011

L'inflation se maintient à un niveau élevé

PARIS (Reuters) - L'inflation en France s'est maintenue à un niveau élevé en septembre, l'énergie et l'alimentation demeurant les principaux postes de hausse du budget des consommateurs.

La progression des prix est néanmoins insuffisante pour déclencher une revalorisation automatique du Smic et laisse une nouvelle fois le gouvernement seul arbitre en la matière.

Sur un mois, les prix à la consommation de septembre ont reculé de 0,1%, selon les dernières statistiques de l'Insee, principalement du fait de la baisse saisonnière des prix des services.

Sur un an, la hausse s'inscrit toutefois à 2,2%, un rythme identique à celui du mois dernier qui avait porté l'inflation à son plus haut niveau depuis près de trois ans.

L'indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres membres de la zone euro, est stable sur un mois et en hausse de 2,4% sur un an.

Dix-huit économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une accélération de l'indice IPCH de 0,3% d'un mois sur l'autre et 19 autres de 2,6% sur un an.

Les prix de l'énergie ont nettement augmenté, de 0,7% par rapport à août et de 12,1% par rapport à septembre 2010, tandis que les prix de l'alimentation affichent également un renchérissement, de 0,2% sur un mois et de 3,1% en rythme annuel.

L'indice des prix hors tabac des ménages ouvriers ou employés, sur lequel est indexé le Smic, monte de 1,96% par rapport à son niveau de novembre 2010, mois qui avait déclenché la dernière revalorisation, soit quatre centièmes de points en dessous du seuil de 2% nécessaire à une augmentation automatique.

Le Smic est fixé à 9,00 euros brut de l'heure, soit 1.365 euros pour un temps plein mensuel.

(Source : fr.Reuters.com - Matthias Blamont, édité par Patrick Vignal)

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01.04.2011

Un Français sur trois ne partira pas en vacances cet été

Les effets de la crise se font sentir cette année dans le secteur du tourisme. Selon une étude rendue publique mercredi matin par le Cabinet Protourisme, environ trois millions de Français partis en vacances en 2010 y renonceraient cette année.

En 2010, 72% des Français avaient l'intention de partir en vacances (au moins une nuit hors de chez eux) contre 66% cette année. Cette baisse significative des intentions de départs est due à la crise économique et au chômage qui touchent les Français.
Ce sont en effet les personnes qui sont dans des situations précaires professionnellement et économiquement qui renonceront à leurs congés : les foyers monoparentaux, les employés en CDD ou intérimaires et les chômeurs. De même, les retraités et les ruraux partiront moins que les Franciliens ou que les personnes appartenant à des catégories professionnelles supérieures.

Par ailleurs, plus de la moitié de ceux qui vont partir (52%) comptent passer leurs vacances en France. 23% devraient aller à l'étranger et 25% souhaitent faire les deux.

Le budget moyen alloué aux vacances s'élève à 2 079 euros, soit une baisse de 7,2% par rapport à 2010. Les Français dépenseront en moyenne 99 euros par jour, niveau identique à celui de 2010. La durée moyenne des vacances sera de 18 jours contre 23 jours l'an dernier.

Les vacanciers feront des économies principalement sur les sorties au restaurant et sur les achats de cadeaux et de souvenirs. Les Français économiseront également sur l'hébergement et compteront sur les amis ou les membres de la famille pour leur séjour. Les réservations dans les campings pour cet été sont aussi en nette augmentation.


(Source : La Dépêche.fr)

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30.03.2011

Les factures de gaz et d'électricité flambent

En plein contexte de baisse généralisée des prix mondiaux du gaz, le groupe EDF Suez annonce qu'il augmentera ses tarifs de 5,2 % en moyenne au 1er avril , + 61 % en 5 ans ! Gaz et électricité la semaine dernière… la facture énergétique vire au rouge.

u bout des comptes, la facture promet d'être salée. Après l'électricité, +6,4 % en un an, les carburants, +17,3 %, les prix à la consommation, assurances, loyers et autres complémentaires, c'est au tour du prix du gaz naturel de flamber.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) l'a annoncé hier : les tarifs augmenteront de 5,2 % au 1er avril, portant l'augmentation des prix à 21 % depuis un an et à 61 % depuis juillet 2005. Plus précisément, la facture augmentera en moyenne de 6,70 euros par an pour les ménages abonnés au gaz pour la cuisson, de 14 euros pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et l'eau chaude et de 50 euros par an pour les foyers qui se chauffent aussi au gaz. Et pour les 600 000 foyers qui cumulent les utilisations, l'augmentation sera de 9,4 %, soit + 226€/an hors TVA. Pour atténuer la hausse, le ministre de l'Énergie Éric Besson avait annoncé début mars un relèvement de 20 % du rabais accordé aux ménages les plus modestes dans le cadre du tarif social du gaz - « de 118 à 142 euros », avait-il annoncé. La CRE a donné son aval à ce rabais, lundi.

Maigre consolation. Selon Caroline Keller de l'UFC Que Choisir, « la facture des ménages chauffés au gaz a déjà augmenté de 200 euros » en moyenne. Et cela vaut pour les 88 % des 10,7 millions de foyers abonnés au gaz qui sont assujettis aux tarifs réglementés, réévalués en principe tous les trois mois en fonction d'une formule mathématique complexe fixée par arrêté ministériel. Les associations de consommateurs tirent la sonnette d'alarme autant qu'elles le peuvent. D'autant que la hausse du prix du gaz intervient dans un contexte de renchérissement général des prix de l'énergie : +15 % en un an, dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut. Et EDF réclame une hausse de plus de 30 % de ses tarifs d'ici à 2015, dans le cadre de la libéralisation du marché de l'électricité selon un document dévoilé par Les Echos la semaine dernière.

Ces flambées énergétiques, l'UFC Que Choisir les estime « insupportables » et « entend tout mettre en œuvre pour que l'État garantisse enfin aux Français une accalmie véritable et durable après ces tempêtes tarifaires ». Même son de cloche du côté de la CLCV qui dénonce haut et fort une augmentation « absurde et bien malvenue en plein contexte de baisse généralisée des prix mondiaux du gaz ».

Le chiffre : +15 %

Depuis un an, les prix de l'énergie ont flambé de 15 %, dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut, selon les chiffres de l'Insee pour le mois de février.

Comment EDF et GDF justifient l'augmentation des tarifs

Depuis début 2010, ce n'est plus le gouvernement qui propose les hausses ou les baisses de tarifs, mais le groupe GDF Suez, détenu à 35 % par l'État. La Commission de régulation de l'énergie vérifie ensuite que les mouvements tarifaires réclamés par l'ex Gaz de France sont conformes à la formule de calcul des prix, qui est censée refléter l'évolution du coût du gaz importé par la France. GDF Suez se fournit principalement via des contrats fixés pour 20 ans avec les pays producteurs (Norvège, Algérie, Russie, etc.). Ces contrats (et donc les tarifs) sont indexés sur l'évolution du taux de change euro/dollar, les cours du fioul, les cours du pétrole brut et les « prix du gaz naturel coté aux Pays-Bas ».

Électricité. La hausse des tarifs est une question récurrente chez EDF. Aujourd'hui, elle s'inscrit dans le cadre de la loi dite « Nome » (Nouvelle organisation du marché de l'électricité) votée l'an dernier pour doper la concurrence dans le secteur. Dès juillet, l'ancien monopole public sera obligé de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF-Suez, Poweo, Direct Énergie…). EDF réclame un prix de cession d'au moins 42 euros le mégawattheure (MWh), qui devra même atteindre 46 €/MWh à terme, soit 48 % de plus que le prix actuellement payé par le consommateur sur sa facture d'électricité (31 €/MWh).

"Une situation absurde"

Thierry Saniez délégué général de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).

La facture énergétique commence à être sérieusement salée en France. Est-ce justifié ?

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une explosion des dépenses contraintes de trois à quatre fois supérieure à l'augmentation du pouvoir d'achat : assurances, complémentaires, loyers, consommation, électricité, gaz… L'environnement est loin d'être favorable. ça va finir par poser problème du fait notamment des difficultés rencontrées par un nombre croissant de personnes qui ne peuvent plus faire face aux dépenses, notamment les classes moyennes (*), principal moteur de l'économie française.

Plus précisément, concernant l'augmentation du tarif du gaz ?

C'est inexplicable et problématique. Sur les prix mondiaux, le gaz a baissé de 30 % en deux ans ! De nouveaux gisements ont été découverts, d'autres moyens d'extractions ont été mis au point, et les façons d'exporter et d'importer ont été simplifiées grâce à la liquéfaction du gaz. Il est totalement anachronique que le consommateur français ne bénéficie pas de cette baisse du fait que dans l'Hexagone, les prix du gaz restent totalement indexés sur les prix du pétrole. Cette situation est totalement absurde !

Comment la CLCV entend-elle se positionner ?

Nous demandons à GDF-Suez, dont je rappelle que l'État est toujours actionnaire à 35 %, d'être transparent sur les coûts d'approvisionnement réel de ces trois dernières années. On imagine mal que la clause d'indexation n'ait pas été revue au regard des évolutions des prix mondiaux.

Et, en cas de non-transparence ?

Nous envisageons une action plus visible qui consisterait à mobiliser directement les consommateurs sur le terrain.

Recueilli par Ch.R.-P.

(*) Chez les classes moyennes, le salaire médian est évalué à 1 500 €/ mois, 2 000 € pour un couple sans enfant, 3 000 € pour une famille avec deux enfants.

(Source : La Dépêche.fr)

19.01.2011

Les compétences du Gouvernement ... pour appauvrir les citoyens

Augmentation décidée par le  gouvernement de la TVA par-ci, répercution aux consommateurs par une augmentation des cotisations par-là, augmentation de l'électricité, augmentation du gaz, augmentation des assurances, augmentation des forfaits téléphoniques, ....la liste est longue..., et augmentation du carburant incontrolable depuis la suppression de la TIPP flottante dès l'arrivée du dernier président.

En parallèle, les dirigeants des sociétés, pour la plupart côtées en bourse, se partagent le pactole des bénéfices avec les actionnaires tout en gardant une certaine réserve vis-à-vis de leurs salariés afin de justifier le gel des salaires durant ces dernières années...

A qui tout cela profite ?

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Carburant : on se sert au compte-gouttes

Fin décembre, les prix du carburant sont montés en flèche. La plupart des consommateurs freinent sur cette dépense : plein au compte-gouttes, grivèlerie, transports en commun, chacun a sa méthode.

Drôle de cadeau de Noël : depuis la fin décembre, une vague de flambée des prix touche le carburant. A 98 $ le baril de pétrole brut, les prix du litre de sans plomb dépassent allègrement 1,50 €. Ce phénomène a-t-il modifié les habitudes des consommateurs ?

Pour une grande majorité, oui : « En ce moment, c'est vraiment cher, on fait plus attention : je n'en prends pas moins à la fois, mais j'effectue moins de trajets » témoigne un automobiliste. Même logique pour nombre de clients rencontrés à la station-service, qui laissent de plus en plus la voiture au garage pour privilégier les transports en commun : « Cela fait six mois que je freine sur le carburant et que je me déplace davantage en bus. Pourtant je n'ai qu'un scooter Piaggio qui ne consomme pas grand-chose, mais c'est toujours ça de gagné ! », considère cette jeune femme. Beaucoup d'automobilistes possédant des voitures standard, notamment des personnes âgées, essaient de se limiter à 35 € par plein. « Je suis déçue, sur TF1 ce midi ils estimaient le litre de SP95 à 1.49€. Là il est plus cher… » soupire une dame.

D'autres préfèrent la méthode du compte-gouttes, comme Catherine : « Je mets 5-6 € à la fois et je tiens une petite semaine avec. Tous les trajets courts, je les fais à vélo. La voiture devient vraiment un gouffre financier, je ne la garde plus que pour l'exceptionnel » explique cette Toulousaine. Les petites dépenses sont de plus en plus répandues, mais leur importance est plus ou moins grande selon le quartier, et donc le panier moyen du consommateur. Ces petites quantités sont aussi un moyen de ne pas se faire voler un réservoir plein pour les automobilistes qui laissent leur voiture dormir dehors.

La grivèlerie, nom d'oiseau désignant le fait de partir sans payer, est l'autre méthode permettant d'économiser sur ce poste de dépense. « Il y en a toujours. Mais les gens sont un peu plus rebutés par les caméras de vidéosurveillance qui ont été installées dans toutes les stations et qui nous permettent de faire un dépôt de plainte au commissariat. Avec leur plaque d'immatriculation, ils peuvent être facilement retrouvés dès que la police donne une suite à l'affaire », explique Philippe Pac, gérant d'une station Avia. Malgré la hausse, certains n'ont pas encore prévu de modérer leur consommation : soit parce que leur travail ne leur permet pas de limiter leurs déplacements, soit parce qu'ils ont investi dans une voiture moins gourmande en carburant, soit parce « c'est le patron qui paye ! »…

Le chiffre : 98

Le prix, en dollars, du baril de pétrole brut.

Plus concrètement, cela se répercute sur du sans-plomb 95 à plus de 1.50€ et du 98 à plus de 1.55€. Le gazole se situe au-dessus de 1.30€.

(Source : La Dépêche.fr)

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10.09.2010

Pourquoi le pouvoir d'achat va baisser

Hausse du tarif des « box internet » programmée, des cigarettes plus coûteuses en novembre, et peut-être bientôt la baguette ou le poulet plus chers. Impôts, gaz, électricité… cette rentrée est placée sous le signe de la baisse générale du pouvoir d'achat.

Nicolas Sarkozy avait promis qu'il serait le Président du pouvoir d'achat : c'est raté. Cette rentrée est plus que jamais placée sous le signe des hausses et de la vie chère.

Hier Christine Lagarde a jugé « hautement probable » la hausse de la TVA sur les « box » internet. Le Figaro croit savoir que le tabac augmentera de 6 % en novembre. La note des impôts locaux promet d'être salée en 2010. Et d'autres mauvaises nouvelles se profilent à l'horizon. On craint que les incendies de Russie fassent flamber le prix du blé, et donc de la baguette. Et que la ruée sur les céréales se répercute, selon le groupe Doux, sur le prix des poulets… de grains ! On ne sait pas non plus encore quelles seront les répercussions de la catastrophe du Pakistan sur le prix du textile.

« Les consommateurs subissent en ce moment une série de hausses sur les dépenses contraintes, celles que l'on ne peut pas éviter, explique Thierry Saniez, délégué général de la Confédération du Logement et du Cadre de Vie (CLCV). Et elles ont un effet psychologique très fort. Ces dépenses font que dès le début du mois, les classes moyennes se retrouvent avec un budget amputé de 60 %. Pour les classes défavorisées, c'est de l'ordre de 90, voire 100 % ! »

Pour Thierry Saniez, le point le plus inquiétant concerne l'énergie : « Il y a en France 300 000 ménages, soit un million de personnes en exclusion énergétique, qui n'arrivent pas à payer leurs factures de gaz et d'électricité »

La confédération observe que le gaz, indexé sur le prix du pétrole alors que les réserves mondiales sont confortables, a augmenté de 50 % en 5 ans ! La hausse de l'électricité est le double de celle de l'inflation, les assurances ont augmenté de 3 à 5 % ces dernières années, et les complémentaires santé de 3 à 7 % !

Quant aux loyers, ils ont grimpé deux fois plus vite que l'inflation, également ; ce poste représente en moyenne 30 % du budget des ménages, parfois beaucoup plus pour les classes défavorisées.

« Les prix de l'immobiliser montent, et les aides au logement baissent de plus en plus, note Thierry Saniez. Dans un contexte où la crise fait rage et où beaucoup de personnes perdent leur emploi… » Une rentrée où il faudra donc serrer la ceinture…

Le chiffre : 50 %

de hausse pour le gaz en cinq ans. La CLCV dénonce le système d'indexation du gaz sur le prix du pétrole. La Commission de régulation de l'Energie a été saisie.

Des augmentations dans tous les domaines

B comme Baguette : le pain va-t-il augmenter suite aux incendies de cet été qui ont détruit le « grenier à blé » russe ? Mais le blé n'intervient que pour 5 % dans le prix de la baguette. Ainsi, si la tonne de blé augmente de 30 %, logiquement cela ne devrait entraîner une hausse que d'environ 2 centimes sur un pain à 1 €.

B comme Box. La ministre de l'Economie Christine Lagarde a jugé jeudi « hautement probable » le relèvement de la totalité de la TVA à 19,6 % pour les « box internet et reconnu le risque d'une probable « petite augmentation » des prix. Sans doute 5 € par mois de plus sur la facture.

E comme électricité. EDF réclame de nouvelles hausses, mais celle-ci est déjà du double de l'inflation.

G comme Gaz. Les tarifs ont augmenté de 5 % au 1er juillet dernier. Et de 50 % depuis 2005 !

I comme Impôts locaux. La note pourrait être salée dans un certain nombre de grandes villes en 2010. La faute, entre autres, à une augmentation de la valeur locative des immeubles.

P comme poulet. La hausse des céréales va-t-elle entraîner une hausse du prix de la volaille ? Oui, de 6 à 7 % déclare hier le groupe volailler Doux.

T comme Tabac : 6 % en novembre, sans confirmation hier.

(Source : La Dépêche.fr – par Dominique Delpiroux)

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10.08.2010

Electricité: le gouvernement dément une hausse de 9% pour certains foyers

Le ministère de l'Energie a assuré lundi que les tarifs des 500.000 ménages ayant souscrit un abonnement "EJP" (effacement jour de pointe) augmenteraient de moins de 3%, démentant une information du site internet de La Tribune qui faisait état d'une hausse de 9%.

"La hausse de tarifs pour ces clients sera inférieure à 3%, à la fois pour l'abonnement et pour le prix du kilowattheure", a indiqué le ministère de l'Energie et du Développement Durable à l'AFP.

Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière un relèvement de 3% des tarifs de l'électricité pour les particuliers, mais sans donner le détail des hausses pour chaque type d'abonnement.

Le site internet de La Tribune, citant un document du ministère, a fait état lundi midi d'une hausse de 9,2% du prix de l'abonnement et du kilowattheure des clients "EJP".

Ce type d'abonnement, qui n'est plus proposé par EDF à ses nouveaux clients, fait varier le prix du kilowattheure en fonction des jours.

"D'une manière générale, il y aura des écarts assez limités par rapport à l'augmentation moyenne de 3% annoncée la semaine dernière", a tenu à souligner le ministère.

Le ministère de l'Energie n'avait dans un premier temps pas souhaité commenter l'information de La Tribune, au motif que la hausse des tarifs devait encore être validée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

L'avis de la CRE est purement consultatif et sera publié au Journal officiel d'ici au 15 août, en même temps que les arrêtés fixant la hausse des tarifs.

Le ministère de l'Energie avait indiqué la semaine dernière que la hausse des tarifs serait "différenciée" selon le type d'abonnement, afin que chaque consommateur paye le coût réel de sa consommation d'électricité (coût du réseau et coût de la production).

"Sauf exception marginale, aucune option tarifaire ne conduit à une revalorisation hors de proportion avec la revalorisation moyenne", avait toutefois assuré le ministère sans plus de précision.

L'an dernier, la hausse des tarifs, de 1,9% en moyenne pour les ménages, avait caché de fortes disparités selon les clients. Ainsi, 1,5 million de clients avaient vu leur facture augmenter de plus de 15%.

Quelque 28,5 millions de clients particuliers sont actuellement soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés par EDF.

(Source : La Dépêche.fr)

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24.07.2010

Les ménages consomment moins

Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont chuté en juin de 1,4 % par rapport au mois précédent, contrecoup de la hausse de 0,6 % enregistrée en mai grâce à la Coupe du monde de football, a annoncé l'Insee hier. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, la consommation des ménages en produits manufacturés - qui représente environ un quart de la consommation totale - recule donc de 0,9 % après avoir déjà chuté de 1,9 % au premier trimestre, rappelle l'Institut national de la statistique. Ce repli « reflète un contrecoup technique qui était attendu après l'envolée des ventes de téléviseurs en mai », liée à la Coupe du monde de football, « et l'effet temporaire d'un début plus tardif des soldes d'été », estime-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. L'économiste Alexandre Law est pessimiste : « Un an après la fin de la récession, la crise demeure bel et bien présente pour les ménages. Et il est difficile de prévoir une franche embellie d'ici la fin de l'année ».

(Source : La Dépêche.fr)

22:18 Publié dans Thème : CONSOMMATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

03.06.2010

Electroménager : acheter écologique n'est pas rentable selon l'UFC

Selon une enquête menée par l'association de consommateurs, plus les appareils sont vertueux au plan énergétique, plus ils sont chers. Or, ce surcoût à l'achat n'est pas compensé par les économies d'énergie sur le long terme. L'UFC demande la création d'un bonus/malus pour inciter et récompenser le consommateur dans ses achats éco-responsables.

« Non seulement le surcoût des appareils électroménagers les plus écologiques est élevé, mais il n'est pas compensé par les économies d'énergie », dénonce l'UFC-Que choisir au terme d'une enquête menée dans 1 464 magasins répartis sur tout le territoire. L'association a choisi d'évaluer tous les modèles pour un type précis de réfrigérateur-congélateur et de sèche-linge, ces deux appareils représentant en effet  50% de la consommation d'électricité « spécifique », c'est-à-dire hors chauffage et éclairage. En moyenne, le surcoût pour l'achat d'un réfrigérateur-congélateur de classe A+ par rapport à la classe A est de 85 euros, et contrairement à ce que peuvent penser de nombreux consommateurs, ce surcoût n'est compensé qu'au bout de 10 ans par les économies d'énergie (9 euros par an, a calculé l'UFC). Quand à l'achat d'un produit de la classe A++, le surcoût étant de 282 euros, la compensation n'est tout simplement pas envisageable.
Pour les sèche-linge, le surcoût est encore plus élevé : ces appareils  se répartissent dans les classes A, B ou C, avec un surcoût de 532 euros pour la A, et 220 euros pour la classe B , alors que la facture d'énergie n'est allégée que de 290 euros pour l'un et 140 euros pour l'autre .


Ce bilan n'incite donc pas les consommateurs à acheter les produits les plus écologiques. Or, pour jouer sur leur comportement d'achat, encore faut-il qu'ils soient récompensés... C'est aujourd'hui l'inverse : les appareils les plus vertueux sont aussi les plus chers et restent destinés à un marché de niche. « C'est d'autant plus dommageable que la consommation d'énergie des ménages explose, en raison de la multiplication de ces appareils dans un même foyer et de leur taille. Cette dépense a doublé en 20 ans et concerne tout le monde », ajoute Alain Bazot, président de l'association. « Si l'on veut, dans la continuité du Grenelle, inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'énergies, les écogestes ne suffisent pas ».

Pas d'incitation

L'association préconise tout d'abord de reconsidérer le classement de l'étiquette énergie, qui se joue actuellement entre A et A++ pour les réfrigérateurs, les classes B à G ayant disparu, car devenues obsolètes. « Le consommateur croit acheter un produit très vertueux avec le A, alors que c'est devenu  le plus énergivore. Il n'est donc pas incité à acheter des équipements plus performants, de classe A+ et A++ », commente Alain Bazot. De même pour les sèche-linge, les D à G ne figurent plus sur aucun appareil. Or, l'étiquette énergie est désormais bien connue du public (80% des consommateurs selon l'Ademe), elle est même devenue le deuxième critère d'achat, après le prix - mais avant la marque.

Bilan : pour jouer sur le comportement des consommateurs, encore faut-il qu'ils soient informés sur les performances réelles des produits, d'une part, et qu'ils soient également récompensés de leur achat, d'autre part. « Il faut donner un « signal prix » à ces appareils et de démontrer leur intérêt économique, en plus du seul intérêt écologique. L'économie d'énergie coûte cher sur ces produits, et l'investissement n'est pas rentable », commente Alain Bazot.  L'UFC préconise donc un système de bonus/malus écologique, à l'image du dispositif appliqué aux véhicules. La mesure, envisagée lors de la première phase de discussions du Grenelle, a finalement été abandonnée, mais l'UFC veut continuer à la défendre : un bonus pourrait, selon l'association, être octroyé aux produits les moins énergivores, et serait globalement compensé par un malus appliqué aux produits les plus consommateurs d'énergie. Et l'UFC de citer en exemple l'Italie, qui a créé une incitation financière allant jusqu'à.200 euros, faisant passer la part de marché des réfrigérateurs A+ et A++ à 46% en un an. En France, cette part est actuellement de 26%.

(Source : Novethic.fr)

02.06.2010

UFC-Que Choisir dénonce la dérive des frais bancaires

L'organisation de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dénonce la dérive des frais bancaires toujours plus illisibles et opaques, et fait des propositions concrètes à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, pour y remédier, dans un rapport publié mardi.

Mme Lagarde s'est déjà inquiétée de cette dérive et a confié une mission sur les frais bancaires en mars dernier à deux personnalités, Georges Pauget (ancien directeur général du Crédit Agricole) et Emmanuel Constans (président du Comité consultatif du secteur financier, CCSF). Ces deux personnalités devraient rendre un rapport à ce sujet courant juin.

L'UFC-Que Choisir demande pour sa part une "vraie réforme de la tarification bancaire", après avoir fait un point de la situation durant la période 2004-2009.

"Les brochures sur les tarifs publiées par les banques comptent en moyenne 24 pages et 303 tarifs, comparer les tarifs relève du parcours du combattant", relève UFC-Que Choisir. La palme revient à LCL avec une brochure de 63 pages et à la Caisse d'Epargne IDF avec 396 tarifs.

En outre, depuis 2004, les banques font payer des services qui étaient auparavant gratuits. En moyenne, il y a neuf nouvelles opérations facturées dans la banque de détail, qui s'ajoutent à la longue liste déjà existante des opérations payantes.

Les tarifs bancaires représentent 40% des revenus de la banque de détail, soit 15 milliards d'euros.

Les opérations tarifées sont décrites avec des "termes obscurs et incompréhensibles" pour le consommateur non-initié. Et de citer entre autres le CIC qui facture la "PFT : participation aux Frais de Traitement non automatisés".

L'association de défense des consommateurs dénonce aussi les packages vendus par les banques, censés être moins chers pour le consommateur et qui sont en définitive plus chers. Sur 12 banques étudiées, seuls deux proposent des packages intéressants. Les autres représentent en moyenne un surcoût de 25,7% pour le consommateur.

UFC-Que Choisir fustige aussi les tarifs appliqués par les banques en cas de découvert autorisé, avec des taux supérieurs au taux de 19,45% fixé par une jurisprudence de la Cour de Cassation de 2008.

Face à cette situation, l'association de défense des consommateurs propose sept mesures à Mme Lagarde, ayant pour but d'instaurer plus de transparence dans ces tarifs et d'en diminuer le montant.

Les frais devraient avoir la même dénomination, quelle que soit la banque, afin que le consommateur puisse choisir en connaissance de cause. Au début de chaque brochure, il devrait y avoir aussi un récapitulatif des principaux tarifs.

UFC-Que Choisir propose également la création d'un observatoire des tarifs bancaires, qui "mettrait régulièrement les feux de l'actualité" sur cette question. "Les banques vivraient un peu moins cachées", a indiqué à ce propos un responsable de l'association.

Enfin, il faudrait également limiter le nombre et le montant des frais sanctions encaissés par les banques.

Dans la législation actuelle, si "un client sort des clous, s'il se noie, au lieu de recevoir une bouée de la banque, il reçoit une barre de fonte qui l'enfonce encore plus", a déclaré Maurice Roullet, administrateur d'UFC-Que Choisir, pour dénoncer ces frais.

Dans certains cas, les commissions d'intervention encaissées par la banque peuvent coûter plus de 1.000 euros par mois au client en difficulté.

Pour M. Roullet, c'est le "début de l'engrenage".

(Source : La Dépêche.fr)

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20.05.2010

Carburants : 10 conseils pour dépenser moins

Conduite souple. A contrario, une conduite agressive augmente de 40 % la consommation, soit 4 euros de dépense pour 100 km.

Couper le moteur au feu rouge. Pour tout arrêt de plus de 30 secondes, il est plus économique de couper le moteur. On estime que l'action de redémarrer équivaut à faire tourner son moteur au ralenti pendant 7 à 10 secondes.

Filtre à air. À changer tous les 30 000 km, c'est conseillé.

Air conditionné. À faible vitesse et à l'arrêt, c'est économique de se passer de la climatisation. En revanche, il en est tout autre lorsqu'on roule sur l'autoroute.

Le poids du véhicule. Comme tout corps humain qui consomme moins d'énergie quand il est léger, le véhicule aura besoin de moins d'essence s'il est le plus léger possible.

Réservoir jamais plein. Toujours la question du poids du véhicule : on conseille de ne jamais remplir son réservoir mais de le maintenir à moitié plein (sauf pour les longs trajets).

Pneus gonflés. C'est banal, mais des pneus correctement gonflés permettent de réduire la consommation d'essence de façon significative.

Covoiturage. Quand l'essence augmente trop, rouler seul sur des trajets quotidiens est une aberration. le covoiturage est la meilleure manière de faire des économies à la pompe.

Équipements. Indicateurs de consommation, régulateur limiteur, système de navigation et infos trafic permettent aussi de moins dépenser.

Voitures écolos. Mieux vaut pour un prochain achat opter pour des voitures économes en carburants.

Pétrole : à qui profitent les augmentations ?

Dans l'Hexagone comme ailleurs, le prix de l'essence en France dépend de l'évolution du cours du baril de pétrole, lui-même subissant de fortes variations selon la conjoncture mondiale, mais selon aussi la période de l'année. Les mois de juillet et d'Août, qui correspondent à nos périodes de vacances avec une forte envolée de la consommation de carburants, est aussi l'époque des traditionnelles hausses de carburant. Depuis 2005, les prix ont connu des flambées. En janvier 2004, le baril se payait moins de 40 dollars. Il avoisine aujourd'hui les 65 à 70 dollars. Alors à qui profitent les hausses ?

> Aux pays producteurs d'abord, les premiers à tirer partie des cours élevés. Avec un baril à 65 dollars, ils collectent jusqu'à deux milliards de dollars par jour.

> Aux compagnies pétrolières dont les cours de bourse augmentent en même temps que celui du baril. L'an passé, Total, le géant pétrolier français, a réalisé un chiffre d'affaires de 130 000 milliards d'euros.

> À l'État avec sa « cagnotte souvent évoquée constituée à partir des taxes pétrolières. Celles-ci se composent principalement de la TVA et de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers, la fameuse TIPP). Depuis la loi de finances 2006, les régions perçoivent une part importante de la TIPP (en 2007, plus de 6 milliards d'euros sur 25 milliards en tout. ). De 2007 à 2009, les fractions de tarifs régionales ont augmenté en même temps que les nouveaux transferts de compétences.

Autrement dit, au cours du baril qui influence les prix à la pompe, s'ajoutent différentes taxes prélevées par l'État français. Approximativement, le prix de l'essence que nous achetons est constitué de près de 70 % de taxes.

(Source : La Dépêche.fr)

05:30 Publié dans Thème : CONSOMMATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : essence, économie, consommation, carburant | |

29.01.2010

Ticket-resto, vous ne pourrez plus faire vos courses avec

Alimentation. Dès le 1er mars, la grande distribution n'acceptera qu'un seul titre à la caisse pour des produits déterminés.

La pression des restaurateurs a finalement payé. À compter du 1er mars, les Français ne pourront plus régler la totalité de leur facture à la caisse des supermarchés en utilisant des tickets-restaurant. Désormais, un seul titre-restaurant sera accepté par passage en caisse, avec une tolérance toutefois pour deux. La crise a semble-t-il amplifié cette pratique chez certains consommateurs, ce qui a eu pour effet d'irriter les professionnels de la restauration qui dénoncent une concurrence déloyale. Les grandes et moyennes surfaces se sont engagées à respecter la réglementation à partir du 1er mars 2010, après avoir signé une charte le 12 février dernier avec la CNTR et la FCD, ainsi que Leclerc et Intermarché (qui ne sont pas adhérents de la FCD), de manière à ce que l'utilisation des titres-restaurant soit effectivement limitée aux familles de produits « éligibles ». La liste des produits éligibles sera validée et revue chaque année par la CNTR avec chaque enseigne.

Les consommateurs pourront utiliser le titre-restaurant pour acheter « des préparations alimentaires immédiatement consommables et permettant une alimentation variée », comme les plats cuisinés frais, sous vide et en conserve, les sandwiches, les salades préparées et les salades de fruits.

« Le délai qui était accordé à la grande distribution pour se mettre en règle touche donc à sa fin », explique Jean-Michel Reynaud, président de la Commission nationale des titres-restaurants (CNTR). L'an passé, la CNTR, qui gère le système des tickets-restaurants et représente les différentes parties associées à son fonctionnement (employeurs, salariés, restaurateurs, sociétés émettrices de titres), a réussi à mettre tout le monde d'accord.

Il est vrai qu'en la matière la réglementation était des plus floues. « Les titres sont exclusivement consacrés au règlement d'un repas ou de préparations alimentaires, sous réserve de leur acceptation par les professionnels », souligne la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur son site internet.

Les titres-restaurants seront désormais uniquement acceptés dans les caisses de sortie des magasins, qui ne rendront toujours pas la monnaie sur ces titres. « Toute infraction constatée peut entraîner la suspension immédiate de l'agrément du magasin concerné », a prévenu le président de la CNTR.

Pourtant, la réglementation avait été assouplie l'an dernier. Les députés avaient voté un texte étendant l'utilisation des tickets-restaurant à l'achat des fruits et légumes. Une mesure justifiée par des impératifs de santé publique, expliquait alors la députée UMP, Valérie Boyer, dépositaire de ce texte dans le cadre de la loi « Hôpital, patients, santé et territoires ».

« Je paye avec, c'est commode »

Pour les utilisateurs habitués à payer avec des tickets-restaurant, la nouvelle réglementation est vécue comme « une douche froide ». « Jusque-là, c'était pratique, je m'en servais pour faire les courses, mais maintenant, il va falloir choisir les produits. Encore une fois, on nous impose un règlement sans nous demander notre avis », se désole Florence B, une Toulousaine de 43 ans, mariée et mère de trois enfants.

« Franchement, je ne vois pas en quoi ça pénalise les restaurants, ajoute-t-elle. Moi, je paye avec des tickets-restaurant parce que c'est souvent arrangeant. Comme je ne vais pas au restaurant tous les quatre matins, je préfère les utiliser quand je vais au supermarché une fois par semaine. »

Pour de nombreux ménages, c'est un petit plus non négligeable. « Moi, j'utilise souvent ceux de mon mari qui a environ une vingtaine de tickets à 7 euros par mois (140 euros quand même), aussi des tickets restaurants (rond rouge). Quand vous achetez de la viande dans une bonne boucherie en ville, on y gagne en qualité. Je crois qu'il y a aussi des épiceries fines qui les prennent. De nos jours c'est le système D. Il faut bien remplir le frigo ».

Florence, au demeurant, ne se prive pas d'utiliser des tickets pour la restauration. « Nous, on va une fois par mois au Mac Do, au Quick ou au Flunch avec des tickets, les enfants sont contents. En flânant en ville, il suffit de repérer les vitrines ou il y a le logo, c'est obligatoire », explique la mère de famille.

Florence a déjà remarqué que l'enseigne Carrefour ne prend les tickets-restaurant que « pour les sandwiches ». « Maintenant, je conçois qu'il y ait des pratiques peut-être discutables, conclut Florence. Après tout, les titres-restaurant, comme leur nom l'indiquent, sont faits pour que les employés déjeunent à midi ».

Un avantage social

1962 : Création du crédit repas avec le lancement du Ticket Restaurant® par Jacques Borel qui crée la société Crédit Repas.

1967 : Création du titre-restaurant.

En 1967, le titre-restaurant devient un avantage social, officialisé par une ordonnance. L'engouement des entreprises et de leurs salariés pour ce nouveau système de restauration exonéré de charges, ainsi que le fort développement du réseau des restaurants affiliés ont conduit à son succès.

Le ticket restaurant est un produit Accor Services, l'un des deux métiers stratégiques du groupe Accor. Aujourd'hui, c'est : 76 700 entreprises clientes, 8 millions d'utilisateurs, 238 000 prestataires affiliés et 735 collaborateurs.

Pour un marché estimé de 4,2 milliards d'euros en 2007. Environ 616,37 millions de titres restaurant ont été émis en 2007 par les quatre sociétés se partageant le marché. Soit 2,8 millions de titres utilisés par jour travaillé (sur une base de 220 jours par an). Près de 118 000 entreprises utilisatrices, dont 60 % de moins de 10 salariés.

(Source : La Dépêche.fr)

27.01.2010

Le bio trop cher en grandes surfaces

D'après une enquête de l'association de consommateurs UFC-Que choisir, les prix des produits bio restent trop élevés dans les grands magasins avec des marges bien supérieures aux produits conventionnels.

Le verdict est sans appel. Après avoir épluché les prix de plus de 1600 magasins, l'association de consommateurs UFC/Que Choisir a constaté qu'un panier de produits bio à marque de distributeur est en moyenne 57 % plus cher que le panier de marque de distributeur non bio. Les marques de distributeurs bio reviennent selon l'UFC Que Choisir 22 % plus cher que les marques nationales (non bio).

Dans l'enquête publiée par le mensuel Que Choisir, pour certains produits comme la farine, l'écart de prix est du simple au double entre la marque distributeur classique et celle labellisée bio.

L'agriculture biologique est structurellement plus chère car moins productive, c'est une évidence. Mais l'association estime que les marges pratiquées sur ces produits sont anormalement gonflées. Résultat : ces produits restent hors de portée de bien des bourses. D'après les données de l'Observatoire des prix et des marges, la grande distribution réalise en moyenne 50 centimes d'euro de marge par kilo de pommes classiques et 80 centimes pour les carottes. Lorsque l'on passe en bio, cette marge au kilo bondit à 1,09 euro pour les pommes et 1,33 euro pour les carottes d'après les calculs de l'UFC (différence entre prix relevés et cotation de Rungis).

«Le bio n'est pas moins cher en hypermarché, c'est une illusion, estime Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique. Mieux vaut privilégier la vente directe et les supermarchés spécialisés.» Tout en reconnaissant que les surcoûts des produits bio peuvent être importants, il déplore l'approche retenue par les grandes surfaces. «Pour ces magasins, le bio est devenu un produit d'appel sur lequel il faut proposer un maximum de références. Ils ont parfois du mal à organiser leur approvisionnement et certains produits ne sont pas forcément rentables, d'où ces marges gonflées pour maintenir leurs profits.» De son côté, l'UFC/Que Choisir appelle à une réduction de ces marges dans les grandes surfaces qui sont le principal lieu d'approvisionnement en produits bio. L'association souhaite aussi que l'Observatoire des prix et des marges intègre à l'avenir des produits bio dans le panel qu'il suit.

(Source : Le Figaro.fr)

23.12.2009

Consommation - La hausse des prix alimentaires, lucrative pour la grande distribution

Du 26 septembre au 10 octobre 2009, 102 associations locales, rattachées à l'association de protection des consommateurs UFC - Que Choisir, se sont rendues dans 1250 magasins de la grande distribution implantés en France. Ils y ont relevé les prix pratiqués en rayon de trois types de produits peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part majeure, à savoir la volaille, la viande de porc et le lait demi-écrémé. Les résultats de l'enquête ont révélé l'écart scandaleux entre les prix agricoles et les prix alimentaires pratiqués en aval, permettant aux industriels et aux distributeurs de s'octroyer des marges pour le moins abusives. De fait, entre septembre 2007 et septembre 2009, alors que le prix du lait payé à l'éleveur a baissé de 7 %, le prix de la brique Candia a augmenté de 5 % et celle de la marque distributeur de 11 % (France Agrimer et INSEE).
Parmi les produits étudiés, le contraste le plus frappant concerne la barquette de deux escalopes de blanc de poulets commercialisée par la marque Le Gaulois. En effet, bien que le prix agricole moyen au kilo soit de 2,11 € pour ce produit, le prix moyen en rayon est de 11,99 €, accusant un différentiel de 9,88 €.

A la lumière de ces observations, l'UFC Que Choisir a invité, par courrier, les enseignes concernées à s'expliquer sur ces marges outrancières. Mais, sur les 1120 lettres envoyées, seules 226 ont obtenu une réponse, soit environ 20 %. Loin d'être éclairantes, ces réponses n'ont fait qu'éluder la question, certaines arguant que : « Nos prix d'achat sont confidentiels ».

Dénonçant ce manque de transparence quant à la « construction des prix alimentaires », Que Choisir entend mettre un terme à ces dérives et réclame l'extension du coefficient multiplicateur à l'ensemble des produits bruts ou peu transformés. Déjà en application pour les fruits et les légumes, ce dispositif consiste à calculer un prix de vente maximal, en multipliant le prix agricole par un coefficient défini en accord avec les professionnels. S'adaptant aux variations des prix agricoles, ce système préserve à la fois les consommateurs et les professionnels, en permettant à ces derniers de répercuter la hausse des cours agricoles mais en les contraignant également à baisser les prix en rayon en cas de baisse.

Selon l'INSEE, les ménages consacraient en moyenne 15,5 % (hors alcool) de leur budget au domaine alimentaire en 2006. Or, dans le contexte actuel de faible pouvoir d'achat, accentué en période de fêtes de fin d'années, une hausse des prix alimentaires s'avère difficilement soutenable pour les consommateurs, et plus encore pour les ménages aux revenus modestes.

(Source : univers-nature.com)

10.12.2009

Consommation - Les prix flambent dans les rayons alimentaires

L'UFC-Que choisir publie une enquête accablante sur les marges de la grande distribution.

La grande distribution en fait-elle trop sur ses marges ? Il faut croire que l'UFC-Que choisir, doyenne des associations de consommateurs d'Europe occidentale, a pioché dans le bon rayon en publiant une enquête accablante sur le prix des produits alimentaires peu transformés. En clair, les grandes surfaces n'ont jamais répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes cette année. Résultat, elles ingurgitent des marges qui font rêver : pour un prix moyen payé au producteur de 2,11 euros, le prix du kilo de la barquette de deux escalopes de poulet est affiché entre 9,67 et 9,88 euros en rayon. Idem pour le prix du kilo des côtes de porc, acheté 1,34 euro à l'éleveur, et revendu 5,20 euros. Enfin, le lait n'est pas en reste : acheté 0,29 € au producteur, le consommateur le paye entre 0,43 et 0,53 centimes. Pourtant, entre 1992 et 2009, le prix agricole du lait a baissé de 5 % pour mieux rebondir de 22 % dans les rayons des supermarchés.

Forcément, en période de vaches maigres, de crise mondiale et de pouvoir d'achat en berne, tout cela fait désordre. L'alimentation représente plus de 15 % du budget des ménages (hors alcool), souligne l'association en citant les chiffres de l'Insee de 2006.

L'UFC-Que choisir, qui a envoyé 1120 lettres aux distributeurs, propose une solution : un coefficient multiplicateur qui s'appliquerait pour « les fruits et légumes, à tous les produits bruts ou peu transformés et au minimum pour les viandes fraîches de bœuf et de porc ».Ce qui reviendrait à calculer le prix de vente maximal en multipliant le prix agricole par un coefficient défini conjointement avec les professionnels, sur la base de l'historique hors période de crise. Un dispositif « adaptatif », explique l'association, permettant aux professionnels de « répercuter les hausses des matières premières ». Du coup, la chute des cours agricoles entraînerait de fait une baisse des prix dans les rayons. Tout le monde s'y retrouverait, y compris le consommateur.

Accusée d'opacité sur ses marges, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), répondant à l'UFC, estime que « les données de l'étude UFC ne traduisent pas l'évolution réelle des prix à la consommation » et affirme qu'elles « sont contredites par les données publiques de l'Observatoire des prix et des marges ». La réponse du berger à la bergère. La grande distribution s'enrichirait au détriment du consommateur ? « Notre métier génère une marge de 25 %. Elle correspond à des coûts et sert à rémunérer les emplois, la logistique. Ce n'est pas du profit. Au final, la marge nette n'est plus que de 1,5 % à 2 % en 2008 », répond le président de la FCD Jérôme Bédier.

(Source : La Dépêche.fr)

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