13.01.2010
Airbus, toujours numéro 1
L'avionneur a dépassé son objectif de 300 ventes en 2009. En dévoilant hier à Séville 310 nouvelles Commandes.
C'est à Séville, au pied même du deuxième exemplaire de l'A400 M, qu'Airbus a dévoilé hier son bilan commercial 2 009. Une fois encore la firme de Blagnac a réussi son pari fou d'engranger au moins 300 commandes alors que l'an dernier la crise a frappé de plein fouet les compagnies aériennes. Louis Gallois, PDG d'EADS, maison-mère d'Airbus, a annoncé hier avoir engrangé 310 ventes. Une performance qui prend des airs de tour de force tant le financement d'avions a été difficile l'an passé. John Leahy, le directeur commercial de l'avionneur, avait tablé sur un objectif de 300 mais les signatures de la toute fin décembre ont permis de dépasser cette barre symbolique. La compagnie Virgin Atlantic a notamment signé le 30 décembre un contrat portant sur l'acquisition de dix A330, le long courrier assemblé à Colomiers. Une bonne nouvelle donc pour l'industrie régionale de Midi-Pyrénées qui s'ajoute au record de livraisons battu en 2009. En effet, 498 appareils ont été livrés par Airbus, un niveau jamais atteint dans l'histoire de l'avionneur. Pour mémoire en 2008, Airbus avait livré 483 avions. « Qui pouvait croire au début de l'an dernier que nous atteindrions 498 livraisons ? » a souligné Louis Gallois. Ce chiffre aurait même pu monter à 499 si l'A380 destiné à Qantas avait pu être livré avant le 31 décembre. Il l'a été au tout début 2010. Une fois encore, c'est la star d'Airbus, l'A320, qui a cumulé à lui seul 402 livraisons. Par ailleurs, 86 longs courriers de la famille A330 et A340 ont été remis aux compagnies clientes au cours de l'année.
« LA CRISE N'EST PAS DERRIÈRE NOUS ! »
Du chiffre de 310 ventes doivent toutefois être retranchées les annulations enregistrées tout au long de l'année. Airbus a en effet encaissé 29 annulations (moins qu'en 2008) de la part de ses clients abaissant ses prises de commandes à 271 ventes nettes soit 34,9 milliards de dollars. Malgré ces désistements, les équipes d'Airbus ont avancé ou décalé les livraisons de plus de 600 avions afin de maintenir le niveau de production dans les usines. Malgré ces performances, « la crise n'est pas derrière nous » a lancé pour sa part Tom Enders, le PDG d'Airbus. En effet selon les prévisions d'Airbus, les ventes se situeront encore entre 250 et 300 commandes en 2010. Un niveau inférieur à la production et qui traduira pour la deuxième année consécutive la baisse du carnet de commandes. Malgré ces bons résultats, une inquiétude pointe sur l'A380 qui n'a toujours pas enregistré de nouvelles commandes et peine toujours à monter en cadence de production. 2009 permet tout de même à Airbus de se maintenir sur la première marche du podium devant Boeing qui n'a enregistré que 142 commandes nettes. Enfin une bonne nouvelle pour commencer 2010 !
(Source : La Dépêche.fr par Gil Bousquet)
13:50 Publié dans Thème : ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, airbus, aéronautique
01.11.2009
Le business vert, ça paie !
Economiste et climatologue (Météo France, CIRED - Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement), Stéphane Hallegate confirme la tendance qui se dessine : le business vert, ça paie !
La sphère économique ne peut plus ignorer la lutte contre le réchauffement climatique pour notre expert.
(Source : Arte.tv)
22:12 Publié dans Thème : ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2009
Menaces sur les subventions aux associations
Les associations se portent mal. Non seulement elles subissent à leur tour les effets de la crise, mais elles souffrent des mesures gouvernementales qui viennent encore limiter leurs moyens. Longtemps déliées des contraintes économiques, elles voient leur avenir s'assombrir avec, d'un côté, la chute des subventions que leur accordent les collectivités territoriales et, de l'autre, la suppression des personnels qui leur étaient détachés.
Négliger le monde associatif fortement ancré dans les territoires, c'est mésestimer la place qu'occupe ce secteur dans notre vie quotidienne. En France, l'économie sociale et solidaire regroupe 1,7 million de salariés, dont 1,2 million au sein d'associations qui représentent à elles seules 10 % de l'emploi salarié en France. « MM. Raffarin et Villepin avaient déjà baissé les subventions. Nous sommes maintenant à un seuil critique et totalement oubliés du plan de relance », déplore Jacques Henrard, le président de la Conférence permanente des coordinations associatives. Ce jeudi, la CPCA va justement interpeller le gouvernement sur la situation fragilisée des associations. Car si les aides d'État sont peu élevées, elles n'en constituent pas moins un levier pour l'obtention de subventions des collectivités. « Nous nous gérons comme des entreprises. Si on dépense plus d'argent qu'on en gagne, on meurt. Bientôt, on va être obligé d'engager des plans sociaux », menace Hélios Gonzalo, le président de la Ligue Midi-Pyrénées de l'Enseignement (FOL). De plus, les Associations éducatives complémentaires de l'enseignement public (Acep) se sont vu confisquer également les renforts dont elles disposaient de la part de l'Éducation nationale. Ce marasme est d'autant plus préjudiciable que les champs d'intervention de ces associations sont d'abord l'action sociale (un emploi sur deux), l'éducation et la santé.
Les secteurs les plus touchés
Les Droits des femmes. En 2008, les crédits consacrés par l'État au « conseil conjugal et familial » s'élevaient à 2,6 M€. Pour 2009, le gouvernement a prévu une enveloppe de 2,1 M€, soit une baisse de 20 %. Le Planning familial est parmi les premiers concernés. Certaines structures fonctionnent en totalité grâce aux aides de l'État. Animées par des bénévoles, elles ne pourront maintenir les permanences d'accueil si les aides sont supprimées. Brice Hortefeux s'est engagé à revoir sa copie.
L'agriculture. C'est la suppression pure et simple de la ligne « Animation rurale » dans l'agriculture. Plus de subventions du tout et plus de postes Fonjep (Fonds de coopération de la Jeunesse et l'Éducation Populaire). De fait, il n'y a plus aucune subvention, ni aucun poste Fonjep pour les Foyers ruraux, les MRJC, les Familles rurales… Le Ministère se désengage de ces actions d'animation pour se concentrer sur l'agriculture et la pêche.
Éducation populaire : Les subventions liées aux actions conduites en lien avec l'Éducation nationale sont en baisse de 25 %. Xavier Darcos, après avoir conduit la suppression des enseignants mis à disposition, annonce la suppression de la compensation financière des enseignants détachés pour la Ligue de l'Enseignement, les Francas…
Culture. L'État a beau dire qu'il soutient l'art, il taille dans les subventions qui permettent de produire des pièces de théâtre ou qui servent à financer des festivals de musique. L'an passé, les aides de 200 compagnies avaient déjà été rognées de 4 à 6 % et d'environ 17 % pour celles de l'action culturelle (projets menés dans les écoles, hôpitaux, quartiers défavorisés, milieux carcéraux…)
Région : des aides à l'emploi
Du judo-club à la MJC, de l'office du tourisme à la crèche parentale, Le conseil régional Midi-Pyrénées a renouvelé cette année son soutien au secteur associatif. Après avoir consacré 8 M€ l'an passé à la création d'emplois associatifs, un budget de 9 M€ accompagne la montée en puissance du dispositif d'aides. En février, la Commission permanente de la Région a adopté une subvention d'un montant total de 314 000€ pour la création de 23 emplois en Midi-Pyrénées. Ce dispositif d'aide à la vie associative a permis, depuis 2005, la création de 700 emplois pour un millier d'associations.
Chiffres
La première force. Le monde associatif français est la première force collective du pays. On compte en France 1 million d'associations. Selon la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA), il se crée plus de 200 associations par jour.
2 millions de salariés. Ils sont regroupés dans 180 000 structures employeurs pour un budget de 60 milliards d'euros. Le secteur associatif représente une force économique supérieure à l'industrie automobile. Selon la CPCA, ce secteur devrait être le premier contributeur du plan de relance des emplois aidés en 2009.
14 millions de bénévoles. On comprend mieux pourquoi les élus restent à l'écoute des associations qui sont des acteurs déterminants des politiques publiques nationales et locales.
(Source : La Dépêche.fr)
00:08 Publié dans Thème : ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association, subvention, politique, emploi, social, éducation, culture






