30.03.2011

Les factures de gaz et d'électricité flambent

En plein contexte de baisse généralisée des prix mondiaux du gaz, le groupe EDF Suez annonce qu'il augmentera ses tarifs de 5,2 % en moyenne au 1er avril , + 61 % en 5 ans ! Gaz et électricité la semaine dernière… la facture énergétique vire au rouge.

u bout des comptes, la facture promet d'être salée. Après l'électricité, +6,4 % en un an, les carburants, +17,3 %, les prix à la consommation, assurances, loyers et autres complémentaires, c'est au tour du prix du gaz naturel de flamber.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) l'a annoncé hier : les tarifs augmenteront de 5,2 % au 1er avril, portant l'augmentation des prix à 21 % depuis un an et à 61 % depuis juillet 2005. Plus précisément, la facture augmentera en moyenne de 6,70 euros par an pour les ménages abonnés au gaz pour la cuisson, de 14 euros pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et l'eau chaude et de 50 euros par an pour les foyers qui se chauffent aussi au gaz. Et pour les 600 000 foyers qui cumulent les utilisations, l'augmentation sera de 9,4 %, soit + 226€/an hors TVA. Pour atténuer la hausse, le ministre de l'Énergie Éric Besson avait annoncé début mars un relèvement de 20 % du rabais accordé aux ménages les plus modestes dans le cadre du tarif social du gaz - « de 118 à 142 euros », avait-il annoncé. La CRE a donné son aval à ce rabais, lundi.

Maigre consolation. Selon Caroline Keller de l'UFC Que Choisir, « la facture des ménages chauffés au gaz a déjà augmenté de 200 euros » en moyenne. Et cela vaut pour les 88 % des 10,7 millions de foyers abonnés au gaz qui sont assujettis aux tarifs réglementés, réévalués en principe tous les trois mois en fonction d'une formule mathématique complexe fixée par arrêté ministériel. Les associations de consommateurs tirent la sonnette d'alarme autant qu'elles le peuvent. D'autant que la hausse du prix du gaz intervient dans un contexte de renchérissement général des prix de l'énergie : +15 % en un an, dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut. Et EDF réclame une hausse de plus de 30 % de ses tarifs d'ici à 2015, dans le cadre de la libéralisation du marché de l'électricité selon un document dévoilé par Les Echos la semaine dernière.

Ces flambées énergétiques, l'UFC Que Choisir les estime « insupportables » et « entend tout mettre en œuvre pour que l'État garantisse enfin aux Français une accalmie véritable et durable après ces tempêtes tarifaires ». Même son de cloche du côté de la CLCV qui dénonce haut et fort une augmentation « absurde et bien malvenue en plein contexte de baisse généralisée des prix mondiaux du gaz ».

Le chiffre : +15 %

Depuis un an, les prix de l'énergie ont flambé de 15 %, dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut, selon les chiffres de l'Insee pour le mois de février.

Comment EDF et GDF justifient l'augmentation des tarifs

Depuis début 2010, ce n'est plus le gouvernement qui propose les hausses ou les baisses de tarifs, mais le groupe GDF Suez, détenu à 35 % par l'État. La Commission de régulation de l'énergie vérifie ensuite que les mouvements tarifaires réclamés par l'ex Gaz de France sont conformes à la formule de calcul des prix, qui est censée refléter l'évolution du coût du gaz importé par la France. GDF Suez se fournit principalement via des contrats fixés pour 20 ans avec les pays producteurs (Norvège, Algérie, Russie, etc.). Ces contrats (et donc les tarifs) sont indexés sur l'évolution du taux de change euro/dollar, les cours du fioul, les cours du pétrole brut et les « prix du gaz naturel coté aux Pays-Bas ».

Électricité. La hausse des tarifs est une question récurrente chez EDF. Aujourd'hui, elle s'inscrit dans le cadre de la loi dite « Nome » (Nouvelle organisation du marché de l'électricité) votée l'an dernier pour doper la concurrence dans le secteur. Dès juillet, l'ancien monopole public sera obligé de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF-Suez, Poweo, Direct Énergie…). EDF réclame un prix de cession d'au moins 42 euros le mégawattheure (MWh), qui devra même atteindre 46 €/MWh à terme, soit 48 % de plus que le prix actuellement payé par le consommateur sur sa facture d'électricité (31 €/MWh).

"Une situation absurde"

Thierry Saniez délégué général de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).

La facture énergétique commence à être sérieusement salée en France. Est-ce justifié ?

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une explosion des dépenses contraintes de trois à quatre fois supérieure à l'augmentation du pouvoir d'achat : assurances, complémentaires, loyers, consommation, électricité, gaz… L'environnement est loin d'être favorable. ça va finir par poser problème du fait notamment des difficultés rencontrées par un nombre croissant de personnes qui ne peuvent plus faire face aux dépenses, notamment les classes moyennes (*), principal moteur de l'économie française.

Plus précisément, concernant l'augmentation du tarif du gaz ?

C'est inexplicable et problématique. Sur les prix mondiaux, le gaz a baissé de 30 % en deux ans ! De nouveaux gisements ont été découverts, d'autres moyens d'extractions ont été mis au point, et les façons d'exporter et d'importer ont été simplifiées grâce à la liquéfaction du gaz. Il est totalement anachronique que le consommateur français ne bénéficie pas de cette baisse du fait que dans l'Hexagone, les prix du gaz restent totalement indexés sur les prix du pétrole. Cette situation est totalement absurde !

Comment la CLCV entend-elle se positionner ?

Nous demandons à GDF-Suez, dont je rappelle que l'État est toujours actionnaire à 35 %, d'être transparent sur les coûts d'approvisionnement réel de ces trois dernières années. On imagine mal que la clause d'indexation n'ait pas été revue au regard des évolutions des prix mondiaux.

Et, en cas de non-transparence ?

Nous envisageons une action plus visible qui consisterait à mobiliser directement les consommateurs sur le terrain.

Recueilli par Ch.R.-P.

(*) Chez les classes moyennes, le salaire médian est évalué à 1 500 €/ mois, 2 000 € pour un couple sans enfant, 3 000 € pour une famille avec deux enfants.

(Source : La Dépêche.fr)

23.09.2010

La revue de presse du Réseau "Sortir du nucléaire"

20/09/2010

Médias Libres : Cancers de la thyroïde suite aux essais nucléaires en Polynésie Française

20/09/2010

Ria Novosti  : La Chine, leader mondial de la construction des centrales nucléaires (agence)

20/09/2010

Le Journal du Dimanche : Niger: Areva fait son mea culpa

20/09/2010

Afp : AIEA: l'assemblée générale débute, dominée par la résolution contre Israël

20/09/2010

Press Europ : Les anti-nucléaires inquiètent le gouvernement

20/09/2010

Ria Novosti : Nucléaire civil: la contribution russe sera poursuivie (Medvedev)

20/09/2010

HNS :  Niger : la dépendance énergétique française, la prise de risque

20/09/2010

le JDD :  Le blues des énergies vertes

20/09/2010

Agora Vox : Tchernobyl sur Seine

20/09/2010

Environnement 2B : URANIUM – L’IRSN teste la nappe du Tricastin

20/09/2010

Le Télégramme de Brest : Centrale thermique. Les Verts pour la révision du projet

20/09/2010

Le Quotidien Lu : Pour un avenir sans nucléaire

20/09/2010

Midi Libre.Com : Environnement Voyage au centre de la terre, dans le cimetière du nucléaire militaire et civil

20/09/2010

Les Echos  : « J'espère une avancée d'ici à la fin de l'année sur Areva »

19/09/2010

France moyen orient : Le Koweït se met au nucléaire

19/09/2010

La Croix : L’incertitude persiste sur la situation des otages français au Sahel

19/09/2010

Le Post  :  Vent violent dans la Drôme : deux éoliennes prennent feu !

19/09/2010

Le Républicain Lorrain  :  Cattenom et Merkel brocardés d’un même élan

19/09/2010

Afp : Enlèvements au Niger: polémique Areva/Niamey sur la sécurité du personnel

19/09/2010

Nouvel Obs  : Jean-Louis Borloo espère des avancées rapides sur EDF/Areva

(Source : Sortirdunucléaire.org)

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26.07.2010

Quel recyclage des déchets radioactifs ?

Le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire a remis son rapport le 13 juillet sur les données relatives aux transferts des matières radioactives vers l'étranger. Celui-ci révèle que le recyclage n'atteint, en pratique, que 17%...

En octobre dernier, le documentaire « Déchets : le cauchemar du nucléaire » d’Eric Guéret et Laure Nouhalat faisait l’effet d’une petite bombe en retraçant le trajet des centaines de tonnes d’uranium appauvri issu des centrales nucléaires françaises vers des centres de stockage à ciel ouvert en Sibérie. Une exportation depuis arrêtée par Areva mais qui, pour les auteurs du documentaire, revenait à une exportation de déchets nucléaires pourtant formellement interdite. Ce que démentait l’industrie nucléaire. Toute la question réside en fait dans la définition même du mot « déchet ».

Car selon les textes*, « l’uranium de recyclage et l’uranium appauvri sont classés comme des matières radioactives valorisables ». Ainsi, les industriels estiment que certains combustibles non retraités peuvent être utilisés dans des réacteurs de 4ème génération à partir… de 2040. Mais pour les écologistes, cette utilisation reste totalement hypothétique tant que la 4ème génération n’est pas effective…Pour le Haut Comité pour la transparence et l'information il est donc nécessaire que le public soit mieux informé sur « cette distinction entre matière et déchets radioactifs » et des « possibilités d’évolution dans le temps du classement » de ceux-ci « en fonction du contexte politique, technologique et économique ».

Des avancées sur la transparence mais encore des points de désaccord

Dans son rapport publié le 13 juillet dernier (voir document lié), qui s’est principalement focalisé sur les exportations russes, le Haut comité s’est donc attaché -« de façon inédite »- à faire une analyse détaillée du cycle de combustible français. Aujourd’hui, l’information, même si elle est disponible sur Internet reste encore difficile d’accès pour le grand public, comme le reconnait le Haut comité : « certains éléments de communication des exploitants nucléaires ont pu donner lieu à des interprétations sur l’existence d’un cycle dans lequel toutes les matières issues du traitement des combustibles usés étaient immédiatement et en totalité recyclées, sans que les limites à un recyclage intégral des matières issues du traitement soient clairement exposées. »

Mais les conclusions générales du rapport ne font pas l’unanimité. Certes, pour Greenpeace et France Nature Environnement (FNE), il marque tout de même une avancée, en premier lieu parce qu’il leur a donné accès à des informations inédites et a pu « faire avancer la transparence là où l’opacité régnait ». Il fait ainsi état de l’existence d’une économie d’uranium liée au recyclage de 12% des déchets (qui devrait passer à 17% cette année, ndlr) quand Areva communique autour du fait qu’elle produit une énergie recyclable à 96%. Mais même ces chiffres sont bien en deçà de la réalité pour le collège associatif (ACRO, Greenpeace, FNE et ANCCLI) qui parle d’un taux de « recyclage effectif compris entre 1,7 % et 3,9 %». Ce que réfute Areva qui donne, elle, le chiffre d’une réutilisation en combustible de 50% de l’uranium issu du retraitement…Ces divergences ont eu raison d’un éventuel consensus autour du rapport : une partie du collège associatif a décidé de ne pas l’avaliser en demandant à ce que sa diffusion soit accompagnée d’une note sur leurs points de désaccords (voir document lié).

* Loi du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion des matières et des déchets radioactifs

(Source : Novethic.fr)

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09.07.2010

La revue de presse du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

07/07/2010

L'Expansion :  Déchets nucléaires : l'enfouissement sous-marin refait surface

22/06/2010

Libération :  Les antinucléaires enterrent la hache de guerre

16/06/2010

France 3 :  A la veille du procès de la Socatri...

15/06/2010

Actu Environnement :  Dernière ligne droite pour le Grenelle 2

15/06/2010

Le Monde :  Stop à la banalisation des pollutions nucléaires !

03/06/2010

24 h Ch :  Des matériaux radioactifs suisses seraient exportés en Russie

03/06/2010

La Dépêche du Midi :  90 ans d'électricité garantie sans CO2

03/06/2010

L'Expansion.com :   Pourquoi vouloir cacher les effets biologiques de Tchernobyl?

02/06/2010

Le Parisien :   Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence

02/06/2010

La Semaine des Ardennes :   *Centrale nucléaire de Chooz : les enjeux d'un arrêt de tranche*

02/06/2010

Energie et Environnement :  Les premières éoliennes flottantes en mer seront-elles lilloises ?

02/06/2010

La Dépêche du Midi :  Du solaire sur les cendres de Pélissier

02/06/2010

L'Expansion :  Que se passe-t-il aujourd'hui autour de Tchernobyl ?

02/06/2010

CNW (*) :  EACL fait le point sur le réacteur NRU

02/06/2010

Rcok Détente :  Gentilly-2, les retards s'accumulent

02/06/2010

Google.Com :   La France ne devrait pas importer d'électricité cet été

02/06/2010

rue 89 :   Les Cherokees sauvent leur mont sacré contre Duke Energy

02/06/2010

Les Echos :  Bruxelles ouvre une enquête sur Areva et Siemens

01/06/2010

Investir :  BUREAU VERITAS : Nouveaux contrats espérés dans le nucléaire

01/06/2010

Le Monde.fr :  Le secret, par Hervé Kempf

(Source : Sortirdunucleaire.org)

05:09 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

14.06.2010

Electricité : La loi Nome votée demain

C'est demain mardi 15 juin que les députés voteront le projet de loi Nome. Un texte qui régira la nouvelle organisation du marché de l'électricité en obligeant EDF à concéder à bas prix le quart de son électricité d'origine nucléaire et qui pourrait entraîner des hausses tarifaires importantes pour les consommateurs.

La loi Nome pou Nouvelle organisation du marché de l'électricité, examinée par l'Assemblée nationale sera votée demain mardi 15 juin par les députés. Ce texte prévoit notamment « la mise el place d'un tarif régulé de base » qui va obliger EDF à céder aux autres opérateurs français de l'électricité le quart de sa production électrique d'origine nucléaire, soit100 térawattheures par an. Le Comité de régulation de l'énergie a proposé que le prix de l'accès régulé de l'électricité de base (ARB) soit établi à au moins 38€/Mwh (la CRE) quant Henri Proglio, le Pdg d'EDF, estimait qu'il faudrait fixer ce tarif à au moins 42€/Mwh pour permettre à l'entreprise publique de ne pas perdre de l'argent et de faire face à ses obligations de maintenance et d'investissements sur son parc nucléaire. Finalement, les opérateurs alternatifs bénéficiaires de l'ARB participeraient également à ces coûts, le tarif étant fixé par le gouvernement durant les trois premières années.

En conformité avec Bruxelles

Cette disposition apparaissant comme la principale du texte de loi, consacre la prédominance du nucléaire dans le système français de production d'électricité. Elle va aussi satisfaire la Commission européenne qui a engagé une procédure à l'encontre de la France qui n'a pas transposé dans son droit la directive européenne de libéralisation de l'électricité datant de 2003. Le vote de la loi Nome est aussi très attendu par les opérateurs et concurrents d'EDF qui pourront ainsi bénéficier à bas prix de l'électricité produite par l'électricien historique, et la revendre sur le seul territoire français tout en s'assurant de la réalisation de marges sur le produit de la revente. La création de l'ARB était aussi une des principales recommandations du rapport Champsaur publié en avril 2010 et qui a servi d'inspiration à l'élaboration de la loi Nome.

Quel coût pour les consommateurs ?

L'ARB est mis en place officiellement à titre transitoire, jusqu'en 2025, le dispositif ainsi que le volume d'électricité cédé pourront cependant être revus en 2015 par le Parlement. Cependant, une des principales préoccupations pour les consommateurs reste les répercussions que pourrait avoir la loi Nome sur le prix de l'électricité en France. Au mois de mai le CRE avait estimé une hausse probable des tarifs comprise entre 7,1% et 11,4% en 2010 puis entre 2011 et 2025 une hausse annuelle moyenne pouvant atteindre 3,5%. Point de vue partagé par l'Autorité de la concurrence qui, selon Les échos, estime qu'il «  sera donc difficile, au moins jusqu'à la fin de 2015, aux fournisseurs alternatifs de concurrencer frontalement les tarifs réglementés dans leurs offres commerciales aux particuliers et petits professionnels ».

(Source : Developpementdurablelejournal.com)

19:20 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, edf, électricité, prix, tarif, augmentation | |

18.02.2010

Revue de presse du Réseau Sortir du nucléaire

 

08/02/2010

Les Echos :  EDF et Areva ont trouvé un accord sur les déchets

08/02/2010

Reuters :  L'Ecosse dépasserait son objectif d'électricité verte

08/02/2010

Le Figaro :  Mélenchon se prononce pour l'arrêt du nucléaire civil

08/02/2010

Les Echos :  Le débat sur l'avenir du nucléaire en Allemagne relancé

08/02/2010

Les Echos :  Quand les sismologues se penchent sur les installations nucléaires

07/02/2010

La Croix :  Le stockage des déchets radioactifs en allemagne vire au désastre

06/02/2010

Arrikarabia.com :  Congo : le coup de pouce de George Forrest à Areva

04/02/2010

AFP :  Italie : le gouvernement attaque des lois régionales anti-nucléaire

03/02/2010

Sud-Ouest :  De l'électricité solaire à côté du futur grand laser Megajoule - Les antinucléaires aux Sablières

31/01/2010

AFP :  L'écolo Tomi Ungerer "vendu au nucléaire" : débat chez les anti-Fessenheim

27/01/2010

S-eau-s.fr :  Energie éolienne. Montdidier, premier parc en régie publique de France

27/01/2010

AFP :  Italie : les régions affirment leur opposition à la relance du nucléaire

27/01/2010

AFP :  USA : hausse record des capacités de production d'énergie éolienne en 2009

27/01/2010

AFP :  Premier tir d'essai du missile nucléaire M51 depuis un sous-marin

27/01/2010

Les Echos :  Bataille autour du futur réacteur de Penly

25/01/2010

AFP :  Espagne : polémiques locales sur le stockage de déchets nucléaires

25/01/2010

AFP :  EDF envisagerait une hausse de 24% de ses tarifs entre 2010 et 2015

24/01/2010

Reuters :  Greenpeace s'oppose à Cherbourg au passage d'un convoi d'uranium

23/01/2010

Ouest-France :  Lâcher de ballons contre un tir de missile

22/01/2010

L'Est Républicain :  Nucléaire : la bombe de Bonnet

(Source : sortirdunucleaire.org)

06:12 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, énergie | |

29.01.2010

Demain, la maison sera verte

Le salon de la maison qui revient ce week-end au parc des expositions met l'accent sur les énergies renouvelables.

À partir du 1er janvier 2013, seules les constructions économes en énergie pourront obtenir un permis de construire. La norme de la consommation en énergie sera inférieure à 50 kW/m2 par an (45 kW/m2 dans notre région) au lieu de 250 kW en moyenne aujourd'hui. Labellisée BBC (Bâtiment à basse consommation) la « maison de demain » sera trois fois moins gourmande qu'aujourd'hui. Pour atteindre ce label obligatoire les techniques existent. « On sait le faire aujourd'hui, avec un surcoût de 10 à 15 % par rapport à une construction traditionnelle », indique José Delgado, président départemental de l'Union des Maison Françaises. « Un surcoût largement récupéré si la construction obtient le label BBC grâce au crédit d'impôt, prêt à taux zéro de 20 000 €, les aides des collectivités ». Le salon de la maison fait donc une part de plus en plus importante aux énergies renouvelables et aux nouvelles techniques qui permettent de limiter au maximum la consommation d'énergie.

Thermographie aérienne

La maison à énergie positive, qui produirait plus d'énergie qu'elle n'en a besoin n'est pas encore à la portée de tous, mais on s'en approche. Par exemple, en installant des panneaux solaires sur le toit de sa maison et un ballon de stockage on peut économiser jusqu'à 80 % de sa consommation d'eau chaude. Un chauffe-eau solaire pour 4 personnes coûte entre 5 000 et 6 000 €, mais les aides de l'État, tels que le crédit d'impôt permettent d'alléger la facture (de 40 % en moyenne).

En pleine explosion, le photovoltaïque attire énormément de fabricants, français et étrangers. Ces systèmes qui convertissent les rayons lumineux en courant électrique ont évolué. Une des nouveautés présentée au salon est la tuile photovoltaïque qui s'intègre directement sur la charpente d'une maison neuve.

D'autres secteurs émergent tels que la « thermographie aérienne » : le diagnostic des déperditions énergétiques d'un bâtiment réalisé par un technicien à bord d'un ULM ! On découvrira aussi ces nouvelles techniques d'isolation écologiques. Des panneaux en fibre de bois par exemple, qui permettent de calfeutrer la maison par l'extérieur, tout en la relookant.

À voir au salon

Le salon de la Maison de Demain et des Énergies Renouvelables regroupera ce week-end au parc des expos 120 exposants dont 75 spécialistes en énergie et une quinzaine de constructeurs. Au cœur du salon, un pôle d'information fait le point sur les nouvelles techniques à mettre en œuvre pour construire une maison économe en énergie : isolation, pompes à chaleur, photovoltaïque, géothermie, domotique, éoliennes, etc.

Le particulier trouvera au salon des infos relatives au financement : prêts à taux zéro, pass foncier, crédits d'impôt, aides des collectivités pour les primo accédants ; des solutions pour la rénovation ; des projets de programmes et lotissements communaux...

Du 29 au 31 janvier. Vendredi de 14 heures à 19 heures, samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures, Parc des expositions, hall 4. Entrée 5€. Entrée gratuite à télécharger sur www.salonmaisondemaintoulouse.com/

(Source : La Dépêche.fr)

13:16 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, habitat, construction | |

Rénovation énergétique : une aide pour les propriétaires ruraux les plus modestes

Après l'écosubvention, l'éco-prêt à taux zéro et le crédit d'impôt vert, le Meeddm prévoit de mettre en place une « aide de solidarité écologique ». Visant les populations pauvres et âgées des zones rurales, le Ministère envisage, grâce à cette aide, de rénover 300.000 logements d'ici 8 ans.

La présentation du nouveau dispositif fiscal baptisé « aide de solidarité écologique », mardi 26 janvier, a été l'occasion de rappeler les autres actions mises en œuvre, pour encourager la rénovation énergétique des logements, suite au Grenelle de l'environnement. Le secrétaire d'Etat chargé du logement, Benoist Apparu, a signalé que fin 2009, 65 000 éco-PTZ avaient été signés. Le président de l'Anah, Marc-Philippe Daubresse, a précisé quant à lui que les écosubventions avaient franchi le chiffre des 25 000.

La cible : la France vieillissante, rurale et énergétiquement précaire

Mais ces dispositifs laissent de côté ceux pour qui la rénovation énergétique est essentielle : les ménages en situation de précarité énergétique. Il s'agit des personnes qui, selon la définition anglo-saxonne (aucune définition française n'existe), devraient dépenser au moins 10% des revenus du ménage pour couvrir la facture d'énergie nécessaire à la satisfaction du confort thermique de leurs logements. Selon l'Insee, près de 15 % des ménages français consacrent plus de 10% de leurs ressources à payer leurs factures de chauffage. Premier volet du « pacte de solidarité écologique » de Valérie Létard, Secrétaire d'Etat auprès de Jean-Louis Borloo, « l'aide de solidarité écologique» ne bénéficiera pas à ces 3 400 000 ménages «énergétiquement précaires» recensés par l'Insee. Seuls environ 300 000 devraient en avoir bénéficiés, d'ici à la fin 2017.
Comment les sélectionner ? "Etant donné que 2/3 des personnes bénéficiant du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) sont aidés pour des impayés de factures énergétiques, il y a là un bon moyen de les trouver". Pour Valérie Létard qui était déjà responsable de la politique de la ville de Valenciennes quand Jean-Louis Borloo était maire, il s'agit de s'attaquer uniquement à la "forte précarité énergétique". Concrètement, les bénéficiaires de cette future aide financière seront, en majorité, de propriétaires de maisons individuelles, âgés et dont les revenus annuels sont inferieurs à 10 000 euros. Cette future aide est un «produit rural», souligne Benoist Apparu.

Le montant : autour de 5000 €

Avec 600 millions en provenance de l'Ademe et l'Anah, 500 millions provenant du Grand Emprunt et 150 millions obtenus par l'intermédiaire des certificats d'économies d'énergies, l'Anah disposera sur les 8 ans à venir d'une somme de 1,25 milliards d'euros à consacrer uniquement à la rénovation thermique pour les plus modestes. Financé par ce « Fonds national d'aide à la rénovation thermique des logements privés», «l'aide de solidarité écologique» complétera les dispositifs existants de manière à financer des travaux dont le coût moyen est estimé autour de 10 000 euros, en offrant au propriétaire un montant aux alentours de 5000 euros. En utilisant les « multi-guichets énergétiques», pour des travaux de rénovation d'un montant de 10 000 euros, le plan de financement pourrait être le suivant :

- Aide de solidarité écologique : 5 500 €

- Crédit d'impôt "développement durable" préfinancé : 1 125€
(afin d'éviter le décalage temporel entre paiement des travaux et attribution du crédit d'impôt, il pourra être consenti une avance sans intérêt)

- Prêt bonifié : 3 325€

De plus, le secrétaire d'Etat au logement espère bien que les départements viendront compléter ce nouveau dispositif, à travers des « contrats locaux d'engagement contre la précarité énergétique ». Benoist Apparu présente ces nouveaux « contrats locaux » comme un moyen pour les collectivités locales d'éviter d'avoir à financer la construction de maisons de retraites, en facilitant le maintien des personnes âgées à leurs domiciles.

Le fonctionnement : diagnostic, isolation et production de chaleur

Les travaux seront enclenchés après qu'un diagnostiqueur mandaté par un Espace Personnes Agées Territorialisé (EPAT) ait visité le logement. D'après Philippe pelletier, chef d'orchestre du Plan bâtiment Grenelle, cette aide ne devrait pas être conditionnée à un choix spécifique de matériels, comme c'est le cas pour l'Eco-PTZ et les crédits d'impôts. Elle serait plus proche de l'éco subvention, une action portant sur l'isolation et une autre sur la production de chaleur seraient simplement obligatoires.
Un objectif de réduction de consommation devra t-il être atteint ? "On verra en marchant". Philippe pelletier préfère laisser une grande liberté au dispositif.

(Source : lemoniteur.fr)

05:47 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

28.01.2010

Des réseaux intelligents pour économiser l'énergie

Grâce aux nouvelles technologies de l'information, les fournisseurs d'énergie connaîtront en temps réel les besoins des consommateurs. Ce qui permettra de mieux gérer le réseau et de moins gaspiller d'énergie.

«Nous sommes à la veille d'une révolution aussi importante que dans les télécoms», pronostique Marc Jalabert, directeur du marketing chez Microsoft France, à propos des réseaux électriques du futur. Également appelés «réseaux intelligents» selon la traduction de l'expression anglo-saxonne smart grid, ils font l'objet, pour la première fois en France, d'un colloque d'envergure organisé mercredi au Palais Bourbon, à l'initiative de la commission de régulation de l'énergie (CRE).

Le principe général de ces réseaux intelligents consiste à répartir la fourniture d'énergie en fonction des besoins réels des consommateurs. Aujourd'hui, un distributeur d'électricité est obligé d'anticiper la consommation de ses clients en fonction de paramètres théoriques (habitudes, température extérieure...). Ce qui le conduit, par précaution, à prévoir large. À l'aide des réseaux intelligents, ce fournisseur pourra, demain, connaître en temps réel les besoins de ses clients et leur fournir ainsi la puissance adaptée, évitant toute dispersion d'énergie. Autant dire, selon le président de la CRE, Philippe de Ladoucette, que «ces réseaux intelligents vont transformer les habitudes des consommateurs dans les années à venir».

30 millions de clients

Pour Jean-Marie Chevalier, professeur à l'université Paris-Dauphine (coorganisateur du colloque), et Michel Derdevet, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, le smart grid consiste à injecter plus d'intelligence, c'est-à-dire une plus grande capacité d'adaptation à tous les niveaux des systèmes énergétiques, de la production à la consommation. À l'arrivée, «il faut profiter des avancées de plusieurs secteurs - celui des capteurs, des télécommunications et des technologies de l'information - pour fournir un système de gestion de l'électricité plus efficace et moins énergivore», expliquent-ils.

Le parallèle avec Internet est pertinent. Le système énergétique va évoluer d'une structure pyramidale vers un véritable réseau. Avec les énergies renouvelables, non seulement les centres de production vont se multiplier et s'atomiser, mais les consommateurs pourront être en même temps producteurs, à l'image de ceux habitant des maisons équipées de capteurs solaires. Gérer des flux d'électrons pouvant changer de sens et des centrales à la production très fluctuante, tel est le défi que les réseaux devront relever en se criblant d'électronique.

Encore méconnue, cette révolution mobilise déjà les industriels. Alstom Power et Areva T & D (la branche distribution qu'Areva vient tout juste de vendre) ont ainsi noué des partenariats avec Microsoft. Car gérer des données sur la consommation en temps réel de dizaines de millions d'abonnés nécessite des infrastructures informatiques et des logiciels adaptés. «Bâtir un système pour 30 millions de clients est un incroyable défi  », confirme Cécile George, directrice chargée de l'accès au réseau électrique à la CRE. Cette ingénieure de formation préfère parler d'évolution plutôt que de révolution, car les réseaux se moderniseront progressivement, «comme si l'on perfectionnait un avion en restant en vol» .

Le mariage des technologies de l'information et de l'énergie suscite déjà des inquiétudes. Le compteur intelligent pourra transmettre quantité de détails sur le comportement des clients. La CRE, chargée de rédiger un décret, prévoit que les données sont propriété du client.

(Source : Le Figaro.fr)

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