22.02.2010
Droit foncier : Une base de données sur les inégalités hommes-femmes
Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, passe au crible les disparités hommes-femmes en matière d'accès à la terre.
Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, renseigne sur l'une des principales pierres d'achoppement au développement rural : les inégalités entre les hommes et les femmes en matière d'accès à la terre. Baptisée « Genre et droit à la terre », l'étude a été élaborée avec l'aide des services statistiques nationaux, d'universités, d'organisations de la société civile et autres sources internationales. Elle offre des informations sur les inégalités hommes-femmes dans 78 pays. On y découvre que dans une grande partie du monde, ces dernières restent fortement défavorisées en matière de propriété agricole et d'accès aux revenus provenant de la terre, alors qu'elle sont souvent les principales productrices de cultures vivrières et qu'elles jouent un rôle crucial au sein des foyers. Ce phénomène « est l'une des principales causes des inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes dans les zones rurales. Elle met en péril la sécurité alimentaire des ménages et des communautés, et affecte la sécurité alimentaire nationale et le développement », indique Marcela Villarreal, directrice de la Division parité, équité et emploi rural de la FAO.
La nouvelle base de données offre aux décideurs une image précise des grands changements sociaux, économiques, politiques et culturels qui influent sur l'accès à la terre et le respect des droits fonciers des femmes. Elle couvre aussi bien les lois nationales et coutumières qui régissent l'utilisation des terres, que les droits de propriété et d'héritage, les traités et conventions internationaux, le régime foncier et les institutions connexes, les organisations de la société civile spécialisés en questions foncières et diverses sources statistiques.
Accès à la Base de Données : Base de données - Genre et le droit à la terre
(Source : developpementdurablelejournal.com)
05:04 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : égalité, droit, liberté, femmes, fao, terre, foncier
28.01.2010
« Elena » ou comment ficher 40 millions de salariés
Depuis le 1er janvier, l'Allemagne dispose d'un fichier central baptisé « Elena » qui recensera d'ici 2012 les données des quelques 40 millions de salariés du pays. Hautement controversé, ce fichier monumental contient des données aussi personnelles que les raisons d'un licenciement ou le nombre de jours chômés. Attaqué par les syndicats et les défenseurs de la vie privée, le gouvernement allemand fait machine arrière.
Officiellement, le fichier central national des salaires « Elena » (pour Elektronischer Entgeltnachweis, ou attestation électronique de revenus) doit aider les citoyens allemands dans leurs démarches administratives en stockant les données les concernant sur une carte, authentifiée par une signature électronique. Plus besoin, donc, d'épais dossiers pour justifier le droit à des prestations sociales comme l'aide au logement ou les allocations familiales, il suffira de présenter la fameuse carte. Les premiers transferts de données vers l'ordinateur central des caisses de retraites allemandes, à Würzburg en Bavière, ont commencé au 1er janvier. D'ici 2012, le fichier devrait être entièrement opérationnel. Réduction des lourdeurs administratives, mais aussi lutte contre la fraude dans la demande de prestations sociales, telles sont les raisons invoquées par Berlin et l'Agence fédérale pour l'emploi (Bundesagentur für Arbeit, ou BA) pour justifier l'existence de ce registre monumental.
Seulement, comment parler de simplifications administratives quand les employeurs doivent remplir un formulaire de plus de 40 pages pour chaque salarié, s'interrogent syndicats, défenseurs de la vie privée et même le patronat. Mais surtout, comment Berlin peut-il justifier la demande d'informations aussi sensibles que la participation à une grève, qu'il est de surcroît nécessaire de qualifier de légitime ou illégitime, le nombre de jours chômés, le motif d'un départ (renvoi ou démission), et même les raisons d'un licenciement (faute grave, absentéisme, etc...) ?
« Qui fait grève sera fiché »
« Qui fait grève sera fiché » titrait le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau, donnant ainsi le ton du débat. Et il ne fait que s'intensifier, les nombreux détracteurs du fichier dénonçant « la folie du stockage de données » qui s'est emparé du gouvernement. « C'est un scandale ! », s'indigne Werner Filipowski, numéro deux du syndicat Verdi. « Je suis choqué de voir des données de ce genre enregistrées sur un fichier central. Il est urgent de voir apparaître une loi protégeant les données privées et professionnelles des salariés, et tout aussi urgent d'examiner le cadre légal de ce fichier pour parvenir à sa disparition ». La revendication du syndicaliste n'est pas restée sans effets. Peter Schaar, Commissaire fédéral à la protection des données privées, auteur d'un ouvrage primé sur « La fin de la sphère privée », envisage d'examiner le bien-fondé constitutionnel du fichier.
L'examen a-t-il des chances d'aboutir ? Toujours est-il que le gouvernement allemand vient d'annoncer des « améliorations » : « Nous n'allons stocker que les informations absolument nécessaires aux calculs des prestations sociales. Les formulaires à remplir font en ce moment l'objet d'améliorations », rapporte un porte-parole du Ministère du travail. Un décompte explicite des jours de grève ne devrait plus y figurer.
Protection des données privées insuffisante
Au-delà des controverses qui entourent l'existence d'Elena, c'est tout un débat qui s'inscrit dans la foulée des nombreux scandales apparus ces derniers mois en Allemagne, relatifs à l'espionnage et à l'utilisation abusive des données des salariés par leurs employeurs. Les anciennes entreprises nationales Deutsche Post (la poste), Deutsche Telekom (télécommunication), Deutsche Bahn (la SNCF allemande), mais aussi le discounter Lidl, le constructeur automobile Daimler, Airbus Allemagne, le site de vente en ligne Amazon etc..., la liste se rallonge toujours un peu plus chaque jour. Certains dressent des « profils santé » de leurs salariés, d'autres leur profil financier, voire espionnent même leur entourage familial et social.
« Le scandale sur l'espionnage et le traitement abusif des données des salariés apparus ces derniers mois montre que les salariés sont assimilés à des biens d'entreprises. Certains membres de direction considèrent visiblement qu'ils disposent du droit à faire la loi eux-mêmes », dénonce Frank Bsirske, président de Verdi, dans une intervention lors d'une conférence tenue en novembre dernier à Würzburg. Compte tenu du nombre et de la portée des scandales, le syndicat qui défend les intérêts des salariés du tertiaire avait organisé une conférence nationale à l'intention des délégués de personnel. Etat des lieux, possible marge de manœuvre légale et revendications figuraient à l'ordre du jour. Car, souligne le syndicaliste, « il est grand temps que le gouvernement s'occupe de la protection de la vie privée des salariés. Et qu'il fasse en sorte de permettre des sanctions efficaces pour punir tout abus ». Pour le moment, Berlin s'occupe d'Elena.
(Source : Novethic.fr)
11:20 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elena, fichier, salarié, droit, liberté, stockage, donnée, cnil
10.12.2009
Base élèves premier degré : « On est en train de ficher les gamins »
Dépôt collectif de 57 plaintes de parents contre le fichier Base élèves hier au TGI de Toulouse.
Sur les marches du palais de justice, une vingtaine de parents d'élèves ont fait le déplacement, hier. L'heure est au comptage du nombre de plaintes individuelles déposées en Haute-Garonne ces jours-ci contre le fichier « Base élèves premier degré ». « On en a 53... non, 57 plaintes ! » rapporte une porte-parole qui remet le tout entre les mains de M° Pascal Nakache, conseiller du « Collectif 31 Non au fichage Base élèves ». Ce dépôt collectif de plaintes a donc été enregistré par le parquet du TGI de Toulouse, à l'instar de 22 autres départements en France. Au total, près de deux mille plaintes ont été déposées ces derniers mois sur tout le territoire. « La Chancellerie a décidé de centraliser le tout à Paris. L'enquête est menée par une brigade spécialisée au niveau de Paris », précise M° Nakache, tout en ajoutant « Ce fichier-là pose des problèmes de légalité extrêmement importants et j'en veux pour preuve la CNIL qui, à plusieurs reprises a attiré l'attention du ministère sur le non-respect des dispositions de la loi ».
Pour les parents dont les enfants ont été scolarisés en maternelle et primaire ces dernières années, l'inquiétude porte sur ce questionnaire (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse...) qui sert à alimenter un identifiant national de l'élève qui va le suivre « pendant 35 ans avant que les données ne soient effacées », rapporte Annabelle, une maman. « En tant que citoyen et enseignant, ce qui me gène c'est qu'on est en train de ficher les gamins ! Le nombre de fichiers qui se rapporte à la jeunesse est de plus en plus important et ils peuvent être interconnectés. Avec ce numéro unique on peut retrouver par exemple le numéro Insee... d'autant que ce fichier est aussi utilisable par les mairies », estime Patrice Soulié, représentant la FSU 31.
« On conçoit le besoin d'information de l'Éducation nationale mais il faut que ces données restent dans les écoles. Que ces données soient anonymes pour servir les besoins de statistiques », reprend Pascal Astruc, président de la FCPE 31. Pour les familles signataires des plaintes la mise en place centralisée du fichier base élève « fait courir le risque d'une exploitation future que personne ne maîtrise à ce stade actuel ».
En octobre 2008, un certain nombre de champs (origine, Razed, absentéisme...) avaient été retirés du fichier par le ministère de l'Éducation nationale sous la pression des défenseurs des libertés individuelles. Reste « le lieu de naissance de l'élève. Avec ces données, on peut tracer le parcours d'une famille sur plusieurs années ».
(Source : La Dépêche.fr par Valérie Sitnikow)
18:40 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fichier, base élèves, cnil
28.11.2009
"D'UNE SEULE VOIX" de Xavier de Lauzanne
A découvrir, voir, diffuser dans toutes les salles, et ... revoir !
Plus qu'un message d'espoir, des faits de coeur.
Bientôt à Fronton ?
Franck Laborderie-Cavada
D'UNE SEULE VOIX - LE 11 NOV. AU CINEMA
envoyé par duneseulevoixlefilm. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
Un Français invite des musiciens d'Israël et des territoires palestiniens à participer à une grande tournée en France. Sur scène, c'est un triomphe ; le public est enthousiaste. Mais dans les coulisses, l'harmonie reste à trouver...
SITE OFFICIEL DU FILM : http://www.duneseulevoix-lefilm.com
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TWITTER DU REALISATEUR : http://twitter.com/xav_delauzanne
envoyé par duneseulevoixlefilm. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
13:12 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : documentaire, film, xavier de lauzanne, paix
07.11.2009
Société - Femmes en quête de parité
Au travail, l'égalité hommes/femmes est loin d'être la règle. Des quotas et des sanctions sont envisagés pour les entreprises à la traîne.
En France, l'égalité entre hommes et femmes est désormais inscrite dans la loi. Mais si, au terme de quatre décennies de bouleversements importants, les acquis sont réels, ils restent fragiles. Depuis 1972, l'égalité professionnelle a fait l'objet de six lois, toutes réaffirmant le principe « à travail égal, salaire égal ». Mais, combien de femmes constatent-elles encore qu'elles sont moins payées que leurs collègues masculins au même poste? En 2006, dans les entreprises de plus de 10 salariés, la rémunération brute moyenne des femmes restait inférieure de 27 % à la moyenne de celle des hommes. Rares sont encore les chefs d'entreprise qui, comme Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva, déclarent qu'« à compétences égales, je choisis une femme ».
Hier, lors d'une réunion de la commission nationale de la négociation collective, le ministre du Travail a invité syndicats et patronat à débattre de la question de quotas en faveur des femmes dans les conseils d'administration. Xavier Darcos a promis des sanctions à l'encontre des entreprises peu vertueuses en matière d'égalité professionnelle hommes/femmes. « Les textes existent mais ne sont pas appliqués », a-t-il reconnu avant de confirmer son intention d'imposer cette fois des sanctions par la loi.
Les partenaires sociaux ont jusqu'au 30 novembre pour dire s'ils souhaitent ouvrir des négociations, mais le ministre a annoncé sa volonté de légiférer au « premier trimestre 2010 ».
Parmi les pistes proposées, il souhaite « augmenter le nombre de femmes cadres et de dirigeantes ».
Il suggère donc d'examiner « la possibilité d'instaurer au sein des conseils d'administration (CA), instance de représentation des actionnaires, des règles plus contraignantes pour une meilleure représentation des femmes.
L'idée de quotas de femmes dans les conseils d'administration, comme il en existe déjà en Norvège, fait l'objet d'une proposition de loi des députés UMP. « Je n'y suis pas hostile, a insisté le ministre, bien que cette mesure ne soit pas suffisante ». Il serait « plus intéressant de se poser la question des quotas dans les comités d'entreprise et les comités exécutifs », a-t-il ajouté. « Il serait bon d'instaurer un principe de proportion équivalente entre la représentation des femmes dans tout ou partie de la population des salariés de l'entreprise et dans celle de ses dirigeants, le tout régi par des règles simplifiées ».
Bonus -malus
Le gouvernement veut aussi imposer aux entreprises de dire publiquement où elles en sont en matière d'égalité. « Je n'exclus pas un système de bonus-malus, que je ferais mieux d'appeler un système de malus-malus puisque les syndicats m'ont fait remarquer qu'il n'était pas souhaitable à leurs yeux de donner un bonus aux gens qui font simplement ce qu'ils sont obligés de faire ». La pénalité devrait ressembler à celle mise en place pour favoriser l'emploi des seniors et représenter 1 % de la masse salariale. Côté syndicats, la CGT ne voit « pas grand-chose de nouveau » et juge qu'il n'y a « pas de volonté politique d'aller jusqu'aux sanctions ». FO estime qu'il est « hors de question » de négocier sur les sanctions, qui sont de la « responsabilité » de l'État. En revanche, le syndicat souhaite une négociation sur le temps partiel contraint et sur la conciliation vie professionnelle-vie familiale.
En France, 80 % des Smicards sont des femmes
La crise éclaire d'un nouveau jour la situation des femmes en France. Après deux années de baisse consécutives, le nombre de personnes accueillies par le Secours catholique est reparti à la hausse. Certaines ont perdu leur emploi, ce qui les oblige à pousser la porte des œuvres caritatives, mais d'autres ont encore leur travail. Souvent obligées d'accepter un contrat à temps partiel alors qu'elles recherchent un plein-temps, les femmes salariées n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Ainsi, une sociologue du CNRS fixe les idées en donnant un éclairage chiffré : « 80 % des personnes qui touchent le Smic en France sont des femmes. Par ailleurs, 80 % des personnes qui travaillent pour un bas salaire c'est-à-dire en dessous du Smic sont encore des femmes. Enfin, 80 % des personnes qui travaillent à temps partiel sont aussi des femmes. Voici les clefs de la féminisation de la pauvreté en France », explique la scientifique.
l'emploi ne protège plus
Les personnes occupant un emploi ne sont plus à l'abri de la précarité. En effet, 90 % des personnes accueillies en 2008 par le Secours catholique vivaient sous le seuil de pauvreté. Et la part des personnes qui ont un emploi augmente depuis 2004, passant de 19,3 % à 20,9 %. Ces personnes occupent pour 38,3 % un emploi à temps partiel. Mais les femmes travailleuses modestes ne sont pas les seules à subir cette différence de traitement.
à haut niveau, les femmes sont aussi sous-représentées aux postes de dirigeants d'entreprises, notamment dans les conseils d'administration en France. Selon l'Insee, en 2005, 41,2 % des cadres administratifs et commerciaux des entreprises françaises étaient des femmes, mais elles ne constituaient que 17,2 % des dirigeants de sociétés. En 2008, les femmes occupaient 9,7 % des sièges des conseils d'administration des 300 plus grandes entreprises plaçant la France à la 17e position européenne.
(Source : La Dépêche.fr)
15:18 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, femme, parité, égalité, travail
19.10.2009
Jean Sarkozy à l'EPAD : écrivez aux élus de la majorité des Hauts-de-Seine
Le vendredi 23 octobre, à l'occasion d'une réunion de l'Assemblée départementale des Hauts-de-Seine, les membres du groupe majoritaire "UMP, Nouveau Centre & Apparentés" doivent désigner Jean Sarkozy comme administrateur de l'EPAD. Une place vient en effet miraculeusement de se libérer : le conseiller général NC de Meudon Hervé Marseille a accepté de démissionner pour permettre au fils cadet du chef de l'Etat d'accéder au conseil d'administration d'abord, puis à la présidence ensuite de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense.
Alors qu'une pétition appelle Jean Sarkozy à renoncer à postuler, nous vous proposons une autre action sur madefense.info.
00:38 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2009
Documentaire - Privé de télé, "Torture made in USA" sera gratuit sur le Web
Le site d'information Mediapart va diffuser gracieusement à partir du 19 octobre un documentaire inédit. Il restera en ligne pendant deux mois.
Le nouveau documentaire d'investigation de Marie-Monique Robin (Le Monde selon Monsanto) intitulé Torture made in USA, tombe à pic.
Alors que le président des Etats-Unis Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix, les internautes vont pouvoir découvrir, dès le 19 octobre sur Mediapart.fr, une enquête sur l'utilisation massive et systématique de la torture par l'administration Bush, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Le documentaire, coproduit par Galaxie Presse et le Comité français de radiotélévision (CFRT), dure 85 minutes. Il sera diffusé gratuitement en streaming sur le site d'information pendant deux mois. Une opération qui a pu être mise en place grâce à la renégociation des droits des documents d'archives présents dans le documentaire pour une diffusion sur Internet.
Ouverture d'un espace de débat
Pour la réalisatrice, prix Albert Londres 1995, c'est une issue favorable à une errance de plus d'un an, au cours de laquelle des imbroglios de production l'ont empêchée de diffuser son documentaire sur Canal+, comme initialement prévu (voir ici le papier de Télérama et le blog de la réalisatrice).
Pour Mediapart, la diffusion de ce documentaire est un écho à sa conviction qu'« Internet peut permettre de réinventer un journalisme de qualité, d'enquête, d'échapper aux formats convenus (...) et en appeler aux lecteurs pour débattre et confronter, indique un communiqué publié sur le site. Selon ce dernier, cette remarquable enquête journalistique ne restera pas dans des tiroirs. Elle trouvera son premier public sur le Web ».
Le documentaire va être épaulé par un espace ouvert aux réactions des internautes. Ils pourront y publier des commentaires, des articles, mais aussi envoyer des vidéos. Marie-Monique Robin et la rédaction de Mediapart prendront part aux débats.
En mai 2007, face au refus de Canal+ de diffuser son film Madâme, consacré à Bernadette Chirac, John-Paul Lepers avait lui aussi choisi de le distribuer sur Internet, mais en vidéo à la demande payante. Les internautes avaient aussi la possibilité de commander un DVD.
(Source : 01net.com)
05:30 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2009
Jean Sarkozy à l'EPAD : même à l'UMP de Neuilly-sur-Seine, on trouve l'idée mauvaise
Les commentaires laissés par les signataires de la pétition pour demander à Jean Sarkozy de renoncer à postuler à la présidence de l'EPAD montrent que cette affaire choque les français quel que soit leur profil ou leur age. Il y a beaucoup de jeunes diplômés qui ont du mal à trouver du boulot, beaucoup de parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants... Beaucoup de signataires affirment avoir voté pour Nicolas Sarkozy et disent ne pas se retrouver dans cette nomination.
Quelques élus de l'UMP osent relayer publiquement l'opinion des français.
Au coeur même du système sarkozyste, à Neuilly-sur-Seine, un jeune élu UMP, le maire-adjoint Pierre-Adrien Babea, 27 ans, se dit « forcément interpellé » par l'affaire. Jean Sarkozy n'a « ni compétences ni expérience de gestion d'entreprise pour s'occuper du premier parc européen d'affaires ». Il y voit « un mauvais signal en direction des jeunes qui souhaitent entrer dans l'action politique. Ils auront l'impression qu'il faut être fils de ». Même « mauvais signal pour les jeunes qui travaillent dur pour obtenir des diplômes ».
Dans une tribune publiée dans Le Monde, le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, interpelle directement Jean Sarkozy. Le mettant en situation, sur le siège de président de l'EPAD, il l'interroge : "Vous prenez la barre d'un des fleurons de la flotte économique française, dites-nous quelle est votre vision de la mondialisation. Sur quelles différences compétitives allez-vous travailler ? Comment voyez-vous la Défense s'articuler dans le Grand Paris ? Quelle sera votre stratégie pour convaincre les investisseurs ? (..)". Un examen de passage pour montrer l'incongruité de cette candidature. Et Jean-Christophe Fromantin de commenter, pour bien enfoncer le clou : "Patron d'une PME innovante présente à l'international, je connais la difficulté d'une négociation en anglais, en haut d'un gratte-ciel, devant des banquiers chevronnés, et la nécessité d'un discours structuré". On ne saurait plus délicatement exprimer les choses.
(Source : monputeaux.com)
00:18 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2009
L'indépendance de la presse est un des biens les plus précieux de notre démocratie.
L'Agence France-Presse, qui est non seulement la source de la grande majorité des informations diffusées en France mais également l'une des trois seules grandes agences de presse au niveau mondial, est aujourd'hui menacée dans son indépendance et même son existence, sous sa forme actuelle.
L'AFP est dotée d'un statut unique, défini par une loi de 1957 destinée à garantir son indépendance structurelle à l'égard des pouvoirs publics et de tout autre "groupement idéologique, politique ou économique".
Sa mission est "de rechercher tant en France qu'à l'étranger les éléments d'une information complète et objective".
Depuis près d'un an, les velléités de mettre fin au statut particulier de l'AFP, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'entreprise, sont de plus en plus nombreuses.
En témoignent les attaques sans précédent dont l'agence a récemment fait l'objet de la part de certains hommes politiques proches du pouvoir en France.
Tantôt on l'a traitée d'"agence d'Etat" en souhaitant ouvertement sa privatisation, tantôt on lui a reproché de ne pas être assez prompte à répercuter les communiqués de presse du parti au pouvoir.
Aujourd'hui, des projets bien avancés menacent le statut et l'indépendance d'une entreprise qui est unique en son genre, à savoir ni publique, ni privée.
Il serait notamment question de transformer, voire d'abolir, le statut garanti par le parlement afin de permettre la transformation en société anonyme et l'entrée d'actionnaires.
De tels changements, intervenant à une époque de grands bouleversements dans le paysage médiatique, sans parler de l'économie mondiale, risquent fort de se traduire par la mainmise d'intérêts particuliers ou étatiques sur l'ensemble de l'information destinée au citoyen.
Par conséquent :
19:48 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, liberté, presse, média, afp, indépendance, pétition
31.01.2009
Mutation du préfet de la Manche : François Bayrou dénonce "le fait du prince"
Dans une déclaration à l'AFP, François Bayrou a dénoncé jeudi la mutation du préfet de la Manche Jean Charbonniaud, estimant que ce dernier a été "sanctionné" pour n'avoir pu "empêcher" une manifestation lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô.
"Sa mise hors cadre et la mutation du préfet de la Manche sanctionnent une fois de plus de manière arbitraire un haut fonctionnaire qui a déplu parce qu'il n'a pas pu empêcher une manifestation républicaine". "Il n'avait pas le pouvoir d'empêcher les manifestants de siffler Nicolas Sarkozy et s'il l'avait fait, ça aurait été une atteinte grave aux libertés. C'est donc une sanction arbitraire, une nouvelle fois le fait du prince", a déclaré le président du Mouvement Démocrate. "C'est exactement la même démarche que lorsqu'on a mis à la porte Dominique Rossi, le responsable de la sécurité en Corse, simplement parce qu'il y avait eu une manifestation chez Christian Clavier", acteur proche du chef de l'Etat, a encore dit François Bayrou.
...
Lors de sa visite à Saint-Lô, le 12 janvier, Nicolas Sarkozy avait été accueilli par 2.000 à 4.000 manifestants (selon la police ou les organisateurs) et des heurts avaient eu lieu avec la police. Son entourage n'avait pas caché son irritation au sujet du dispositif de sécurité mis en place par le préfet.
(Source : Mouvement Démocrate.fr)
20:53 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modem, liberté, sanction, manifestation, pouvoir






