18.03.2010

Chirurgie cardiaque pédiatrique : retour au point mort

En dépit des annonces de Roselyne Bachelot, le pôle pédiatrique n'a pas rouvert.

Aucun enfant n'a été opéré du cœur à Toulouse depuis maintenant plus de deux mois et demi. L'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique, exercée conjointement jusqu'alors par le CHU Purpan et la clinique Pasteur, n'a toujours pas redémarré alors que l'on croyait la question réglée. L'espoir était revenu à Toulouse il y a trois semaines lorsque la ministre de la Santé avait accordé une dérogation à Toulouse pour la reprise de ce pôle de chirurgie cardiaque. Roselyne Bachelot s'était appuyée sur l'avis favorable du Conseil national de l'organisation sanitaire (CNOS) sous réserve qu'une expertise de conformité soit effectuée entretemps. La visite, réalisée par l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) le 3 mars, aurait permis de constater que les conditions de sécurité sont bien réunies. Le CHU Toulouse s'était engagé aussi à rendre opérationnelle d'ici le mois de juin la salle dédiée à l'hémodynamique, point d'achoppement de ce dossier. Le résultat de cette expertise a été transmis à la Direction générale de l'offre des soins (DGOS) et serait toujours selon ce service, « en cours d'instruction, sans calendrier précis ». « La procédure de recours entamée par le CHU de Toulouse est désormais traitée au niveau national », confirme-t-on à l'Agence régionale d'hospitalisation qui est à l'origine de la fermeture brutale du service de chirurgie cardiaque pédiatrique de Toulouse, le 31 décembre dernier.

Toulouse sous le choc

« Les interventions se faisaient dans des conditions absolues de sécurité à Toulouse, avec des compétences avérées à la fois du CHU et de la clinique Pasteur qui avaient mutualisé leurs moyens », relate Jean-Jacques Mirassou, conseiller général, qui est intervenu ces jours-ci pour une reprise immédiate de la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse, estimant que « cette fermeture est une sanction à l'égard de Toulouse ».

Depuis le début de l'année, une vingtaine d'enfants, de la naissance à 15 ans, suivis à Toulouse ont été transférés dans d'autres hôpitaux (Paris, Bordeaux, Marseille, Nantes...), pour y être opérés, parfois dans l'urgence. Une situation ubuesque dénoncée par les familles des patients pour qui ces hospitalisations délocalisées génèrent des frais conséquents et multiplient surtout la prise de risque pour leurs enfants. La communauté médicale à Toulouse s'est aussi mobilisée, désavouant cette fermeture, avec le soutien des élus locaux. Depuis le début du mois, c'est désormais l'incompréhension qui prédomine et le plus grand flou. Le tout CHU de Toulouse étant suspendu à nouveau, au bon vouloir de Roselyne Bachelot.

(Source : La Dépêche.fr)

16.03.2010

Santé : les lampes basse consommation font débat

D' ici à 2012, les lampes classiques à incandescence auront disparu du marché et seront notamment remplacées par les lampes fluocompactes basse consommation (LBC). Une alternative qui ne réjouit guère le Criirem. Son Président, le docteur en physiologie Pierre Le Ruz, expert européen en énergie et santé, met en garde contre les risques de ces lampes sur la santé.

Vous remettez en cause les lampes fluocompactes. Pour quelles raisons ?
Pierre Le Ruz : Plusieurs études ont mis en évidence les risques liés à l'uilisation des ampoules fluocompactes. Dès 2002, l'INERIS* a noté que ces lampes étaient des émetteurs parasites. En 2007, suite à des bancs d'essais réalisés par le CRIIREM, en partenariat avec notre homologue espagnol Arca Ibérica, nous avons conclu qu'une fois allumées, les ampoules à économie d'énergie émettaient de forts rayonnements radioélectriques, contrairement aux ampoules à incandescence classiques qui n'en émettent pas. Les valeurs variant de 180 volts par mètre (V/m) à 4 V/m dans les 2o premiers centimètres, pour des puissances allant de 20 à 11 watts, avec des pics à 300 v/m à l'allumage ! Ces mesures se situent bien au dessus des normes européennes : une recommandation du Parlement européen de 1998 préconise en effet le seuil de 1 v/m à ne pas dépasser. La directive de 2004 liée à la compatibilité électromagnétique fixe des niveaux allant de 3 V/m, à 10 V/m. Le rayonnement de ces lampes et le problème lié à leur bruit de fond que nous avons mis en évidence, ont été confirmés en 2008, dans des études de SUPELEC et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).

Quels sont les impacts de ces dépassements ?

L'électropollution induites par ces lampes fluocompactes peut provoquer des dysfonctionnements au niveau des appareils électriques et électroniques placés à proximité (ordinateur, TV, radio, téléphone portable). Cela peut aussi créer des perturbations chez les personnes portant des dispositifs d'assistance médicale. Nous avons pu le valider lors d'une expertise demandée par des médecins dont des patients équipés de pacemakers se plaignaient de dysfonctionnements de leur appareillage. Enfin, il ne faut pas oublier que chaque lampe fluocompacte contient près de 3 mg de mercure. En cas de bris d'ampoule, il convient donc d'aérer rapidement, et de jeter l'ampoule dans une poubelle prévue à cet effet. 

Quels sont les effets des lampes fluocompactes sur la santé ?

Cette « électropollution »  représente un risque évident sur la santé. D'une façon générale, les effets des ondes électromagnétiques ont été prouvés depuis longtemps : troubles du sommeil, agressivité ou apathie, perte de mémoire, malaises, migraines, arythmies, fourmillements, rougeurs, nausées, troubles de la concentration, palpitations.... Ces sources de fatigue nuisent à l'attention et favorisent l'absentéisme au travail. Avec l'explosion des nouvelles technologies dans le cadre professionnel, de plus en plus de salariés affectés par ces maux portent plainte devant les tribunaux pour faire reconnaître leur « électro-hypersensibilité ». Des études ont aussi démontré des désordres au niveau immunitaire et sanguin : manque d'adrénaline, hausse des protéines de stress, anomalie des leucocytes, baisse de la mélatonine. A long terme, les risques de leucémies et de tumeurs du cerveau seraient multipliés par trois. Même si on ne connaît pas encore précisément les effets de ces lampes fluocompactes sur la santé, le principe de précaution impose d'en limiter l'usage, en évitant de les utiliser en lampe de chevet ou de bureau et de s'en éloigner de plus d'un mètre pour une station prolongée. 

Quelles solutions préconisez-vous ?

Avant tout, le CRIIREM n'est pas favorable à la disparition totale des lampes à incandescence sur le marché. Pour ce qui est de ces lampes fluocompactes, des efforts doivent être entrepris pour en améliorer la conception. Certains fabricants commencent à s'en préoccuper, en travaillant notamment sur le blindage du culot. Mais il reste beaucoup à faire ! Par exemple, il est possible de modifier le circuit et le vernis de ces lampes,  afin d'en réduire les rayonnements. En attendant ces progrès, mieux vaut opter pour les LED (diodes électro-luminescentes), qui apparaissent sur le marché. Bien que ces lampes doivent être améliorées, elles présentent des avantages : elles ne posent pas de problème d'ondes électromagnétiques, elles ne contiennent pas de mercure et ont une durée de vie supérieure aux lampes  fluocompactes. Seul point noir ? Leur coût...

*Institut national de l'environnement industriel et des risques

L'avis de l'ADEME :

Les LBC font débat parmi les experts qui n'ont pas le même éclairage ... Dans un avis publié en août dernier, l'ADEME recommande l'utilisation des lampes basse consommation, plus économiques et plus écologiques, insistant sur le fait qu'elles contiennent de faibles quantités de mercure. Quant à la question des ondes électro-magnétiques, l'Agence précise que « les LBC utilisées de façon normale, à savoir à plus de 30 cm d'une personne, ne sont pas dangereuses pour la santé humaine. » Mais à moins de 30 cm ? « Ces lampes ne sont pas inquiétantes", confirme Bruno Lafitte, expert éclairage et environnement électro-magnétique à l'ADEME,  qui n'estime « pas indispensable d'effectuer des mesures à moins de 30 cm, d'autant que cela nécessiterait des sondes spécifiques». Dans l'objectif de rassurer les consommateurs, l'Ademe a lancé une campagne de mesure sur 100 types de LBC, à partir d'un protocole de mesure établit par l'Afsset et accepté par les parties (Criirem, CSTB, industriels...). Les résultats sont attendus d'ici la fin du premier semestre.

 

(Source : Novethic.fr)

04.03.2010

Épidémie d'hépatite A probablement liée à des tomates séchées d'importation

Une épidémie d'hépatite, probablement liée à la consommation de tomates séchées importées surgelées, fait actuellement l'objet d'investigations de la part de l'Institut de veille sanitaire (InVS).

"Au 1er mars, 55 cas liés à cette épidémie ont été identifiés, 26 femmes et 29 hommes, âgés de 7 à 52 ans (moyenne 31 ans)", résidant dans 18 départements métropolitains avec deux foyers importants dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (19 cas) et dans le Lot (15 cas), annonce l'InVS dans un point mis en ligne mardi.

Les dates d'apparition des symptômes se situent entre le 20 novembre 2009 et le 5 février.

27 patients ont été hospitalisés au total, mais "l'évolution a été favorable pour tous", précise l'institut.

Cette épidémie d'hépatite A liée à la consommation de tomates séchées est la deuxième décrite dans le monde. En Australie, les investigations menées lors d'une importante épidémie survenue en 2009 (240 cas de mai 2009 à janvier) ont également attribué cet épisode à la consommation de tomates séchées, dit-il.

L'hépatite A, maladie d'origine virale, le plus souvent asymptomatique chez le jeune enfant, peut provoquer une fatigue avec fièvre, une gastro-entérite et une jaunisse chez l'adulte. Les formes graves, très rares, sont identifiées chez les adultes le plus souvent déjà porteurs d'une atteinte chronique du foie.

Environ 1.500 cas sont déclarés chaque année.

L'interrogatoire des patients sur leur consommation alimentaire au cours des 2 à 6 semaines précédant la maladie, correspondant à sa durée d'incubation, a montré une fréquence inhabituellement élevée de consommation de tomates séchées. Ces tomates avaient été consommées dans des sandwiches ou des salades achetés dans des sandwicheries.

Selon l'enquête, elles proviendraient d'un même lot de tomates importées surgelées de Turquie et distribué entre début octobre 2009 et fin janvier. Si l'hypothèse se confirme, le risque n'existerait plus car ce lot n'est plus distribué. Toutefois, d'autres cas pourraient survenir en raison d'une transmission de personne à personne du virus, avertit l'InVS. Il rappelle l'importance de l'hygiène des mains dans la prévention de cette hépatite.

(Source : La Dépêche.fr)

03.03.2010

Accidents domestiques : plus de 18 000 morts par an

Ils sont la première cause de décès chez les enfants, mais ils touchent surtout les personnes âgées, victimes de chute.

Chutes, suffocations, noyades, intoxications, il y a eu en 2006 plus de 18 500 morts du fait d'accidents de la vie courante (AcVC) en France, qui touchent surtout les personnes âgées victimes de chutes mais représentent la première cause de décès chez les enfants de 1 à 14 ans.

Selon une étude réalisée par l'Institut de veille sanitaire, publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 18 549 décès imputables aux accidents de la vie courante ont été comptabilisés en 2006, soit 3,6 % de la mortalité totale. Les femmes représentent un peu plus de 50 % de ces morts, mais les taux de mortalité sont plus élevés chez les hommes (32,2 pour 100 000 contre 19,4 pour 100 000).

Le taux de mortalité, bas entre 5 et 14 ans, culmine au-delà de 75 ans : 122 pour 100 000, et même 584 pour 100 000 après 85 ans. Les deux tiers des décès (12 069) sont survenus chez des personnes âgées de 75 ans ou plus.

Les blessures provoquées par les accidents mortels sont principalement situées au niveau de la hanche (24 %) et de la tête (21 %). Dans 1 cas sur 2, il s'agit d'une fracture, et dans 1 cas sur 4 d'une atteinte des organes internes.

La cause la plus fréquente des accidents est la chute (60 % des causes connues de décès par AcVC). Plus des trois-quarts surviennent chez des personnes de plus de 75 ans. Viennent loin derrière les suffocations, dont plus des deux tiers chez les plus de 75 ans, essentiellement par ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires. Elles sont suivies par les noyades (cause principale chez les moins de 15 ans), les intoxications, les accidents par le feu, et d'autres causes telles que faux mouvements, électrocutions...

Pour des raisons inexpliquées, trois régions - Bretagne, Nord-Pas-de-Calais et Franche-Comté - connaissent des taux de décès par ce type d'accident supérieurs à la moyenne. L'Ile-de-France a une mortalité significativement plus faible.

Sur la période 2004-2006, le taux de mortalité par accidents de la vie courante a baissé de 11 %. La baisse est la plus forte chez les enfants de moins de 15 ans (-24 %), notamment en ce qui concerne les noyades (-30 %).

(Source : La Dépêche.fr)

12.02.2010

Toulouse opère à nouveau les enfants du cœur

CHU. Après six semaines de suspension, Roselyne Bachelot accorde une dérogation et rouvre le pôle toulousain.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) respire, et la Clinique Pasteur avec lui. Après six semaines de suspension, l'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique est à nouveau autorisée à Toulouse, et les opérations devraient reprendre « sous les meilleurs délais », précise le CHU qui vient d'apprendre la bonne nouvelle. En l'occurrence, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a signé une dérogation mettant fin à l'incertitude des familles et des équipes médicales toulousaines. On s'en souvient. Celles-ci avaient dû se résoudre à transférer sur Marseille, Paris, et Bordeaux, plusieurs enfants souffrant de cardiopathies depuis la fin de l'année 2009. La suspension de l'activité avait provoqué un vrai sentiment de désarroi à travers la région, car plus de 140 enfants sont opérés tous les ans dans la Ville rose, pour des malformations cardiaques congénitales. La mobilisation de la communauté médicale et des familles s'est aussi traduite ces dernières semaines par le lancement d'une pétition qui a réuni 6 300 signatures sur internet. Mais tous les espoirs semblaient permis après l'avis favorable du Comité national d'organisation sanitaire (CNOS) comme nous l'avons relaté dans notre édition du 5 février (Page Grand Sud).

Les conditions

Aujourd'hui, les modalités pratiques de la reprise sont connues. Le CHU a obtenu l'autorisation pour cinq ans, un délai habituel dans ce type d'activité. Alors que les médecins souhaitent opérer au plus vite, le CHU vient de solliciter l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) qui avait mis fin en décembre à l'activité. Cette fois, il s'agit d'obtenir l'aval de l'ARH dans la conformité de la salle de cathétérisme provisoire (imagerie interventionnelle) qui a été installée sur le site de Purpan. L'équipement définitif au sein de l'hôpital des Enfants « devra être prêt fin juin » précise le CHU et il assure par ailleurs « qu'il veillera avec beaucoup d'attention à respecter les engagements chiffrés et datés pris auprès de l'ARH de Midi-Pyrénées et du ministère ». Rappelons que dans le cadre d'un schéma interrégional d'organisation sanitaire, l'ARH exigeait au moment de la suspension, la présence sur le site d'une unité de soins intensifs et d'une salle d'intervention sous imagerie médicale par voie endovasculaire. Toutes les conditions seront bientôt réunies.

Remerciements du CHU et de Pasteur

Le CHU de Toulouse et la Clinique Pasteur tiennent à remercier toutes les personnes qui se sont engagées à leur côté et notamment les élus locaux - en particulier Martin Malvy, président de la région, et Pierre Izard, président du conseil général, qui ont manifesté leur indignation en apprenant la suspension de l'activité - et aussi les experts nationaux, les associations, les familles de patients, les médecins de toute la région, et des CHU de Marseille, Bordeaux et Paris qui ont accueilli des enfants de la région. L'équipe de La Timone à Marseille avait accueilli un chirurgien de Toulouse. Celui-ci a pu opérer notamment la petite Élora après sa naissance à Purpan.

(Source : La Dépêche.fr)

09.02.2010

Cantines : marre de manger au lance-pierre

Les lycéens demi-pensionnaires manquent de temps pour manger. La FCPE demande une pause d'une heure et demie.

Une grosse demi-heure pour déjeuner à la cantine du lycée, est-ce suffisant ? Pour les parents d'élèves de la FCPE, c'est non. «Selon les établissements nous avons des situations où les lycéens n'ont pas plus de 40 minutes de temps de pause méridienne, observe Pascal Astruc, président départemental de la FCPE. Nous demandons au rectorat, à l'inspection académique et aux chefs d'établissements que cette pause soit d'une heure et demie et que les emplois du temps soient construits en conséquence.»

Avec un taux de demi-pensionnaires voisin de 90 % en Haute-Garonne, l'heure de pause moyenne est une peau de chagrin qu'amputent «la queue au self» et le temps de dépôt des plateaux en fin de repas.

Au lycée polyvalent du Mirail, Jade, Naziha, Sarah, Alexia et Sheherazade, en seconde secrétariat, confirment : «On finit à midi et on reprend à 13 heures tous les jours sauf le vendredi. On n'a qu'une demi-heure pour manger. Et quand on arrive en retard en cours, c'est nous qui sommes en tort».

«On fait la queue pour manger, on attend qu'une table se libère, on fait la queue pour reposer les plateaux, c'est la course pour passer en premier...», raconte Romain, élève de 1e S.

Refondre les emplois du temps ? Pas sûr que les lycéens y soient favorables. Ainsi Alexandre, en 1e ES, fait les comptes : «1 h 30 de pause, c'est bien, mais si c'est pour finir à 18 h 30, ça ne m'intéresse pas.»

Le problème est loin d'être anecdotique. Dans son rapport du 15 décembre 2009, le Conseil économique et social régional s'inquiète et alerte le conseil régional sur le fonctionnement de la restauration dans les lycées : «Il est fréquent que des élèves ne puissent accéder aux repas en raison d'encombrement et repartent en cours sans manger.»

Selon le rectorat, la réforme des lycées devrait permettre d'améliorer une situation insatisfaisante dès l'an prochain.

« Un temps de repas trop faible conduit à gloutonner»

Les conséquences de repas pris à la hâte ne sont pas anodines, explique le nutritionniste Jean-Claude Ringler : « Un temps de repas et de pause relativement faible conduit à gloutonner. L'effet de stress est délétère sur la digestion. Une partie du travail de mastication ne se faisant pas, les conséquences peuvent être des ballonnements, des sensations de lourdeurs majorées par le stress. C'est donc une occasion de prise de poids. On voit aussi les lycéens foncer dès la sortie dans les croissanteries pour combler les manques liés à ces repas pris au lance-pierres avec du gras et du sucre. C'est un problème éducatif qui conduit à fabriquer des obèses.

À plus long terme, l'entreprise reproduisant le même type de schéma, avec des temps de pause plus courts, on consomme des produits tout faits, des produits « déjà mastiqués ». Au-delà du temps de repas - si les lycéens passaient 45 minutes à table ce serait tout à fait acceptable - c'est le temps de pause qui a diminué. En 1 h 30, on a le temps de manger et de marcher un peu après, ce qui facilite la digestion. Au lieu de quoi on passe du travail à table et de la table au travail sans activité physique.

Les effets de ces prises de repas rapides n'ont jamais été mesurés. Mais sans aucune éducation de l'appareil digestif, l'intestin est soumis à des doses d'adrénaline. Ce type d'habitude peut participer à tout ce qui est ulcère gastrique, coliques chroniques ou constipation, des symptômes fréquents notamment chez les femmes. »

Plus de temps l'an prochain

Inspecteur pédagogique régional en charge des établissements et de la vie scolaire au rectorat, Bernard Pallec n'élude pas le problème : « Sur les lycées, nous avons un nombre de demi-pensionnaires très important. L'une des priorités est de ménager au minimum une heure de pause méridienne. Un exercice difficile... Selon le rectorat, le problème devrait être réglé dès la rentrée prochaine : « Avec la réforme des lycées, le volume horaire va sensiblement diminuer. Aujourd'hui nous avons des volumes allant jusqu'à 35- 36 heures de cours par semaine. Dès l'année prochaine, nous serons sur des volumes de 29 h 30 hebdomadaires. Cela laissera des marges de manœuvre beaucoup plus importantes aux chefs d'établissements pour étendre les heures de restauration scolaire. »

(Source : La Dépêche.fr)

26.01.2010

La santé, thermomètre des inégalités sociales

La santé se définit par le nombre d'années de vie sans handicap. Autrement dit, la santé, ce sont deux choses : de la quantité et de la qualité de vie en plus.

Cette définition (plus pratique que celle de l'Organisation Mondiale de la Santé, trop utopiste, et qui se confond avec celle du bonheur absolu : « un état complet de bien-être physique, psychique et social ») a le mérite d'être mesurable, pour un pays comme pour un individu :

le nombre d'années de vie, pour un pays, s'exprime par l'espérance de vie moyenne de la population,

le handicap se mesure grâce à des échelles de qualité de vie, prenant en compte des éléments objectifs (la diminution des performances physiques ou psychiques) et des éléments subjectifs (vous sentez que « ça va » ou que « ça ne va pas », même si aucun médecin n'arrive à formuler un diagnostic précis sur votre cas)

La santé ne se résume pas à la médecine et au curatif

On voit donc bien que la santé ne se résume pas à la médecine et au curatif. Si on considère l'état de santé des Français, il est tout à fait comparable à celui des autres pays développés  (mais nettement   meilleur pour les femmes que pour les hommes), avec, cependant deux points faibles :

une surmortalité des hommes avant 65 ans, essentiellement liée à l'alcool, au tabac, et aux morts violentes (accidents et suicides) : il s'agit donc de causes de mortalité théoriquement « évitables » ;

des inégalités trop profondes entre les classes sociales : la différence d'espérance de vie à l'âge de 35 ans entre un manœuvre et un cadre supérieur est de plus de neuf années, et, malgré l'extension progressive de l'Assurance-Maladie à toute la population en un demi-siècle, cette différence va en s'accroissant (ce qui prouve bien que la santé ne dépend pas que de l'accès à la médecine, mais aussi de bien d'autres facteurs)


L'état de santé d'un pays dépend de la qualité et de l'accessibilité de son système de soins (la médecine), mais aussi de beaucoup d'autres facteurs : les conditions de logement, de travail et de chômage, le niveau d'éducation et d'information, les modes de vie, l'alimentation, l'environnement au sens large du terme, etc. en dehors des facteurs génétiques héréditaires personnels, sur lesquels il est inutile de s'attarder, puisque nous sommes (pour l'instant ?) incapables d'agir sur eux.

Tout ne dépend pas du système de soins

Dans les pays développés, le système de soins est responsable d'environ 15% à 20 % de l'état de santé d'une population (c'est déjà beaucoup, et ce n'était certainement pas le cas au début du XXème siècle) ; or, dans ces mêmes pays, 80% des dépenses affectées à la santé sont consacrées au système de soins.

Ceci explique qu'au-delà d'un certain seuil, il n'y a pas de relation entre les dépenses affectées au système de soins et l'état de santé d'un pays : le Japon, qui consacre 7 % de son PIB (c'est - à - dire de sa richesse nationale) à son système de soins a de meilleurs indicateurs de santé que les Etats-Unis(1) , qui affectent 14% de leur PIB au système de soins.

En médecine, au-delà d'un certain stade, plus n'est plus synonyme de mieux. Il faut des dépenses supplémentaires énormes pour des résultats à peine mesurables (et des effets négatifs, eux, très  mesurables mais rarement mis en avant : pensons aux conséquences de la surconsommation de médicaments).

En réalité, c'est quelque chose que nous savons, mais sans en avoir conscience ; en France, c'est en Haute-Garonne que l'espérance de vie est la plus élevée : si nous pensions que c'est grâce à la médecine, nous irions tous nous faire soigner à Toulouse en attendant que les médecins de Paris et de Lille se mettent à niveau ; mais nous sentons bien que l'explication n'est pas là.

Il faut aussi agir sur le chômage, les conditions de travail...

Ce qui est clair, en tous cas, c'est que, si un pays comme la France, qui consacre 11,5 % de son PIB à son système de soins (seuls au monde les Etats-Unis et la Suisse lui consacrent davantage, respectivement 14% et 13%), voulait améliorer l'état de santé de sa population, elle devrait investir de l'argent dans les autres déterminants de l'état de santé beaucoup moins dotés : chômage(2), conditions de travail, environnement, éducation, alimentation, modes de vie.

Ainsi, si l'espérance de vie est passée en France de 35 ans en 1800 à 56 ans en 1936, année où la  médecine était encore très peu efficace, c'est essentiellement à cause de l'amélioration générale des conditions de vie, et, en particulier, de la quasi - généralisation de l'eau potable. 

On sait aujourd'hui qu'en modifiant le mode de vie ou l'environnement physique et social, on arriverait probablement à améliorer davantage la santé que si l'on investissait plus d'argent dans les systèmes existants de prestation de soins.

L'état général de santé d'un pays constitue certainement un des meilleurs indicateurs de son niveau de développement global, économique et social.

En particulier la plus grande espérance de vie au monde, tant pour les hommes que pour les femmes.

L'état de santé est altéré par les contrats précaires et la durée du chômage

(Source : Marianne2.fr - par Elie Arié - Médecin)

CASTELSARRASIN - Solidarité : Une lutte contre le temps pour sauver leurs enfants

Laura et Elouan sont atteints d'une maladie génétique extrêmement rare.

« Ils sont 160... seulement 160 » murmure avec une émotion qu'il ne peut dissimuler le Castelsarrasinois Jacques Vallino, depuis qu'il a appris l'an passé que ses deux petits-enfants, Laura, 8 ans, et Elouan, 5 ans, sont tous les deux atteints du syndrome Sanfilippo. Une maladie génétique extrêmement rare et, pour l'heure, incurable qui s'attaque au système nerveux aboutissant à un état grabataire de l'individu vers 18 ans, et un décès prématuré peu après. Et même si l'annonce a été terrible pour ce jeune couple de comptable et leurs familles, l'ancien retraité de Pechiney a gardé la pugnacité de l'attaquant lorsqu'il évoluait en division CFA sur les terrains de foot du Grand Sud-Ouest. « C'est vrai qu'après plus d'un mois d'attente lorsque les résultats sont tombés, on a eu l'impression qu'un déluge s'abattait sur nous. » Mais depuis, Jacques est devenu un expert. Et il a désormais un rêve fou, celui de combattre le temps, de se battre contre la maladie en donnant les moyens aux chercheurs de trouver une thérapie. « Jusqu'à ce jour, il n'y avait pas de guérisons possibles, pourtant dans quelques semaines un premier essai clinique génique va être lancé. Je suis sûr, que d'ici 4 ou 5 ans on pourra stopper ce fléau » insiste-t-il. « Le compte à rebours est lancé. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de lancer une opération de solidarité pour soutenir le travail des chercheurs, le 26 mars à la salle des fêtes de Bourret. » « Le but c'est aussi de trouver 4 ou 5 sponsors pour nous aider. »

Inscription pour la soirée de Bourret au 05 63 26 30 64 ou 05 63 64 35 19 jusqu'au 19 mars dernier délai.

(Source : La Dépêche.fr)

21.01.2010

Chirurgie cardiaque : encore un bébé transféré en urgence à Marseille

Suspension de la chirurgie cardiaque pédiatrique de l'hôpital des enfants de Toulouse.

Les conséquences de la suspension par l'Agence Régionale d'Hospitalisation (ARH) de l'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique de l'hôpital des enfants de Toulouse pour des retards de mise aux normes sanitaires du service ne se sont pas fait attendre. Depuis le 29 décembre, une quinzaine d'opérations non urgentes ont été déprogrammées, et vendredi matin, la petite Elora sera transférée en urgence à l'hôpital de la Timone à Marseille pour y subir une intervention à cœur ouvert. Avant elle deux autres bébés nés à Toulouse ont déjà été transportés en camion sanitaire et en avion vers Paris et Marseille. Hier soir, les parents d'Elora ne parvenaient toujours pas à comprendre pourquoi « un tel bazar » leur a été imposé alors que tout était programmé depuis que la coarctation (rétrécissement) de l'aorte dont souffre Elora avait été dépisté au cours du 2e trimestre de grossesse. « La mère a été suivie jusqu'à la fin de sa grossesse à l'hôpital Paule-de-Viguier, par le Dr Vayssierre, et elle devait être opérée sur place par le Dr Léobon », explique le Dr Philippe Acar, Professeur de cardiologie pédiatrique. Pour le Dr Acar qui a alerté officiellement l'ARH sur les dangers que ces transferts peuvent faire courir aux nouveau-nés, rien n'empêchait techniquement que « cette réparation » de l'aorte de la petite Elora ne soit réalisée sur place dans la mesure où « elle est pratiquée depuis quinze ans à Toulouse avec d'excellents résultats », au rythme d'une vingtaine d'interventions chaque année.

De leur côté, le père et la mère d'Elora, à l'instar des parents des deux autres enfants déjà transférés ont saisi le médiateur de la République. Pour l'instant, Elora qui est née mardi 19 janvier est un beau bébé de 3,5 kg soignée par des médicaments qui permettent à son cœur d'attendre sans dommage l'intervention qui devrait être pratiquée au cours du week-end ou en début de semaine prochaine. Mais sa mère qui la rejoindra samedi, ne sait pas encore si, vendredi matin, elle montera à bord d'un hélicoptère ou dans un camion sanitaire. La décision sera prise au dernier moment en fonction de la météo.

11 000 € pour un transfert

Un avion sanitaire a dû être affrété la semaine dernière pour transporter un bébé de Toulouse à Paris pour y être opéré. Surcoût de l'opération : 11 000 € pour une intervention qui pouvait être réalisée sur place.

(Source : La Dépêche.fr)

19.01.2010

Service de chirurgie cardiaque fermé, parents inquiets

Seul le ministère peut décider de la réouverture du service de l'hôpital des enfants de Purpan. Roselyne Bachelot devrait donner sa réponse début février.

Le service de chirurgie cardiaque pédiatrique de l'hôpital des enfants de Purpan fermé le 29 décembre par décision de l'Agence régionale d'hospitalisation ne réouvrira pas ses portes avant le mois d'avril : c'est ce qui est ressorti ce mercredi des discussions entre les responsables du service, qui accueille chaque année 140 patients pour des malformations cardiaques, et de l'ARH.

« Nous avons aucune raison de leur refuser la réouverture du service si celui-ci est en conformité avec les décrets », justifie Christine Fraboul, directrice adjointe de l'ARH. Aujourd'hui il manque au service de chirurgie pédiatrique une salle de cathétarisation située à côté du bloc de chirurgie, même si les médecins affirment utiliser celles situées à la clinique Pasteur ou au CHU Rangueil: la nouvelle structure devrait être prête en avril 2010, les travaux ayant connu une soudaine accélération depuis la décision de l'ARH. Cette dernière a rappelé que le CHU de Toulouse devait être en conformité depuis un an, l'Agence ayant déjà accordé deux dérogations en 2009.

« On va se retrouver avec d'autres problèmes si la réouverture du service est retardée, redoute Yves Dulac, chirurgien. L'équipe médicale risque de se démobiliser, sans oublier le discrédit que peut jeter cette fermeture sur notre activité ». Une inquiétude partagée par les familles qui espère une réouverture rapide comme Virginie, la maman de Calliste né le 2 septembre 2009 avec une grave malformation cardiaque. « Il doit être réopéré deux fois d'ici le mois de mars, il n'est pas question que cela se fasse à Bordeaux ou Marseille ».

Repères:

Depuis la fermeture du service de chirurgie pédiatrique cardiaque à Toulouse, trois enfants ont été transférés à Paris et deux à Marseille afin d'être opérés en urgence. Hier 3500 signatures avaient recueillis pour la pétition demandant le maintien du service, 5 000 en comptant celles comptabilisées sur Internet.

(Source : metrofrance.com)

Pétition en ligne : cliquez ICI

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