15.06.2010

Saint-Rustice - Tracé TGV : la ligne des opposants se durcit

L'association STRES se bat depuis des mois au sein du collectif « Union pour la Sauvegarde de nos villages » contre le tracé D de la LGV qui détruira quasiment le village. STRES fait sien aujourd'hui les conclusions du Collectif. Ce dernier a récemment fait établir un constat d'huissier dans les locaux de RFF établissant que RFF n'avait pas réalisé la grille multicritères qui permettait de choisir objectivement un tracé par rapport à un autre.

M. Maudet, responsable RFF, a reconnu à la préfecture de Haute Garonne, puis par voie de presse, que le dossier du tracé autoroute n'avait pas été étudié « il nous aurait fallu plus de temps, le collectif nous a envoyé son dossier trop tard ». M. Delion, directeur général de réseau Ferré de France, avoue sous les caméras des journalistes de TF1 « on n'a pas regardé avec le même degré de qualité et de finesse leur proposition, nous avons été hors délai pour le faire ».

Or le dossier « Proposition autoroute » a été transmis à RFF par courrier le 10 janvier puis présenté directement le 18 février. Du 10 janvier au 31 mai, presque quatre mois, ce qui est suffisant pour une étude, d'autant que, en parallèle, RFF étudiait un autre tracé demandé par le COPIL le 11 janvier. « RFF n'a pas voulu considérer notre proposition alors que dans le même temps, côté atlantique, RFF regardait attentivement les demandes d'un élu qui lui, semble-t-il a su frapper à la bonne porte. »

Recours judiciaires en vue

Le collectif va engager un recours aux niveaux administratif et pénal arguant que «Le dossier de RFF comporte plusieurs erreurs dont certaines ont été attestées par une autre intervention d'huissier de justice, erreurs inexcusables de la part d'un bureau d'étude professionnel.

« RFF a mis des mois à reconnaitre ses erreurs sans pour autant en tenir compte pour choisir un tracé par rapport à un autre. De pareilles méthodes sont indignes d'une démocratie comme la France » dénonce Thierry Fourcassier porte parole du collectif

(Source : La Dépêche.fr)

08.06.2010

"Sécurité Routière - Tous responsables."

Nouvelle campagne choc de la Sécurité Routière

Dimanche 6h. Une femme se réveille en sursaut. Devant sa porte, un homme en uniforme regarde le sol, immobile.
Samedi 20h. On se retrouve entre potes. On se chauffe pour la soirée, qui s'annonce arrosée . Elodie, Claire, Laura, Julien, Yannis et Fred ne le savent pas encore mais ils vont vivre l'insoutenable.

Les viticulteurs de Graves contre le tracé de la LGV vers Toulouse

Les viticulteurs des AOC Graves et Graves supérieur ont adopté une motion "rejetant fermement" le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) touchant leur vignoble au sud de Bordeaux et validé par le comité de pilotage, selon un communiqué diffusé lundi.

Le fuseau de 1.000 mètres finalement retenu "coupe en deux un secteur particulièrement représentatif du terroir" des Graves, souligne le texte de la motion adoptée en assemblée générale le 3 juin.

Les viticulteurs "manifestent vivement leur inquiétude pour le devenir de cette partie des Graves déjà fortement abîmé par une urbanisation débridée" et regrettent que leur proposition alternative, "pourtant jugée apte au +ferroviaire+ par RFF (Réseau ferré de France), qui évitait le vignoble n'ait pas été prise en compte", selon le communiqué transmis par le syndicat viticole des Graves.

Décidé à "continuer à s'opposer au tracé retenu par tous moyens y compris par voies de justice", les signataires "restent persuadés que leur activité millénaire peut coexister avec les ouvrages modernes de transport, à condition que leur terroir d'AOC ne soit plus considéré avec mépris comme un simple espace libre pour tout aménagement".

Dans le vignoble des Graves, le fuseau retenu ne "touche pleinement qu'une propriété viticole et va écorner à la base deux autres propriétés", avait voulu rassurer le préfet d'Aquitaine, Dominique Schmitt, le 31 mai, lors de la présentation du fuseau retenu.

"Une dizaine de propriétés sont touchées, cinq directement dans leur chair et cinq autres qui verront la ligne de chemin de fer sous leurs fenêtres", estime au contraire Jean-Louis Vivière, directeur du syndicat viticole des Graves. "Ce sont des propriétés qui auront du mal à subsister dans un secteur de 200 hectares qui va se retrouver compartimenté entre la LGV et l'autoroute", a-t-il dit lundi à l'AFP.

Le Comité de pilotage du dossier de la LGV (COPIL) a présenté le 31 mai à Bordeaux le couloir de 1.000 mètres dans lequel sera inscrit le tracé des lignes vers l'Espagne et Toulouse. Le dossier doit être maintenant validé par le Premier ministre.

(Source : La Dépêche.fr)

01.06.2010

Bordeaux-Toulouse : où passera le TGV

Réuni hier à la préfecture de Gironde, le comité de pilotage des Grands projets du Sud-ouest a défini le couloir de 1000 mètres où passera le futur train à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Hendaye.

Une étape essentielle a été franchie hier avec la définition du couloir de 1000 mètres qu'empruntera dans dix ans le futur TGV Bordeaux-Toulouse. Il fallait cette réunion décisive du Comité de pilotage (Copil) réunie à Bordeaux pour entériner le fuseau de la future Ligne à grande vitesse promise pour 2018-2020. Composé d'élus, des préfets de région et de Réseau Ferré de France, le Copil a rendu ses arbitrages dans un dossier maintes fois revu et corrigé, les propositions de RFF ayant souvent été amendées pour tenter de coller aux enjeux économiques et environnementaux. Ce fut le cas dans la région bordelaise des Graves où une douzaine de « châteaux » était concernée, mais aussi dans les vignobles du frontonnais, entre Montauban et Toulouse où 240 hectares de surfaces cultivées ainsi que 40 exploitations seront impactés au final. Hier, des responsables d'associations de défense manifestaient encore devant la préfecture girondine.

Le fuseau D l'emporte, au grand dam des associations

Autre sujet très polémique, sur la portion Bordeaux-Hendaye cette fois : le bout de la ligne à grande vitesse vers la frontière espagnole. Face à l'opposition des élus des Pyrénées-Atlantiques, le TGV ne passera pas sur remblais et il a été admis le principe d'enterrer sur la moitié de la distance la voie ferrée pour limiter l'impact du tracé. Soixante maisons seront toutefois détruites. On en avait comptabilisé 2 350 au départ 2350...

Comme on pouvait s'y attendre, ce Copil n'a été qu'une formalité, les recommandations de RFF ayant été entendues avec le choix du fuseau « D » sur les quatre itinéraires en balance entre Toulouse et Montauban.

De fait, les associations, dont le Collectif pour la sauvegarde de nos villages, ont été déboutées. Dans leurs rangs, c'est l'incompréhension, d'autant que Jean-Louis Borloo, présent dans le Lot-et-Garonne vendredi, avait indiqué vouloir « provoquer le moins de nuisances possibles ».

Hier, le préfet coordinateur des grands projets du Sud-Ouest (GPSO), a bien précisé que toutes les mesures seraient prises pour limiter les conséquences du passage de la LGV. Ainsi, un tunnel de deux kilomètres sera bel et bien construit au nord de Toulouse entre Pompignan et Saint-Rustice. Dans les zones urbanisées sensibles, seront engagés des travaux de protection phoniques sous la forme de tranchées couvertes. Une attention particulière » sera portée notamment sur Lacourt-Saint-Pierre et Montbeton. C'est au tour de Dominique Busserau, le ministre des Transports, de valider maintenant ces conclusions.

(Source : La Dépêche.fr - Jean-Marie Decorse et Pierre Sauvey)

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19.05.2010

LGV : le tracé définitif est sur les rails

Elle était largement préconisée ; la voilà chaudement recommandée. La variante « D », dont on savait déjà qu'elle emportait la préférence de Réseau Ferré de France, devrait constituer l'itinéraire de prédilection emprunté par la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

Hier, lors de la réunion du comité territorial (Coter) qui se déroulait à la préfecture de région, ce choix a été confirmé, mais avec un certain nombre de réserves de la part des élus. Sur les quatre fuseaux de passage d'une largeur de 1 000 mètres qui s'ouvraient à la concertation, Réseau Ferré aura donc maintenu son choix pour la quatrième solution, la seule à même de limiter l'impact environnemental. « Le Coter a retenu la proposition « D » comme présentant le meilleur compromis entre enjeux humains, environnementaux et économiques », indiquait hier soir dans un communiqué Dominique Bur, préfet de Midi-Pyrénées. Par ailleurs, le comité a avalisé la proposition d'un ajustement du fuseau au niveau d'Auvillar (82) pour le rapprocher du tracé de l'autoroute.

Secteurs sensibles

Depuis janvier, les rendez-vous et les audiences se sont succédé pour venir nourrir les études comparatives. La semaine dernière encore, une délégation du syndicat des viticulteurs de Fronton avait été reçue par le représentant de l'État dans le Tarn-et-Garonne. Réseau Ferré s'est engagé à compenser le vignoble impacté par le tracé par des subventions de pour financer d'autres replantations. Quel sillon emprunte ce fuseau qui finit par s'imposer à tous ? Sur l'axe Toulouse-Montauban, le futur tracé partira de Saint-Jory avec un tunnel sous Pompignan, pour suivre ensuite l'autoroute A62 par l'ouest entre Fronton et Campsas. L'itinéraire passera au sud de l'agglomération montalbanaise entre Montbeton et Lacourt-Saint-Pierre au niveau des deux lignes à haute tension.

Prochaine étape dans cette longue aventure où la LGV confirme son ancrage territorial : la réunion du comité de pilotage (Copil) qui sera organisée à Bordeaux le 31 mai. Ce même comité se prononcera de manière définitive sur le choix du faisceau, avant que le dossier n'arrive pour validation sur le bureau du ministre des Transports Dominique Bussereau.

Mais auparavant, la réunion d'hier a énoncé un certain nombre de règles d'observance. Il a été décidé d'appeler l'attention du Copil sur la nécessité d'aller plus loin dans les études d'aménagements des secteurs les plus sensibles dans le domaine de l'environnement et de l'habitat. C'est notamment le cas d'Auvillar, du passage entre Montbeton et Lacourt St-Pierre jusqu'à Bressols, ainsi que de la sortie du tunnel entre Pompignan et Saint-Rustice.

Coût : la note de plus en plus salée

Le communiqué de la préfecture transmis hier soir après la réunion du Coter Agen-Toulouse de la LGV fait l'impasse sur l'âpreté des échanges lors de cette réunion d'étape. La question de la participation des collectivités territoriales au financement de la ligne à grande vitesse a été largement évoquée. « Nous restons très préoccupés par l'absence de réponse du Gouvernement aux principales questions posées par les collectivités locales », indique Martin Malvy. Le président de la Région Midi-Pyrénées indique que Pierre Izard, président du conseil général de Haute-Garonne, Pierre Cohen, président du Grand Toulouse, et lui-même ont écrit au Premier ministre François Fillon en soulignant que leurs collectivités n'ont à ce jour « obtenu aucune garantie de retour et d'engagements sur le financement Bordeaux-Toulouse, ni sur la prise en compte de l'unicité de l'itinéraire Tours-Bordeaux-Toulouse comme constituant un tout ». Les trois collectivités, qui sont pour Midi-Pyrénées les trois principaux financeurs locaux de la LGV, mettent en garde l'État : « Sans avancée notoire sur ce sujet, et sans nous dédire, nous serons dans la contrainte de proposer à nos assemblées de décider du report de nos interventions financières sur Bordeaux-Tours au moment où le dossier sera intégralement bouclé », ont indiqué les élus dans leur courrier. De son côté, Jean-Michel Baylet, président du conseil général du Tarn-et-Garonne rappelle : « A l'heure où la réforme de l'État exige des collectivités encore plus d'efforts, le coût de cette réalisation aura des conséquences néfastes sur le plan financier ».

Par ailleurs, il est souligné que RFF doit prendre en compte les aménagements spéciaux proposés pour Auvillar, Montbeton, Lacourt -Saint-Pierre et Pompignan. Le faisceau choisi doit passer au plus loin des habitations et RFF doit s'engager à répondre aux propositions alternatives présentées par les riverains de l'ouest du Tarn-et-Garonne », indique le représentant du Tarn-et-Garonne.

 «Le moins de nuisances...»

Sylvia Pinel, députée de Tarn-et-Garonne est longuement intervenue hier matin lors du comité territorial : « Nous avons réaffirmé notre volonté de rechercher le fuseau qui impacte le moins d'habitations et d'activités économiques.

Nous nous sommes fait le relais des maires des communes du département -entre Auvillar et Pompignan- qui ont besoin d'aménagements (tunnels, viaduc) pour avoir le moins de nuisances possibles.

Nous avons demandé aussi que les propositions de l'Union de sauvegarde des villages puissent obtenir des réponses précises.

Ensuite on attendra le mois de septembre et l'arrêté que prendra Dominique Bussereau le secrétaire d'État aux transports pour valider le fuseau.

Et qu'à l'intérieur de ce fuseau il propose des tracés plus resserrés à étudier. »

(Source : La Dépêche.fr)

23.04.2010

Frontonnais. Le TGV pourrait cisailler les vignes

Les tracés de la future ligne grande vitesse proposés en janvier ont été repoussés après les élections, celui qui est de nouveau mis en avant est le tracé D. Cette trajectoire fait grincer les dents des vignerons qui ne décolèrent pas.

La LGV couperait le vignoble à partir du Tarn-et-Garonne traversant les domaines de Baudare et de Viguerie de Beulaygue, avant de pourfendre les vignes de Bellevue la Forêt et celles du président de la cave Jean Michel Rigal.

Les 20 à 25 hectares détruits ne tiennent pas compte des 50 % de négrette qu'il faut pour faire de l'AOC il resterait 50 % de production non utilisable en AOC ce qui double la perte. Il faut aussi tenir compte des parcelles coupées en deux et des accès rendus plus difficiles sans parler de l'attrait touristique de ces fleurons de l'appellation qui seraient totalement défigurés. À la sortie des vignobles, le château de Pompignan et son parc pourraient être affectés.

«Communication, pas concertation»

Des responsables des réseaux ferrés de France étaient en réunion ce mercredi matin, avec l'ensemble de la profession viticole. Les vignerons sont sortis mécontents et totalement insatisfaits de cette entrevue : «Il n'y a pas de concertation, mais simplement une communication de l'avancée des décisions prises sans tenir compte de notre avis. Le TGV est une bonne chose nous disent-ils, il est même indispensable, mais son trajet doit être étudié en concertation avec tous. La proposition A pour laquelle, de l'avis général, l'étude a été menée à charge, et qui passe dans la plaine nous paraît plus appropriée, car elle ne toucherait que cinq hectares de vigne, quant au nombre de bâtiments d'habitations, l'écart entre les deux tracés n'est que d'une dizaine 80 pour 70».

Autre proposition, celle du collectif d'union pour la sauvegarde des villages basé à Pompignan qui préconise un tracé le long de l'autoroute, avec un dossier à l'appui.

Le mois de mai sera jalonné de réunions pour définir le tracé définitif, les vignerons de Fronton seront vigilants et défendront leur vignoble jusqu'au bout !

(Source : La Dépêche.fr)

Castelnau d'Estretefonds - LGV: Paul Camillieri dénonce un leurre

« Il est regrettable que certains croient pouvoir utiliser le malheur des autres afin de servir leurs ambitions. » tonne Paul Camillieri qui participe depuis longtemps à la vie politique locale. « Il faut distinguer deux choses, d'une part le ressenti légitime de ceux qui seront certainement touchés dans leurs biens par le passage de la LGV, et d'autre part, l'utilisation de cette compréhensible désespérance par d'autres, à des fins politiques ou personnelles. Dès le début du projet, celui-ci a été découpé en deux sous-ensembles, l'un (GPSO) allant de la Gironde à St Jory nord d'autre part, et l'autre de St Jory nord à Toulouse dans un premier temps, et avec une extension vers le Sud Est et l'Espagne dans un second temps. »

« Le choix de St Jory nord étant justifié par la volonté, à partir de ce point, de coller à la ligne existante pour l'entrée dans l'agglomération toulousaine afin de minimiser l'impact sur la partie la plus urbanisée. »

« Pour la partie GPSO qui nous intéresse, fin 2009 trois tracés potentiels avaient été identifiés. L'un à l'Est, l'un à l'Ouest et un entre les deux. En janvier, le Comité de Pilotage validait la plus grande partie des options proposées et confirmait l'option d'entrée par St Jory nord. »

Seule la partie sud du Tarn et Garonne restait avec un doute. « Néanmoins un tracé était proposé, écartant pour Castelnau les options Est et Centrale, ne conservant que l'option Ouest en privilégiant la partie la plus à l'ouest. Au plan politique, une période électorale n'est pas propice à une prise de décision douloureuse. Ils ont donc choisi de reporter la décision après les élections. »

« C'est à partir de là que l'imposture commence, un petit groupe va s'appuyer sur le désespoir des habitants de Pompignan, de St Rustice, de la partie nord de St Jory et des riverains du Canal à Castelnau, pour faire miroiter leur capacité à changer le cours des choses en proposant une solution alternative qui s'avère être un leurre. »

« Laisser croire que l'on va en quatre mois refaire une étude qui a pris déjà plus de trois ans, c'est une escroquerie morale ! » Affaire à suivre.

 (Source : La Dépêche.fr)

21.04.2010

Saint-Rustice - LGV: les élus locaux ne veulent pas du tracé de RFF

Décidement la LGV passe mal à Saint-Rustice. Après les associations c'est autour du conseil municipal de réagir aux dernières propositions de Réseau Ferré de France Ils ont rendu public un communiqué suite à la réunion de présentation des études comparatives des fuseaux de la LGV qui s'est tenue le 9 avril en préfecture : « Edmond Aussel, maire de Saint Rustice et son conseil municipal souhaitent exprimer leur désarroi et leur mécontentement devant le fuseau pressenti qui sera très préjudiciable pour leur village. Leur petite commune (236 hectares pour 430 habitants) va être fortement impactée. Un quartier va être détruit, les seules terres agricoles fertiles seront amputées, le paysage dénaturé, sans oublier les dévalorisations immobilières et foncières.

(Source : La Dépêche.fr)

13.04.2010

TGV Toulouse-Bordeaux : le tracé se précise

Le TGV creuse son sillon, lentement mais sûrement. Mais depuis vendredi, le dossier connaît une accélération sensible avec la présentation aux élus des premiers résultats des études concernant le passage du train à grande vitesse en Haute-Garonne et en Tarn-et-Garonne. Si la future LGV n'en finit plus de mobiliser les populations riveraines, il semble bien que RFF ait d'ores et déjà fait son choix entre les quatre fuseaux qu'il va proposer maintenant à la concertation générale.

Après le comité de pilotage du 11 janvier dernier, et face à la fronde des collectivités, Réseau Ferré avait été obligé de revoir sa copie. Le propriétaire du réseau français a dû inclure dans ses études complémentaires les propositions des associations locales. Du fuseau retenu à l'origine sont nés quatre fuseaux alternatifs appelés A, B, C et D, larges de 1 000 mètres et considérés comme « techniquement réalistes ».

Dans son choix, RFF a retenu quatre critères : l'impact sur les surfaces agricoles et les zones Natura 2000, l'impact sur les habitations, mais aussi sur la viticulture et les bâtiments d'activité.

Mais, quelle que soit la version retenue, des centaines de maisons seront sacrifiées. Alors, à ces alternatives, RFF oppose le fameux fuseau « D ». Celui-ci ressemble pour tout dire à celui qu'il avait présenté en janvier, mais retravaillé au droit de Montauban et décalé de 500 mètres vers le couloir de la ligne à haute tension.

Et ces nouvelles études ont réservé parfois quelques surprises. « Entre ce qu'on lit sur une carte IGN et la réalité, il y a parfois un fossé. Les zones urbanisées sont plus étendues qu'on l'imagine, « On pensait ainsi que le fuseau contournant Grisolles par l'ouest pouvait se révéler plus intéressant. Il n'en est rien. On a constaté qu'il y avait un millier d'habitations au moins... », explique Christian Dubost, le patron de RFF

Après ces fuseaux de 1 000 mètres, il faudra définir à l'intérieur de l'un d'eux le tracé définitif sous la forme d'une bande de 100 mètres. Ce ne sera pas avant fin 2010 début 2011, rappelait hier RFF. Seule certitude qui semble se confirmer : la justification d'un raccordement de la LGV à celle existante au nord de Saint-Jory. La variante proposée par un collectif d'associations de se connecter à Lespinasse, plus au sud, aurait un impact trop lourd et trop coûteux sur l'habitat, sur la zone de fret et de triage, sans parler de la proximité du dépôt Total classé Seveso. Cette hypothèse paraît donc définitivement éliminée.

"L'humain passe au second plan"

Le tracé de la LGV soulève toujours autant de craintes en Tarn-et-Garonne. Les collectifs de défense ont encore mobilisé leurs troupes pour manifester samedi à Grisolles. Alain Marcel, le maire de Pompignan y était. « Réseau Ferré de France est revenu vers nous avec, finalement, le fuseau initialement prévu. Je ne suis pas anti-LGV, car c'est un projet important pour la région. Mais le côté humain et la concertation passent au second plan. La ligne va traverser le parc du château, une bonne partie du village et on nous parle même d'un tunnel pour limiter les nuisances. Moi, ce que je veux, c'est savoir où on va, pour rassurer les habitants. Depuis l'annonce d'un possible passage de la ligne, tout est bloqué. Le foncier a chuté, plus personne ne veut s'installer. »

L'association Sauvegarde de Pompignan est également très remontée après les dernières annonces. Véronique Duflot, présidente, promet de durcir le combat. « Des villages seront rayés de la carte si on laisse faire. A Pompignan, la balafre passera au milieu du parc classé du château. RFF nous dit que ce fuseau est le moins impactant pour les riverains, sans avoir tenu compte de nos propositions. On verra bien. On fera un comptage précis des maisons vouées à l'expropriation et de celles qui subiront des nuisances. » Au-delà d'autres manifestations à venir, les collectifs fourbissent également leurs armes pour engager la bataille juridique.

Pour Martin Malvy, « il est maintenant nécessaire que la concertation reprenne afin que le fuseau qui sera retenu soit celui qui entraîne le moins de nuisances possibles. C'est de la concertation que dépend le bon achèvement de la procédure. »

Pourquoi le fuseau "D" a l'avantage

Après avoir pesé avantages et inconvénients, Réseau Ferré de France confirme son choix sur le fuseau baptisé "D".

Il longe l'autoroute A62 entre Campsas et Fronton par l'ouest pour éviter le plus possible d'impacter habitations et vignobles. Puis il emprunte un tunnel d'environ 2 km entre Fronton et Pompignan, commune que l'ouvrage traverse. La LGV « refait surface » entre Saint-Rustice et Pompignan pour passer sur un pont enjambant d'un seul trait la RN 20, la voie ferrée actuelle et le canal. On se retrouve alors à l'ouest du canal qu'on refranchit une deuxième fois pour se raccorder au nord de Saint-Jory à la ligne SNCF existante. Le choix de Saint-Jory plutôt que Lespinasse semblerait à peu près accepté.

Les quatre fuseaux quels qu'ils soient impactent les habitations qui s'y trouvent implantées. Nous somme s partout sur des zones fortement urbanisées. Dans chaque bande de 1 000 mètres, on compte selon les fuseaux, jusqu'à 960 maisons. C'est sur le fuseau "D" que les conséquences seraient moindres. Des études démontrent que sur une bande ramenée à 100 mètres, environ soixante-dix habitations sont concernées. Tout l'enjeu, en 2010, sera de limiter au maximum l'impact sur le patrimoine bâti existant.

Réseau ferré reconnaît que sa solution, si elle limite les dégâts, n'épargnera pas pour autant les vignes du Frontonnais. Le passage de la ligne à grande vitesse devrait impacter environ vingt hectares de vignes AOC. Pour RFF, il est possible de compenser ces pertes par la régénération de terres non encore plantées. C'est la solution adoptée en Champagne pour la LGV Est.

Tout bien pesé, ce fuseau serait celui qui prête le moins à conséquences. Pour les zones naturelles déjà. Le fuseau A, par exemple, emprunte un itinéraire qui passe au ras de la forêt de Montech. Mais aussi pour les zones d'activités déjà implantées.

L'itinéraire qu'emprunte ce fuseau. Ce fuseau a un moindre impact sur les habitations. Il sera difficile de préserver tous les terrains viticoles. Un moindre mal pour les activités humaines.

(Source : La Dépêche.fr)

BRESSOLS : UNE REUNION PUBLIQUE LE 30 AVRIL

La commune de Bressols commence à se mobiliser. Prochainement aura lieu une réunion publique sur la LGV. La population prend conscience des enjeux de la LGV et de la future gare qui se situerait sur le lieu dit Lestrade.

Autres informations sur gpso.fr :

Flash infos

Cartes détaillées au 1/25 000ème du fuseau retenu - Février 2010 

 

31.03.2010

Exploitation des lignes LGV ...

Derrière les débats sur "POUR" OU "CONTRE" les nouvelles lignes LGV, "POUR" ou "CONTRE" tel ou tel tracé, les enjeux sont énormes ...

 

Vinci remporte le projet de la ligne TGV Tours-Bordeaux

Le groupe français de BTP Vinci a été sélectionné pour la construction et l'exploitation de la ligne de train à grande vitesse Tours-Bordeaux, un contrat de 7,2 milliards d'euros, a annoncé mardi le gestionnaire du réseau ferroviaire, Réseau ferré de France (RFF).

"RFF ouvre la négociation avec le groupement piloté par Vinci, associé à la Caisse des dépôts et à Axa, en vue de l'attribution de la concession pour la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux", a annoncé RFF dans un communiqué.

"L'objectif est de conclure à l'été le contrat de délégation de service public", précise-t-il, faisant valoir qu'il s'agit "du plus important projet de concession d'infrastructures de transport en Europe".

Trois consortiums menés par Bouygues, Eiffage et Vinci, les trois majors du BTP français, étaient en lice.

Cette nouvelle infrastructure doit mettre Bordeaux à 2H05 de Paris vers 2016.

Maillon de la future ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), le tronçon Tours-Bordeaux s'inscrit dans le prolongement de la ligne Paris-Tours existante. Il sera long de 303 km (auxquels s'ajoutent 39 km de raccordements aux lignes classiques).

Il devrait, selon RFF, transporter de 19 à 20 millions de voyageurs par an.     Sa construction doit, en outre, permettre de libérer des créneaux de circulation sur la ligne actuelle pour développer les trafics fret et TER.

Le contrat pour cette nouvelle ligne sera attribué sous la forme d'une concession: le candidat retenu devra la construire, en financer la moitié et l'exploiter pendant une durée qui pourrait dépasser 35 ans.

La part publique (50% des 7,2 milliards d'euros) sera pour moitié prise en charge par 58 collectivités locales et pour moitié par l'Etat.

Bouygues, Eiffage et Vinci sont également intéressés par la construction de la nouvelle ligne Le Mans-Rennes (182 km et 32 km de raccordements), estimée à 3,4 milliards d'euros, et du contournement de Nîmes et Montpellier (80 km avec les raccordements, 1,6 milliard d'euros).

Ces trois projets sont les plus avancés du programme de construction de 2.000 km de lignes qui doivent être lancés d'ici à 2020, selon la loi Grenelle 1 adoptée dans la foulée du Grenelle de l'environnement.

(Source : La Dépêche.fr)

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